The Japan Times - Ceuta: sur le grill, Pedro Sánchez dédouane encore le Maroc mais réaffirme la souveraineté espagnole

EUR -
AED 4.183233
AFN 72.900796
ALL 91.877285
AMD 414.797448
ANG 2.039348
AOA 1045.665194
ARS 1736.794975
AUD 1.614555
AWG 2.050323
AZN 1.940938
BAM 1.955317
BBD 2.295033
BDT 140.215334
BGN 1.917554
BHD 0.429594
BIF 3432.051477
BMD 1.139068
BND 1.45584
BOB 13.964547
BRL 5.909605
BSD 1.139418
BTN 109.116023
BWP 15.516164
BYN 3.442749
BYR 22325.7403
BZD 2.291733
CAD 1.611725
CDF 2665.420428
CHF 0.943457
CLF 0.027745
CLP 1095.522249
CNY 7.646851
CNH 7.670833
COP 3814.157008
CRC 518.071915
CUC 1.139068
CUP 27.347239
CVE 110.237745
CZK 24.358299
DJF 202.909834
DKK 7.475483
DOP 67.763247
DZD 152.391449
EGP 59.13438
ERN 17.086026
ETB 184.850299
FJD 2.559772
FKP 0.859986
GBP 0.859642
GEL 2.97871
GGP 0.859986
GHS 13.234728
GIP 0.859986
GMD 83.725913
GNF 10021.522331
GTQ 8.701849
GYD 238.411056
HKD 8.934226
HNL 30.583439
HRK 7.533575
HTG 149.123132
HUF 365.202455
IDR 20405.384913
ILS 3.471949
IMP 0.859986
INR 109.142689
IQD 1492.730945
IRR 1565734.922454
ISK 136.984803
JEP 0.859986
JMD 180.27543
JOD 0.807645
JPY 179.158416
KES 147.67349
KGS 99.609484
KHR 4633.85435
KMF 493.217009
KPW 1025.161906
KRW 1543.648431
KWD 0.351563
KYD 0.949565
KZT 504.7852
LAK 25558.681004
LBP 102039.372314
LKR 376.226984
LRD 195.991544
LSL 18.590804
LTL 3.363373
LVL 0.689012
LYD 7.285199
MAD 10.934597
MDL 20.225999
MGA 5030.756222
MKD 61.55978
MMK 2391.810486
MNT 4098.584327
MOP 9.206124
MRU 45.840667
MUR 54.140351
MVR 17.599037
MWK 1975.811511
MXN 20.137822
MYR 4.640683
MZN 72.79829
NAD 18.590804
NGN 1510.837951
NIO 41.929634
NOK 10.830092
NPR 174.585836
NZD 1.992947
OMR 0.439191
PAB 1.139418
PEN 3.868244
PGK 5.076745
PHP 71.01754
PKR 315.746636
PLN 4.37146
PYG 6716.339487
QAR 4.153473
RON 5.27298
RSD 117.420969
RUB 96.076247
RWF 1684.083636
SAR 4.274755
SBD 9.11313
SCR 15.836085
SDG 685.153819
SEK 11.296996
SGD 1.45562
SHP 0.859999
SLE 28.078458
SLL 23885.685201
SOS 651.238991
SRD 42.905863
STD 23576.41575
STN 24.493944
SVC 9.970535
SYP 14810.167401
SZL 18.586405
THB 38.01645
TJS 10.511601
TMT 3.99813
TND 3.373266
TOP 2.742603
TRY 55.748859
TTD 7.750084
TWD 36.141163
TZS 3024.152324
UAH 51.024285
UGX 4462.896617
USD 1.139068
UYU 45.648714
UZS 13485.665874
VES 970.977713
VND 29588.440307
VUV 134.963505
WST 3.127488
XAF 655.957
XAG 0.017716
XAU 0.000265798393
XCD 3.07839
XCG 2.053592
XDR 0.80538
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.560946
ZAR 18.57165
ZMK 10252.986409
ZMW 22.227505
ZWL 366.779554
SSP 6507.032816
MXV 2.282055
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Ceuta: sur le grill, Pedro Sánchez dédouane encore le Maroc mais réaffirme la souveraineté espagnole

Ceuta: sur le grill, Pedro Sánchez dédouane encore le Maroc mais réaffirme la souveraineté espagnole

Le Premier ministre espagnol a défendu jeudi devant les députés sa gestion de la crise de Ceuta, assurant une nouvelle fois n'avoir "aucune preuve" de l'implication du Maroc dans le brusque afflux de migrants fin juillet, tout en revendiquant fermement la souveraineté espagnole sur l'enclave.

