The Japan Times - Afghanistan : la culture du pavot à opium repart à la hausse face aux crises

EUR -
AED 4.097993
AFN 71.414806
ALL 90.507114
AMD 401.568079
ANG 1.997149
AOA 1024.359063
ARS 1713.119834
AUD 1.587034
AWG 2.011337
AZN 1.898869
BAM 1.946918
BBD 2.24466
BDT 138.358818
BGN 1.950334
BHD 0.42078
BIF 3344.542467
BMD 1.11586
BND 1.423805
BOB 13.513353
BRL 6.070386
BSD 1.114516
BTN 105.764511
BWP 15.397757
BYN 3.282924
BYR 21870.84696
BZD 2.241375
CAD 1.558689
CDF 2583.214497
CHF 0.920322
CLF 0.028151
CLP 1107.958911
CNY 7.432847
CNH 7.423495
COP 3530.892354
CRC 506.788074
CUC 1.11586
CUP 26.746982
CVE 109.764264
CZK 24.358056
DJF 198.454666
DKK 7.473849
DOP 67.551834
DZD 150.860785
EGP 62.478574
ERN 16.737893
ETB 179.922707
FJD 2.503656
FKP 0.833241
GBP 0.833486
GEL 2.90048
GGP 0.833241
GHS 12.983769
GIP 0.833241
GMD 82.573826
GNF 9864.001222
GTQ 8.520132
GYD 233.604316
HKD 8.752958
HNL 29.955346
HRK 7.553264
HTG 146.013896
HUF 365.775453
IDR 20227.353238
ILS 3.508887
IMP 0.833241
INR 105.909015
IQD 1689.492671
IRR 2084888.700277
ISK 135.944976
JEP 0.833241
JMD 177.102075
JOD 0.791141
JPY 176.040197
KES 144.8293
KGS 97.580465
KHR 4547.255786
KMF 492.094235
KPW 1004.273542
KRW 1487.909187
KWD 0.347222
KYD 0.928763
KZT 505.324749
LAK 25092.529902
LBP 99800.418538
LKR 370.698902
LRD 189.455718
LSL 18.572972
LTL 3.294844
LVL 0.674972
LYD 7.164317
MAD 10.95821
MDL 19.948994
MGA 5041.003349
MKD 61.295375
MMK 2342.891451
MNT 4016.552883
MOP 9.005717
MRU 45.191838
MUR 52.758214
MVR 17.240275
MWK 1932.08598
MXN 20.965918
MYR 4.52838
MZN 71.314614
NAD 18.572972
NGN 1502.471638
NIO 41.012902
NOK 10.283968
NPR 169.223018
NZD 1.983519
OMR 0.427042
PAB 1.114615
PEN 3.857403
PGK 5.071863
PHP 71.152221
PKR 308.316983
PLN 4.412694
PYG 6529.214251
QAR 4.062666
RON 5.336263
RSD 116.986318
RUB 90.012959
RWF 1645.194754
SAR 4.189383
SBD 8.991826
SCR 16.350112
SDG 671.174916
SEK 10.955967
SGD 1.426358
SHP 0.835037
SLE 25.553385
SLL 23399.021505
SOS 636.894538
SRD 41.978075
STD 23096.039541
STN 24.388741
SVC 9.751514
SYP 14508.405371
SZL 18.567297
THB 37.630146
TJS 10.258701
TMT 3.905508
TND 3.332796
TOP 2.686722
TRY 55.760896
TTD 7.556528
TWD 36.4009
TZS 2953.32716
UAH 50.548402
UGX 4736.392957
USD 1.11586
UYU 44.8056
UZS 13367.020729
VES 990.302803
VND 28793.081608
VUV 132.370363
WST 3.097869
XAF 655.957
XAG 0.022392
XAU 0.000285962018
XCD 3.015666
XCG 2.008537
XDR 0.788971
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.560612
ZAR 18.635451
ZMK 10044.078907
ZMW 22.473478
ZWL 359.306316
SSP 6410.855901
MXV 2.362974
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Afghanistan : la culture du pavot à opium repart à la hausse face aux crises
Afghanistan : la culture du pavot à opium repart à la hausse face aux crises / Photo: STR - AFP

Afghanistan : la culture du pavot à opium repart à la hausse face aux crises

Malgré son interdiction, la culture du pavot à opium est repartie à la hausse en Afghanistan cette année, selon l'ONU qui appelle à offrir des alternatives aux paysans. "Sans l'opium, nous ne pourrions pas nous nourrir", dit l'un d'eux à l'AFP.

Taille du texte:

Longtemps premier producteur mondial de pavot, l'Afghanistan avait été dépassé par la Birmanie après la prohibition décidée par le gouvernement taliban en 2022 et des campagnes d'éradication.

Les surfaces cultivées étaient ainsi passées de plus de 200.000 hectares juste avant l'interdiction à 10.000 hectares en 2025. A titre de comparaison, 53.000 hectares étaient cultivés l'an dernier en Birmanie, pays pour lequel les chiffres de 2026 ne sont pas connus.

