The Japan Times - En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières

EUR -
AED 4.304621
AFN 75.593204
ALL 96.003761
AMD 440.324149
AOA 1074.646617
ARS 1606.368482
AUD 1.657495
AWG 2.109447
AZN 1.996908
BAM 1.956142
BBD 2.359513
BDT 143.925194
BHD 0.441989
BIF 3480.587976
BMD 1.171915
BND 1.492761
BOB 8.09445
BRL 5.889113
BSD 1.171505
BTN 108.66504
BWP 15.725874
BYN 3.362389
BYR 22969.536814
BZD 2.355831
CAD 1.621181
CDF 2695.405254
CHF 0.925373
CLF 0.026616
CLP 1047.46234
CNY 8.001884
CNH 8.000478
COP 4275.75584
CRC 542.194911
CUC 1.171915
CUP 31.055751
CVE 110.775326
CZK 24.372613
DJF 208.27322
DKK 7.472055
DOP 70.754424
DZD 154.951069
EGP 62.213581
ERN 17.578727
ETB 183.463775
FJD 2.590523
FKP 0.871837
GBP 0.871008
GEL 3.152909
GGP 0.871837
GHS 12.914962
GIP 0.871837
GMD 86.140276
GNF 10286.489683
GTQ 8.961569
GYD 245.063622
HKD 9.178574
HNL 31.208555
HRK 7.531669
HTG 153.606889
HUF 374.749212
IDR 20033.537805
ILS 3.555837
IMP 0.871837
INR 109.093757
IQD 1535.208838
IRR 1542386.818778
ISK 143.2125
JEP 0.871837
JMD 185.222423
JOD 0.830934
JPY 186.731833
KES 151.353291
KGS 102.48443
KHR 4705.239712
KMF 492.204771
KPW 1054.739324
KRW 1740.650003
KWD 0.361775
KYD 0.976154
KZT 553.54077
LAK 25735.256962
LBP 104945.001518
LKR 369.714719
LRD 215.87119
LSL 19.266732
LTL 3.460361
LVL 0.70888
LYD 7.447567
MAD 10.903217
MDL 20.182122
MGA 4863.448252
MKD 61.632904
MMK 2461.60714
MNT 4213.429261
MOP 9.449525
MRU 46.870792
MUR 54.498438
MVR 18.118251
MWK 2035.035026
MXN 20.295989
MYR 4.646689
MZN 74.956135
NAD 19.266727
NGN 1593.078449
NIO 43.033165
NOK 11.157457
NPR 173.863665
NZD 2.007995
OMR 0.450597
PAB 1.171365
PEN 3.970494
PGK 5.05242
PHP 70.252842
PKR 326.906168
PLN 4.248719
PYG 7576.326235
QAR 4.272848
RON 5.09139
RSD 117.359143
RUB 90.323845
RWF 1711.582067
SAR 4.397751
SBD 9.432256
SCR 17.356499
SDG 704.321399
SEK 10.883815
SGD 1.492815
SLE 28.83341
SOS 669.753796
SRD 43.887095
STD 24256.277385
STN 24.903197
SVC 10.250794
SYP 129.553024
SZL 19.26047
THB 37.607189
TJS 11.133719
TMT 4.107563
TND 3.383363
TRY 52.326442
TTD 7.950392
TWD 37.220455
TZS 3052.839342
UAH 50.89841
UGX 4334.758799
USD 1.171915
UYU 47.268274
UZS 14256.348113
VES 557.641528
VND 30863.557222
VUV 139.704569
WST 3.216858
XAF 655.993465
XAG 0.015418
XAU 0.000247
XCD 3.16716
XCG 2.11137
XDR 0.818128
XOF 658.034564
XPF 119.331742
YER 279.560659
ZAR 19.28422
ZMK 10548.646791
ZMW 22.285239
ZWL 377.356198
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières
En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières / Photo: Sakis Mitrolidis - AFP

En Grèce, des mouches stériles pour lutter contre la destruction des cultures fruitières

Dans un verger de kakis, à Naoussa, dans le nord de la Grèce, des scientifiques ouvrent avec précaution des sachets en papier. Des milliers de mouches s'envolent aussitôt au dessus des plaqueminiers.

Taille du texte:

L'expérience vise à atténuer l’impact destructeur de nouvelles espèces de mouches invasives qui ravagent les cultures fruitières.

