The Japan Times - A Hong Kong, un vide juridique bénéficie aux créateurs de deepfakes pornographiques

EUR -
AED 4.215497
AFN 73.462725
ALL 95.928008
AMD 435.38919
ANG 2.054756
AOA 1052.582784
ARS 1600.600423
AUD 1.630858
AWG 2.066139
AZN 1.945141
BAM 1.955979
BBD 2.326279
BDT 141.692979
BGN 1.962039
BHD 0.433553
BIF 3424.584958
BMD 1.147855
BND 1.474824
BOB 7.980635
BRL 6.038896
BSD 1.155037
BTN 107.10294
BWP 15.663573
BYN 3.520513
BYR 22497.960723
BZD 2.322978
CAD 1.576946
CDF 2605.631197
CHF 0.911885
CLF 0.02664
CLP 1051.929343
CNY 7.889266
CNH 7.920711
COP 4256.327205
CRC 539.455155
CUC 1.147855
CUP 30.418161
CVE 110.287592
CZK 24.507399
DJF 205.680052
DKK 7.471418
DOP 69.830084
DZD 151.950765
EGP 59.967169
ERN 17.217827
ETB 180.34737
FJD 2.546861
FKP 0.861664
GBP 0.862998
GEL 3.116388
GGP 0.861664
GHS 12.590579
GIP 0.861664
GMD 84.940928
GNF 10122.911489
GTQ 8.846812
GYD 241.629498
HKD 8.990386
HNL 30.569792
HRK 7.539054
HTG 151.373537
HUF 392.265145
IDR 19474.510287
ILS 3.585463
IMP 0.861664
INR 107.020733
IQD 1512.909921
IRR 1509429.508194
ISK 143.4018
JEP 0.861664
JMD 181.352159
JOD 0.81381
JPY 182.55142
KES 148.475308
KGS 100.377518
KHR 4625.330309
KMF 491.281897
KPW 1033.055826
KRW 1721.811368
KWD 0.352093
KYD 0.962447
KZT 557.17297
LAK 24783.804292
LBP 103445.652394
LKR 359.638737
LRD 211.353296
LSL 19.279293
LTL 3.389317
LVL 0.694327
LYD 7.370152
MAD 10.808114
MDL 20.13788
MGA 4810.404492
MKD 61.670198
MMK 2410.196717
MNT 4116.027501
MOP 9.32411
MRU 46.099259
MUR 53.386504
MVR 17.745724
MWK 2002.784752
MXN 20.448655
MYR 4.521977
MZN 73.357263
NAD 19.279293
NGN 1564.446099
NIO 42.502224
NOK 10.991514
NPR 171.379291
NZD 1.974781
OMR 0.441344
PAB 1.154937
PEN 3.944161
PGK 4.983433
PHP 69.075658
PKR 322.652705
PLN 4.280128
PYG 7465.179606
QAR 4.19976
RON 5.097049
RSD 117.451962
RUB 98.721522
RWF 1685.984912
SAR 4.309636
SBD 9.23477
SCR 15.640114
SDG 689.861145
SEK 10.788909
SGD 1.472715
SHP 0.861189
SLE 28.295101
SLL 24069.960762
SOS 660.089851
SRD 42.901089
STD 23758.283866
STN 24.507049
SVC 10.105422
SYP 126.87101
SZL 19.284631
THB 37.748358
TJS 11.046763
TMT 4.017493
TND 3.398596
TOP 2.763759
TRY 50.873187
TTD 7.829149
TWD 36.694288
TZS 2981.553918
UAH 50.79373
UGX 4344.890054
USD 1.147855
UYU 46.769581
UZS 14083.885094
VES 517.617056
VND 30177.111603
VUV 137.063567
WST 3.136193
XAF 656.145717
XAG 0.016464
XAU 0.000248
XCD 3.102136
XCG 2.081445
XDR 0.816077
XOF 656.148576
XPF 119.331742
YER 273.84957
ZAR 19.355157
ZMK 10332.070799
ZMW 22.586595
ZWL 369.608886
  • AEX

    -18.2000

    981.77

    -1.82%

  • BEL20

    -107.1900

    5021.67

    -2.09%

  • PX1

    -145.0500

    7824.73

    -1.82%

  • ISEQ

    -298.1000

    12071.34

    -2.41%

  • OSEBX

    17.6800

    2003.85

    +0.89%

  • PSI20

    -126.9700

    9007.6

    -1.39%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    -67.4400

    3831.02

    -1.73%

A Hong Kong, un vide juridique bénéficie aux créateurs de deepfakes pornographiques
A Hong Kong, un vide juridique bénéficie aux créateurs de deepfakes pornographiques / Photo: Tommy WANG - AFP

A Hong Kong, un vide juridique bénéficie aux créateurs de deepfakes pornographiques

Etudiante en droit, C. a découvert avec horreur qu'un de ses camarades avait créé des trucages pornographiques d'elle et d'une vingtaine d'élèves avec leurs photos Instagram: à Hong Kong, les "deepfakes" sont en augmentation mais les victimes se disent abandonnées par la loi.