En Afghanistan, les surfaces ont été multipliées par quatre cette année par rapport à l'an dernier, atteignant 43.000 hectares, selon un rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publié jeudi. La production estimée d'opium a, elle, été multipliée par cinq, de 300 tonnes à 1.500 tonnes.

Le pavot est caché au milieu de champs de céréales, derrière des murs ou dans des zones isolées.

Dans une réaction transmise à l'AFP, le ministère de l'Intérieur afghan a contesté les chiffres de l'ONUDC, estimant "qu'ils ne tiennent pas compte des résultats obtenus par les autorités" et se basent sur des calculs "incomplets".

Selon le ministère, les cultures de pavot occupaient 26.000 hectares, "mais des opérations d'éradication ont été menées avant que les récoltes arrivent à maturité, réduisant les surfaces de pavot à zéro".

- "Pas d'alternatives" -

Mohammad, 22 ans, est un des agriculteurs ayant bravé l'interdiction au Badakhshan, province du nord-est devenue principale zone de production.

"Les talibans ne nous autorisent pas à cultiver l'opium, donc nous le faisons avec beaucoup de peur", confie-t-il à l'AFP, sans donner son patronyme pour raisons de sécurité.

Malgré tout, le jeune homme qui vit avec ses parents a surmonté la peur.

"Sans l'opium, nous ne pourrions pas nous nourrir", juge cet habitant d'une zone montagneuse difficile d'accès, également désireux de financer ses projets : "Je veux acheter une voiture, construire une maison et me marier, sans opium c'est impossible."

Des affrontements mortels avaient opposé des habitants aux agents talibans venus détruire des parcelles de pavot en mai.

Cet automne, l'AFP a aussi rencontré Mohammad, un agriculteur de 35 ans, qui laboure son champ avec une charrue tirée par un boeuf avant de semer du pavot dans ces étendues battues par le vent.

"Si nous cultivons du blé, ce n'est pas suffisant pour gagner notre vie", explique ce père de huit enfants, sans donner son patronyme.

Un hectare de blé générait un peu plus de 770 dollars en 2023, contre 10.000 dollars pour un hectare de pavot, selon l'ONUDC.

En 2026, le prix d'un kilo d'opium séché se négociait à 500 dollars (450 euros), contre 100 dollars par kilo avant l'interdiction.

"La multiplication par quatre de la culture du pavot montre la difficulté de faire baisser durablement ces cultures illicites quand les agriculteurs pauvres n'ont pas d'alternatives pour nourrir leurs familles", a affirmé la directrice exécutive de l'ONUDC, Monica Juma.

"Nous admettons que l'interdiction de la culture du pavot n'est pas soutenable seule et qu'une solution à long terme doit être accompagnée par des programmes assurant d'autres moyens de subsistance (...) et la création d'emplois", a reconnu le gouvernement taliban.

Un défi dans un pays confronté au retour de plus de 6,6 millions d'Afghans d'Iran et du Pakistan depuis 2023, à de multiples catastrophes climatiques, à une baisse drastique de l'aide, et coupé du système bancaire international depuis le retour au pouvoir du mouvement taliban en 2021.

L'ONUDC, avec le soutien du Japon et de l'Union européenne (UE), a financé des programmes favorisant des cultures de substitution.

Zikrullah, 35 ans, subvient aux besoins d'une famille étendue de 12 personnes au Badakhshan. A travers l'ONG Afghan Aid, il a reçu des semences améliorées de blé et de l'engrais.

"Nous sommes satisfaits, ça demande moins d'efforts que l'opium et nous sommes plus tranquilles", dit-il à l'AFP sous couvert d'anonymat.

"Mais le manque d'eau ces dernières années a affecté" les cultures autres que le pavot, souligne un autre fermier.

- "Problème international" -

Pour juguler durablement la production d'opium, "il faut un développement économique complet (...) emploi, accès aux financements, aux marchés, y compris internationaux...", souligne le représentant de l'ONUDC en Afghanistan, Polleak Ok Serei, dans un entretien à l'AFP à Kaboul.

Cette approche nécessite environ 500 millions de dollars sur cinq ans, chiffrait l'ONUDC en 2025.

Il faut aussi du temps, précise-t-il : "La Thaïlande a passé 15 ans à investir dans des moyens de subsistance alternatifs avant de commencer à éradiquer" son secteur du pavot.

L'opium est "un problème international", insiste M. Ok Serei, "la drogue afghane est consommée hors d'Afghanistan, pas seulement dans les pays voisins, mais au-delà sur d'autres continents".

L'opium afghan est la source principale de l'héroïne dans l'UE où environ 850.000 personnes consommaient des opioïdes en 2024, selon l'Agence européenne sur les drogues.

D'où l'importance d'avoir aussi une "stratégie pour réduire la demande", plaide M. Ok Serei.

Y.Watanabe--JT