Car ces insectes lâchés sont des mâles stérilisés de la mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis capitata) qui détruit une partie des récoltes à Naoussa, une région productrice de pêches, un fruit largement exporté hors de Grèce.

Financé par l'Union européenne, le projet REACT, doté d'un budget de 6,65 millions d'euros sur quatre ans, rassemble des chercheurs de douze pays: du Royaume-Uni à l'Afrique du Sud en passant par Israël et la France afin de procéder à un premier essai de la technique de l'insecte stérile (TIS).

"Notre approche est d'éradiquer localement les populations de la mouche méditerranéenne des fruits", explique Nikos Papadopoulos, professeur d'entomologie à l'Université de Thessalie, qui participe au projet.

Ce savoir-faire doit ensuite être appliqué "à d'autres espèces destructrices, comme la mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis) et la mouche des pêches (Bactrocera zonata)", poursuit-il lors d'une visite organisée pour des journalistes, dont deux de l'AFP.

Venue d'Afrique subsaharienne, la mouche méditerranéenne a commencé à apparaître dans le sud-est de l'Europe avec la hausse des températures liée au changement climatique. Le ver de ce ravageur s'attaque aux pêchers, agrumes, pommiers, abricotiers, fraisiers et cerisiers notamment.

- supplément bactérien -

Les mouches mâles stérilisées à l'Université de Patras reçoivent "un supplément bactérien qui les rend plus actives, plus résistantes et plus compétitives", détaille George Tsiamis, directeur du laboratoire de systèmes microbiologiques de cette université.

"Elles sont ainsi plus susceptibles de survivre, de parcourir des distances plus longues, de vivre plus longtemps et surtout de s'accoupler avec des femelles de type sauvage", poursuit le chercheur.

Mais la reproduction des mouches mâles stérilisées et des femelles est empêchée ce qui va réduire progressivement jusqu'à l'élimination des ravageurs. Une technique qui, à en croire ses promoteurs, n'utilise pas de pesticides.

Savvas Pastopoulos a accepté que son verger participe à cet essai scientifique et a été chargé d'informer les autres producteurs de fruits alentour.

"Lorsqu'ils ont vu ces sacs remplis d'insectes, ils se sont d'abord montrés méfiants", affirme cet agronome de 40 ans. Mais une fois les explications fournies, "ils ont compris l'intérêt du projet".

A Naoussa, "il y a eu des saisons où la mouche méditerranéenne a causé la perte de notre production en quinze jours", se désole-t-il.

Les mouches des fruits envahissantes figurent parmi les menaces les plus destructrices pour la production alimentaire mondiale, selon les scientifiques.

Deux des espèces nuisibles, la mouche orientale des fruits et la mouche des pêches, ont causé des dégâts économiques massifs dans le monde et menacent désormais d'envahir l'Europe.

Selon Nikos Papadopoulos, la mouche orientale des fruits est désormais présente en Europe, à commencer par la région de Naples, en Italie. Elle est aussi apparue en France et en Belgique.

"C'est une menace réelle pour les pays méditerranéens et on s'attend à des problèmes en Grèce, sur la côte croate, en Italie, en Espagne et au Portugal", souligne-t-il.

- facteur aggravant -

Le changement climatique constitue un facteur aggravant car les espèces envahissantes se propagent avec la chaleur, selon Vasilis Rodovitis, doctorant au laboratoire d'entomologie et de zoologie agricole de l'Université grecque de Thessalie.

Ces deux espèces "se sont révélées capables de passer l'hiver dans les régions les plus chaudes d'Europe, comme l'île de Crète (Grèce) ou la ville de Valence (Espagne)", selon lui.

Dans des régions tempérées comme Naples et Thessalonique, la deuxième ville grecque, "nous avons observé un faible taux de survie mais suffisant pour se reproduire au début de printemps", a-t-il ajouté.

La petite ville de Naoussa a été choisie parce que la population de la mouche méditerranéenne des fruits y est faible,comme lors des premiers stades d'invasion d'une nouvelle espèce.

"Nos premières conclusions montrent une réduction du nombre de la population locale de ravageurs que nous surveillerons cette année et l'année prochaine", assure Marc Schetelig, coordinateur du projet. Selon ce professeur de biotechnologie à l'Université de Giessen en Allemagne, "cet essai à petite échelle sert de modèle pour l'Europe".

H.Nakamura--JT