The Japan Times - XV de France: Bleus de père en fils

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XV de France: Bleus de père en fils
XV de France: Bleus de père en fils / Photo: Paul ELLIS - AFP

XV de France: Bleus de père en fils

"Caché dans un coin" de Murrayfield, en Ecosse, Olivier Roumat était "très ému" d'assister à la première sélection de son fils Alexandre. Après les Dourthe, Yachvili ou Ntamack, c'est la quinzième dynastie de l'histoire du XV de France, un héritage aussi bien "génétique" que "culturel".

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Le père d'Olivier Roumat, Ferdinand, finaliste du championnat de France en 1959 avec le Mont-de-Marsan des frères Boniface, n'avait pas pu être là pour ses propres débuts sous le maillot bleu. "C'était tellement loin, en Nouvelle-Zélande", raconte à l'AFP l'ancien deuxième ligne.

Le voyage était beaucoup plus accessible pour aller voir son "petit" d'1,98 m disputer les trente dernières minutes de la difficile victoire française à Edimbourg (20-16) dans le Tournoi des six nations il y a dix jours.

En foulant la pelouse écossaise, Alexandre Roumat, troisième ligne à Toulouse, a agrandi le cercle des Bleus de père en fils.

Henri (2 sélections entre 1928 et 1930) et André (14 sélections entre 1953 et 1958) Haget ont été les premiers. Ils sont 15 désormais, voire même 17 en comptant Vincent Cantoni et Jo Maso, dont les papas ont joué pour l'équipe de France de rugby à XIII.

- "S'il avait fait 1,50 m..." -

Olivier Roumat (62 sélections entre 1989 et 1996) n'a "jamais poussé Alexandre à jouer au rugby". Né à Dax, dans les Landes, le garçon a d'abord pratiqué la pelote basque avant d'être rattrapé par le ballon ovale.

"C'était plus pour suivre les copains que pour faire comme son père. Chez nous, dans le Sud-Ouest, c'est quand même culturel", affirme "La Roume".

"Il y a un peu de génétique aussi, sûrement. S'il avait fait 1,50 m, ça aurait été compliqué pour lui", concède l'ancien joueur de Biarritz, qui a comme fond d'écran sur son portable une photo de lui embrassant son fils après la finale du championnat remportée face à Agen en 2002.

Deux autres membres actuels du groupe France sont des "fils de": Romain Ntamack et Damian Penaud, dignes descendants d'Emile Ntamack (46 sélections entre 1994 et 2000) et Alain Penaud (32 sélections entre 1992 et 2000).

La lignée est même encore plus large chez les Ntamack en incluant l'oncle Francis, ancien troisième ligne de Toulouse appelé à une reprise en équipe de France en 2001.

- "Inévitable" pour Ntamack -

"Le rugby était présent où qu'on aille dans la famille. Quand ce n'était pas chez papa, c'était le tonton qui ramenait les ballons", se souvenait Romain Ntamack l'an dernier auprès de l'AFP.

"Même si j'ai essayé d'autres sports à côté, le rugby a toujours pris le dessus. On va dire que c'était un peu inévitable", disait-il encore. "Je n'ai pas été forcé, mais j'ai tout de suite adoré ce sport".

Comme Emile et Romain, les Roumat père et fils ont pris l'habitude d'échanger au téléphone après chaque match.

"En général, c'est lui qui m'appelle", témoigne Olivier. "Il comprend vite la tendance en entendant ma voix. Quand c'est moins bien, il faut le dire. Quand c'est bien aussi. Mais il le sait, il a une très bonne analyse de ses performances".

Si Alexandre est fils unique, la famille Ntamack pourrait compter un jour un international de plus avec le petit frère de Romain, Théo (21 ans), troisième ligne au Stade toulousain.

La liste des 15 père-fils en bleu est en tout cas sans doute amenée à grandir prochainement: sacrés champions du monde des moins de 20 ans l'an dernier, le deuxième ligne de Pau Hugo Auradou et le centre de Toulouse Paul Costes marchent sur les traces de David Auradou et Arnaud Costes.

T.Ikeda--JT