Taille du texte:

La question de l'éventuel rôle du Maroc dans l'entrée soudaine de dizaines de milliers de migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet est au coeur des débats en Espagne depuis un mois, des interrogations encore renforcées mercredi par la fuite dans la presse d'un rapport policier pointant notamment la "permissivité" des forces de l'ordre marocaines ces deux jours-là.

Mais aucun service ni aucun organisme international "n'a remis au gouvernement espagnol de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré" l'afflux de migrants survenu à Ceuta fin juillet, a insisté devant les députés Pedro Sánchez, au lendemain de manifestations massives dans tout le pays en signe de soutien au petit territoire espagnol d'Afrique du Nord, mais aussi pour protester contre la gestion de la crise par le gouvernement.

"Si ces preuves solides existaient, nous agirions en conséquence, avec toute la fermeté que la situation exige", a poursuivi Pedro Sánchez, qui a par ailleurs répété qu'aucun rapport préalable n'avait anticipé "l'ampleur" ou "la possibilité" de ce qui s'est passé fin juillet.

- "Guerre hybride" -

"Nous n'avons pas la moindre intention de déclencher dans un monde déjà particulièrement instable un conflit diplomatique de premier ordre avec un pays voisin sans disposer de données solides pour le faire", a encore asséné le Premier ministre.

Depuis un mois, la crise migratoire à Ceuta nourrit les critiques véhémentes du gouvernement portées par l'opposition de droite et d'extrême droite, persuadée, comme certains alliés de gauche de l'exécutif également, que le Maroc a eu un rôle dans ce brusque afflux de migrants, qui a fait des dizaines de morts et de disparus.

"Votre argumentation est accablante. Nous n'étions au courant de rien, et par conséquent nous n'avons aucune responsabilité ni aucune faute. Si c'est la vérité, démissionnez pour incompétence, et si c'est faux, démissionnez pour complicité, M. Sánchez", a lancé jeudi au Premier ministre Alberto Nuñez Feijoó, leader du Parti populaire (droite), évoquant un "possible acte de guerre hybride du Maroc".

Mais s'il a encore une fois rejeté à ce stade toute mise en cause de Rabat dans la crise, Pedro Sánchez a vivement critiqué les déclarations "inacceptables" de deux ministres marocains, qui ont récemment revendiqué la souveraineté marocaine sur Ceuta mais aussi Melilla, autre territoire espagnol enclavé au Maroc.

"Nous avons entendu deux ministres faire des déclarations inacceptables sur Ceuta et sur Melilla (...) pour lesquelles nous avons convoqué l'ambassadrice marocaine le 21 août", a déclaré Pedro Sánchez.

"Depuis des siècles, ces deux villes sont espagnoles (...). Et je vous assure que, pour le gouvernement espagnol, cela restera ainsi jusqu'à la fin des temps", a lancé le chef du gouvernement depuis la tribune.

- Appel à Felipe VI-

Il a par ailleurs appelé le roi d'Espagne Felipe VI à se rendre dans ces deux villes "dans les prochaines semaines", pour leur transmettre "l'engagement absolu de l'Etat": "En ce moment, Ceuta a plus que jamais besoin d'être soutenue par l'Etat".

La dernière visite d'un souverain espagnol, Juan Carlos en l'occurrence, dans ces deux territoires remonte à novembre 2007. Elle avait alors entraîné une crise diplomatique avec le Maroc.

Le Maroc revendique sa souveraineté sur les deux enclaves, qu'il considère comme des territoires occupés par l'Espagne, sans que cette revendication ne soit formulée auprès de l'ONU - Rabat étant focalisé sur le règlement en sa faveur du dossier du Sahara occidental.

Cette ancienne colonie espagnole, contrôlée en majeure partie par le Maroc, est aussi revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Et même si Madrid soutient depuis 2022 la solution marocaine sur cette question, certains analystes estiment que la crise de fin juillet à Ceuta pourrait avoir été orchestrée par le Maroc comme un message envoyé à l'Espagne après une visite de M. Sánchez en Algérie en juillet.

Si la très grande majorité des migrants arrivés à Ceuta fin juillet sont repartis dans la foulée, plusieurs milliers - quelque 5.000 selon le gouvernement central, 10.000 selon les autorités locales - sont encore présents dans le petit territoire qui compte un peu plus de 80.000 habitants.

T.Kobayashi--JT