The Japan Times - Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin

EUR -
AED 4.236833
AFN 76.142197
ALL 93.45107
AMD 420.704816
AOA 1059.063247
ARS 1713.99192
AUD 1.649976
AWG 2.076594
AZN 1.965807
BAM 1.955822
BBD 2.316627
BDT 142.031626
BHD 0.433705
BIF 3413.239071
BMD 1.153663
BND 1.476217
BOB 13.658156
BRL 5.861191
BSD 1.150213
BTN 109.651255
BWP 15.68318
BYN 3.345938
BYR 22611.798836
BZD 2.313326
CAD 1.617379
CDF 2624.584211
CHF 0.93183
CLF 0.027184
CLP 1073.37276
CNY 7.788731
CNH 7.790705
COP 3653.005322
CRC 522.40598
CUC 1.153663
CUP 30.572075
CVE 110.266262
CZK 24.240891
DJF 204.822345
DKK 7.480664
DOP 66.730764
DZD 153.303755
EGP 59.017676
ERN 17.304948
ETB 183.804404
FJD 2.554153
FKP 0.856626
GBP 0.855675
GEL 3.016876
GGP 0.856626
GHS 13.446154
GIP 0.856626
GMD 84.798688
GNF 10097.115581
GTQ 8.7761
GYD 240.602754
HKD 9.047262
HNL 30.819353
HRK 7.538386
HTG 150.391722
HUF 365.192535
IDR 20799.39394
ILS 3.533613
IMP 0.856626
INR 110.048515
IQD 1506.817248
IRR 1586431.11648
ISK 142.062532
JEP 0.856626
JMD 182.092084
JOD 0.817993
JPY 181.627012
KES 148.781703
KGS 100.888291
KHR 4660.799756
KMF 492.614593
KRW 1664.690302
KWD 0.356644
KYD 0.958511
KZT 545.026239
LAK 26048.298174
LBP 103004.479089
LKR 386.12442
LRD 207.612377
LSL 19.024918
LTL 3.406468
LVL 0.69784
LYD 7.359084
MAD 10.744823
MDL 20.10023
MGA 4919.056308
MKD 61.525704
MMK 2422.354323
MNT 4147.524662
MOP 9.292006
MRU 46.226529
MUR 54.222569
MVR 17.836069
MWK 1994.42283
MXN 20.013177
MYR 4.712949
MZN 73.731051
NAD 19.024918
NGN 1574.012366
NIO 42.330485
NOK 10.926464
NPR 175.442008
NZD 1.961512
OMR 0.443645
PAB 1.150213
PEN 3.898045
PGK 5.150059
PHP 70.667684
PKR 319.439457
PLN 4.312336
PYG 6858.078504
QAR 4.204648
RON 5.247557
RSD 117.498334
RUB 91.443047
RWF 1688.519328
SAR 4.320672
SBD 9.322873
SCR 15.583178
SDG 692.198315
SEK 10.985993
SGD 1.479693
SLE 28.499711
SOS 657.307524
SRD 43.587131
STD 23878.499126
STN 24.50028
SVC 10.064115
SZL 19.022218
THB 38.676603
TJS 10.616322
TMT 4.049358
TND 3.381339
TRY 54.813428
TTD 7.810089
TWD 37.273824
TZS 3047.993231
UAH 51.336988
UGX 4319.04944
USD 1.153663
UYU 46.28053
UZS 13768.157604
VES 860.282504
VND 30341.919148
VUV 137.643052
WST 3.154711
XAF 655.964509
XAG 0.020031
XAU 0.000285
XCD 3.117833
XCG 2.072924
XDR 0.815809
XOF 655.964509
XPF 119.331742
YER 274.922082
ZAR 19.102044
ZMK 10384.357384
ZMW 21.606247
ZWL 371.479082
  • AEX

    -5.5200

    1099.18

    -0.5%

  • BEL20

    31.6600

    5685.82

    +0.56%

  • PX1

    24.6100

    8509.64

    +0.29%

  • ISEQ

    -118.7900

    13535.33

    -0.87%

  • OSEBX

    3.6300

    2018.08

    +0.18%

  • PSI20

    -30.1800

    9116.04

    -0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.6300

    4276.33

    -0.48%

  • N150

    -1.7100

    4262.41

    -0.04%

Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin
Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin / Photo: GOH Chai Hin - AFP/Archives

Avant 2026, les JO d'hiver italiens: en mondiovision à Cortina, des éléphants blancs à Turin

En 1956, la renaissance d'un pays à Cortina d'Ampezzo retransmise en direct pour la première fois par la télévision; en 2006, Turin ou les débuts de l'ère de "la folie des grandeurs": retour sur les deux précédents JO d'hiver organisés par l'Italie, avant la quinzaine du blanc de Milan Cortina (6-22 février).

