The Japan Times - Espagne: Pedro Sánchez va-t-il réussir à surmonter la crise de Ceuta?

EUR -
AED 4.183845
AFN 72.900796
ALL 91.762516
AMD 414.074598
ANG 2.039348
AOA 1045.665194
ARS 1741.635676
AUD 1.619646
AWG 2.050323
AZN 1.940938
BAM 1.952891
BBD 2.292276
BDT 140.046936
BGN 1.917554
BHD 0.429476
BIF 3413.787943
BMD 1.139068
BND 1.454092
BOB 13.947776
BRL 5.909605
BSD 1.13805
BTN 108.984975
BWP 15.496782
BYN 3.438614
BYR 22325.7403
BZD 2.288981
CAD 1.611384
CDF 2665.420428
CHF 0.943279
CLF 0.027745
CLP 1095.522249
CNY 7.646851
CNH 7.661158
COP 3764.324847
CRC 517.449712
CUC 1.139068
CUP 27.313317
CVE 110.632063
CZK 24.358299
DJF 202.435681
DKK 7.475483
DOP 67.778993
DZD 152.391449
EGP 59.13438
ERN 17.086026
ETB 184.628294
FJD 2.559772
FKP 0.861993
GBP 0.85948
GEL 2.97871
GGP 0.861993
GHS 13.218833
GIP 0.861993
GMD 83.725913
GNF 10009.486524
GTQ 8.691398
GYD 238.124726
HKD 8.934226
HNL 30.546708
HRK 7.533575
HTG 148.944035
HUF 365.202455
IDR 20405.384913
ILS 3.471949
IMP 0.861993
INR 109.142856
IQD 1490.938181
IRR 1565734.922454
ISK 136.984803
JEP 0.861993
JMD 180.051817
JOD 0.807645
JPY 179.147025
KES 147.555356
KGS 99.609484
KHR 4628.28911
KMF 493.217009
KPW 1025.161906
KRW 1543.153328
KWD 0.351563
KYD 0.948379
KZT 504.121503
LAK 25527.985134
LBP 101916.82345
LKR 375.763607
LRD 195.756159
LSL 18.568476
LTL 3.363373
LVL 0.689012
LYD 7.276162
MAD 10.921464
MDL 20.200734
MGA 5024.714304
MKD 61.483833
MMK 2391.472577
MNT 4099.316268
MOP 9.194624
MRU 45.784207
MUR 54.140351
MVR 17.599037
MWK 1973.438569
MXN 20.143343
MYR 4.640683
MZN 72.79829
NAD 18.568476
NGN 1510.837951
NIO 41.879276
NOK 10.830092
NPR 174.376159
NZD 2.011068
OMR 0.439307
PAB 1.13805
PEN 3.863598
PGK 5.070648
PHP 71.01754
PKR 315.35775
PLN 4.37146
PYG 6708.273191
QAR 4.148485
RON 5.27298
RSD 117.171452
RUB 96.123035
RWF 1681.979961
SAR 4.271287
SBD 9.11313
SCR 15.840256
SDG 685.153819
SEK 11.296996
SGD 1.455773
SHP 0.859999
SLE 28.078458
SLL 23885.685201
SOS 650.456856
SRD 42.905863
STD 23576.41575
STN 24.464527
SVC 9.95856
SYP 14810.167401
SZL 18.564083
THB 38.01645
TJS 10.498977
TMT 3.99813
TND 3.369082
TOP 2.742603
TRY 55.748859
TTD 7.740776
TWD 36.141163
TZS 3012.833637
UAH 50.963005
UGX 4457.536696
USD 1.139068
UYU 45.592491
UZS 13469.056382
VES 970.977713
VND 29588.440307
VUV 134.986906
WST 3.150074
XAF 655.957
XAG 0.017716
XAU 0.000265798393
XCD 3.07839
XCG 2.050892
XDR 0.80538
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.560946
ZAR 18.558659
ZMK 10252.986409
ZMW 22.200809
ZWL 366.779554
SSP 6507.032816
MXV 2.282681
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Espagne: Pedro Sánchez va-t-il réussir à surmonter la crise de Ceuta?
Espagne: Pedro Sánchez va-t-il réussir à surmonter la crise de Ceuta? / Photo: Thomas COEX - AFP

Espagne: Pedro Sánchez va-t-il réussir à surmonter la crise de Ceuta?

Depuis six semaines, le gouvernement du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez ne parvient pas à circonscrire la crise née du brusque afflux de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, une aubaine pour l'opposition de droite et, surtout, d'extrême droite, à quelques mois des législatives.

Taille du texte:

+ Pourquoi le gouvernement reste‑t‑il empêtré dans la crise?