Taille du texte:

"D'abord, j'ai été choquée puis j'ai paniqué", raconte la vingtenaire à l'AFP en assurant que cela "lui laissera une cicatrice".

Le mois dernier, des centaines d'images obscènes générées par IA avec le visage d'étudiantes ont été découvertes sur l'ordinateur d'un élève de la plus ancienne université de Hong Kong.

B., une autre victime, s'est sentie trahie car elle considérait l'auteur de ces images comme un "ami". "Ma vie privée a été violée... je ne peux plus faire confiance à mon entourage", assure-t-elle.

Actuellement, Hong Kong criminalise la distribution d'"images intimes", y compris celles créées par IA, mais pas leur création, ni leur possession.

Pour cette raison, les victimes de l'université de Hong Kong possèdent peu de recours car il n'y a à ce stade aucune preuve que les images aient été diffusées.

De ce fait, l'université a simplement adressé une lettre d'avertissement à l'étudiant, lui demandant des excuses.

L'établissement aurait, selon A., une troisième victime, assuré que l'affaire ne pouvait pas être présentée devant un comité disciplinaire.

"Ils étaient préoccupés mais ne savaient pas quoi faire, c'est ridicule!", lance-t-elle.

L'université dit être "en contact avec les étudiantes concernées" mais refuse de commenter l'affaire.

- Violence fondée sur le genre -

A Hong Kong, ces montages ne sont pas nouveaux.

Janice, proche de la trentaine, a vu sa vie sociale détruite il y a quelques années lorsque de fausses images obscènes d'elle ont été envoyées à ses proches.

Elle n'a jamais trouvé le coupable.

"J'ai essayé de ne plus aller au travail et je n'osais plus sortir dans la rue", raconte-t-elle, évoquant idées suicidaires et crises de larmes soudaines.

"Je ne pouvais plus dormir, je craignais de voir Internet inondé de fausses images pornographiques de moi".

Les deepfakes sexuels sont de plus en plus nombreux, note l'ONG Association Concerning Sexual Violence Against Women, qui a reçu 11 demandes d'aide en 2024-2025.

Un chiffre très sous-estimé car "les victimes ne savent pas comment demander de l'aide", assure l'une de ses dirigeantes Doris Chong.

Et même lorsqu'elles le font, des obstacles persistent, comme l'a découvert Janice lorsqu'elle a fait appel à un avocat: il lui a assuré que, faute de preuves plus étayées, la police ne pourrait pas l'aider.

Avec 90% des victimes de pornographie générée par IA qui sont des femmes, "c'est une forme de violence sexuelle fondée sur le genre", estime Susanne Choi, de l'Université chinoise de Hong Kong.

Et législateurs et universités doivent "élargir et réviser les lois et procédures existantes" pour la réprimer.

La police, elle, dit n'avoir aucune statistique.

- Les victimes critiquées -

A l'étranger, certains pays s'y sont attaqués. En mai, les Etats-Unis ont adopté une loi contre la diffusion de deepfakes et le "revenge porn" - la publication d'images à caractère sexuel par vengeance, souvent après une rupture.

Les débats en Grande-Bretagne et à Singapour montrent une volonté croissante de pénaliser la création de ces trucages, mais pas forcément leur possession, relève l'avocat Stephen Keung.

Au vu de l'ampleur du scandale, l'autorité de protection de la vie privée de Hong Kong a néanmoins ouvert une enquête pénale, et la Commission pour l'égalité des chances traite actuellement une plainte à ce sujet.

En attendant, les trois étudiantes assurent essuyer des critiques.

"Beaucoup de gens ont dit +Vous ruinez l'avenir de ce garçon, vous devriez lui présenter vos excuses+", s'émeut C.

Le nom de l'étudiant n'a pas été révélé et l'AFP n'a donc pas pu le solliciter.

Pour le moment, C. ne publie plus rien sur ses réseaux sociaux, inquiète de savoir qui d'autre "pourrait faire des captures d'écran de (s)es photos et à quelles fins".

Si elle ne veut pas "s'improviser juge", B. assure vouloir des conséquences pour ceux qui créent ce type de contenus.

"La simple création (de ces images) est un problème... Mon intimité, ma vie privée, ma dignité ont été affectées".

M.Saito--JT