Taille du texte:

. 1956, loin des stéréotypes sur l'Italie

Lorsqu'elle organise en 1956 les septièmes Jeux d'hiver de l'histoire, Cortina d'Ampezzo est un bourg de 6.500 habitants, déjà surnommé la "perle des Dolomites" et destination privilégiée de la bourgeoisie italienne.

"Que l'Italie qui avait perdu la guerre soit capable d'organiser les Jeux d'hiver à ce moment-là, c'est quelque chose d'extraordinaire", rappelle Nicola Sbetti, historien du sport à l'université de Bologne.

Et ces Jeux que Cortina aurait dû initialement accueillir en 1944, doivent permettre d'envoyer un message au reste du monde: "L'ambition, c'est de montrer l'efficacité et la modernité du pays, loin des stéréotypes sur l'Italie (...) Tous les travaux sont finis en avance, les infrastructures aussi bien sportives que routières et ferroviaires sont toutes à l'avant-garde", poursuit l'universitaire, qui présente les JO-1956 comme "une répétition générale pour les Jeux de Rome" en 1960.

"On veut aussi démontrer que l'Italie est un pays pacifique qui ne veut plus la guerre, qui ne veut pas utiliser le sport pour prouver sa puissance", poursuit M. Sbetti.

L'Italie renonce ainsi à sélectionner le champion olympique 1952 de descente Zeno Colo, symbole du professionalisme honni alors par le CIO depuis qu'il a donné son nom à une ligne de vêtements de ski.

En l'absence de Colo, les épreuves de ski sont survolées par l'Autrichien Toni Sailer, le premier à remporter les trois courses au programme (géant, slalom, descente) devant les caméras de télévision.

"Techniquement, on peut voir des images en direct", rappelle Grégory Quin, maître d’enseignement et de recherche à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (Unil).

"Ce n'est pas des dizaines d'heures de programme, c'est quelques minutes par-ci, par-là (...) On est encore dans un tout petit entre-soi qui n'est pas du tout décloisonné par la médiatisation à ce moment-là", nuance-t-il.

Pour le sport français, Cortina est un échec cuisant: aucune médaille pour la première et (jusqu'ici) seule fois dans des Jeux d'hiver, quatre ans avant une autre déroute, à Rome (cinq médailles, aucun titre) qui a eu l'effet d'un électrochoc.

. 2006, hors sol et néo-libéral

Si Cortina marquait la fin de "la première époque de l'Olympisme d'hiver", "celle des stations mondaines, comme Chamonix et St Moritz", rembobine Grégory Quin, les JO de Turin marquent le début d'un "troisième temps": "On est un peu hors sol, dans cette espèce de folie des grandeurs, un peu néo-libéral, tout est possible, il n'y a pas de contraintes environnementales, économiques".

Comme ensuite à Vancouver, en 2010, Sotchi, en 2014, Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022, "les Jeux de Turin sont organisés quelque part où il n'y a pas du tout de tradition des sports d'hiver", rappelle l'enseignant de l'Unil.

Ces JO-2006, mettant aux prises 2.500 sportifs de 80 nationalités différentes dans sept sports et quinze disciplines, n'ont certes pas le coût pharaonique de ceux de Sotchi ou l'impact environnemental de ceux de 2018 et 2022 où il a fallu tout construire en montagne.

Mais ils ont laissé autour de Sestrières deux "éléphants blancs", symboles d'un projet mal pensé, la piste de bobsleigh de Cesana et les tremplins de saut à skis de Pragelato, construits spécialement pour l'événement et vite abandonnés car "dans des vallées pas faciles à atteindre, sans projet pour l'après et des coûts de gestion élevés", énumère Nicola Sbetti.

Derrière ces Jeux, la famille Agnelli qui veut, rappelle le chercheur à l’université de Bologne, "faire avec Turin, ville industrielle tournée exclusivement vers l'industrie automobile ce que Barcelone a fait grâce aux JO-1992".

"Cela a été un succès sur cet aspect-là, Turin est devenue une ville tertiaire, plus verte, plus moderne, plus internationale", constate-t-il.

M.Sugiyama--JT