La majorité des plus de 70.000 migrants entrés dans la petite enclave espagnole d'Afrique du Nord fin juillet a quitté rapidement le territoire, mais des milliers sont toujours présents à Ceuta, dans des conditions souvent précaires.

La situation exaspère certains habitants, entraîne des manifestations quasi quotidiennes, et se traduit souvent par de brèves flambées de violence.

"Une crise de cette nature ne peut pas se résoudre en peu de temps" et "use" le gouvernement, reconnaît auprès de l’AFP Jaime Ferri Durá, professeur de sciences politiques à l’Université Complutense de Madrid.

L'exécutif tente d’accélérer les expulsions, mais il doit identifier chaque migrant pour déterminer s’il peut demander l'asile ou s'il doit être renvoyé au Maroc, et les mineurs non accompagnés doivent quant à eux bénéficier d’une protection spéciale.

Le gouvernement "a mis une éternité à mobiliser les ressources extraordinaires nécessaires" à la gestion de la situation, estime Antón Losada, professeur à l’Université de Saint‑Jacques‑de‑Compostelle.

+ Sur quelles questions porte le débat ?

Le débat politique et médiatique est particulièrement virulent autour de deux questions: le gouvernement a‑t‑il été averti de ce qui se préparait? Et quel rôle a joué le Maroc dans le crise?

Le gouvernement a déclassifié mercredi 40 documents échangés ou envoyés par les services de renseignement ou les forces de l'ordre juste avant et juste après le déclenchement de la crise.

Son objectif? Prouver, comme l'a répété plusieurs fois Pedro Sánchez, que personne n’avait anticipé l’ampleur de ce qui se profilait.

Le Centre national de renseignement a ainsi publié un rapport le 29 juillet signalant des "appels" à entrer à Ceuta sur des groupes Facebook, dont l'un comptant "plus de 160.000 membres", mais une source de l’organisme a admis dans une rare communication transmise à la presse qu’il "n’avait pas anticipé l’ampleur et la nature de ce qui a finalement eu lieu".

"Personne n'aurait pu anticiper la crise migratoire", a encore répété Pedro Sánchez après la publication des documents, dans lesquels l'opposition a une nouvelle fois au contraire vu la preuve que le gouvernement n'avait pas tenu compte des alertes.

De la même manière, le Premier ministre a plusieurs fois repété n'avoir aucune preuve tangible de l'implication du Maroc dans ce brusque afflux de migrants, peinant à convaincre ses adversaires politiques, mais aussi l'opinion publique --selon des sondages, neuf Espagnols sur dix tiennent Rabat pour responsable de la crise.

La justice elle-même a ouvert une enquête en évoquant notamment des éléments laissant entrevoir "une indéniable gestion favorisant le processus" d'entrée de migrants depuis le Maroc, qui a officiellement démenti toute implication jeudi pour la première fois.

+ À qui profite la crise ?

Sans surprise, le principale bénéficiaire de la situation est Vox, le parti d'extrême droite actuellement troisième force politique du pays.

Les crises migratoires ont toujours été "capitalisées" par l’extrême droite dans les autres pays européens, comme l’Italie et l’Allemagne, rappelle Jaime Ferri Durá.

Selon un sondage publié par El País, 63% des personnes interrogées estiment que Pedro Sánchez a "mal" ou "très mal" géré la crise, tandis que Vox est jugé comme le parti "le plus capable de gérer l’immigration".

Selon ce baromètre mensuel, Vox est aussi le parti qui a connu la plus forte progression en intentions de vote avec cette crise, devant le PP, qui toutefois reste en tête. À eux deux, ils dépassent pour la première fois les 50% des intentions de vote depuis les législatives de 2023.

+ Est‑ce le coup de grâce pour Sánchez ?

A l'approche des législatives attendues au plus tard à la mi‑2027, l’opposition s’efforce de présenter Ceuta comme le coup final porté à Sánchez, déjà affaibli par plusieurs affaires judiciaires touchant des proches ou le Parti socialiste.

Si la crise "continue de se chroniciser", la facture sera "importante" pour Pedro Sánchez, mais si le gouvernement "parvient à apporter une solution plus ou moins satisfaisante, ce ne sera qu’un sujet de plus" dans le débat, relativise Antón Losada.

Jaime Ferri Durá met en garde contre toute tentation d’enterrer politiquement Pedro Sánchez, qui, depuis son arrivée au pouvoir en 2018, a su plusieurs fois retourner des situations qui semblaient compromises.

"Sánchez a toujours un don pour sortir un as de sa manche", souligne l’analyste.

H.Takahashi--JT