The Japan Times - Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

EUR -
AED 4.334666
AFN 77.900095
ALL 96.685479
AMD 448.694275
ANG 2.112836
AOA 1082.337912
ARS 1713.79929
AUD 1.694419
AWG 2.124545
AZN 2.005766
BAM 1.954033
BBD 2.387541
BDT 144.978905
BGN 1.982165
BHD 0.445065
BIF 3526.345066
BMD 1.180303
BND 1.506906
BOB 8.220567
BRL 6.210516
BSD 1.185428
BTN 108.401979
BWP 15.613589
BYN 3.394331
BYR 23133.933487
BZD 2.384044
CAD 1.613958
CDF 2543.552008
CHF 0.918972
CLF 0.025872
CLP 1021.553077
CNY 8.198976
CNH 8.187477
COP 4263.253457
CRC 588.626555
CUC 1.180303
CUP 31.278022
CVE 110.165385
CZK 24.3032
DJF 211.089126
DKK 7.468307
DOP 74.930651
DZD 153.353162
EGP 55.572902
ERN 17.704541
ETB 184.925926
FJD 2.604456
FKP 0.861331
GBP 0.863167
GEL 3.180899
GGP 0.861331
GHS 12.998247
GIP 0.861331
GMD 86.741709
GNF 10409.789325
GTQ 9.095775
GYD 248.005745
HKD 9.219445
HNL 31.316093
HRK 7.535293
HTG 155.479942
HUF 380.936215
IDR 19803.119186
ILS 3.65993
IMP 0.861331
INR 106.529816
IQD 1552.889245
IRR 49720.252642
ISK 145.200468
JEP 0.861331
JMD 186.265181
JOD 0.836862
JPY 183.585472
KES 152.908055
KGS 103.218032
KHR 4776.383798
KMF 493.366547
KPW 1062.272456
KRW 1712.289129
KWD 0.36253
KYD 0.987803
KZT 598.623775
LAK 25492.948383
LBP 106151.713903
LKR 367.086512
LRD 219.891167
LSL 18.978739
LTL 3.485127
LVL 0.713953
LYD 7.489228
MAD 10.809925
MDL 20.068853
MGA 5290.183051
MKD 61.644021
MMK 2478.619753
MNT 4207.336901
MOP 9.536237
MRU 47.107923
MUR 53.880544
MVR 18.235445
MWK 2056.982346
MXN 20.515491
MYR 4.657524
MZN 75.244069
NAD 18.978899
NGN 1653.65118
NIO 43.654368
NOK 11.443584
NPR 173.578342
NZD 1.962897
OMR 0.453826
PAB 1.185428
PEN 3.99259
PGK 5.083409
PHP 69.496818
PKR 332.067813
PLN 4.221913
PYG 7881.872934
QAR 4.333382
RON 5.095842
RSD 117.441308
RUB 90.236055
RWF 1734.368902
SAR 4.426205
SBD 9.510999
SCR 17.774333
SDG 709.949829
SEK 10.564636
SGD 1.500655
SHP 0.885533
SLE 28.88796
SLL 24750.357209
SOS 678.009658
SRD 44.881036
STD 24429.883467
STN 24.497151
SVC 10.372577
SYP 13053.646429
SZL 18.983988
THB 37.181532
TJS 11.071589
TMT 4.142863
TND 3.420008
TOP 2.841885
TRY 51.318734
TTD 8.025811
TWD 37.254961
TZS 3054.718851
UAH 51.08951
UGX 4234.171314
USD 1.180303
UYU 45.988416
UZS 14491.89592
VES 436.466011
VND 30683.149741
VUV 140.640991
WST 3.199542
XAF 655.875164
XAG 0.014374
XAU 0.000247
XCD 3.189827
XCG 2.136359
XDR 0.815674
XOF 655.364397
XPF 119.331742
YER 281.354641
ZAR 18.912758
ZMK 10624.131341
ZMW 23.262965
ZWL 380.056997
  • AEX

    7.8100

    1009.51

    +0.78%

  • BEL20

    73.7800

    5459.32

    +1.37%

  • PX1

    54.4500

    8181.17

    +0.67%

  • ISEQ

    231.4000

    13379.13

    +1.76%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    44.1800

    8706.09

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    17.2900

    3947.76

    +0.44%

Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères
Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères / Photo: Juan BARRETO - AFP

Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères

Le Venezuela est quasiment privé de liaisons aériennes avec l'extérieur après la suspension des vols par les compagnies aériennes étrangères pour des motifs de sécurité, en raison du déploiement militaire américain dans les Caraïbes.

Taille du texte:

Boliviana de Aviacion et Satena (Colombie) ont annulé jeudi leurs vols vers Caracas, tandis que Copa Airlines (Panama) a prolongé jusqu'au 12 décembre une interruption de ses opérations. Toutes ont invoqué des raisons de sûreté.

Iberia, TAP, Avianca, GOL, Latam, Air Europa, Turkish Airlines et Plus Ultra avaient déjà suspendu leurs activités. Le Venezuela a accusé ces compagnies de "se joindre aux actions de terrorisme d'État" de Washington et a révoqué leurs permis d'exploitation.

L'exode avait commencé avec un premier avertissement émis par le régulateur aéronautique américain, la FAA, qui avait exhorté les pilotes à "faire preuve d'une extrême prudence" en raison de "l'aggravation de la situation sécuritaire et de l'augmentation de l'activité militaire au Venezuela et dans ses environs".

Le président Donald Trump a assorti cet avertissement d'un message sans équivoque sur son réseau social: "A toutes les compagnies aériennes, pilotes, narcotrafiquants et trafiquants d'êtres humains, veuillez considérer que l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est entièrement fermé".

L'espace aérien sous responsabilité du Venezuela, le FIR (région d'information de vol) de Maiquetia, couvre 1,2 million de kilomètres carrés, dont un grand espace maritime très proche du déploiement de navires de guerre américains dans les Caraïbes, ordonné par M. Trump depuis août pour lutter selon lui contre le trafic de drogue.

Le plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald R. Ford, est accompagné d'une importante flotte de navires de guerre et d'avions de chasse.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro assure que le véritable objectif de ces manoeuvres est de le renverser et de s'emparer du pétrole du pays.

- Espace aérien bloqué ? -

L'annonce de Donald Trump n'est pas une interdiction formelle de voler, mais "c'est fermé dans la pratique", explique à l'AFP Oscar Palma, expert en sécurité et professeur à l'Université du Rosario en Colombie.

"L'interdiction de l'espace aérien d'un ennemi passe par la capacité, la disponibilité et la volonté d'abattre tout aéronef qui le traverse", ajoute-t-il. Le président américain "est-il vraiment prêt à appliquer ce type de règles par la force? Nous avons des doutes, mais avec le gouvernement Trump, on ne sait jamais", dit-il.

Les Etats-Unis ont bombardé une vingtaine de bateaux de narcotrafiquants présumés depuis septembre, avec un bilan de plus de 85 morts. L'administration Trump fait face, chez elle, à une polémique sur une deuxième frappe qui avait visé des hommes déjà à l'eau après une première frappe ayant détruit leur bateau.

- Qui vole ? -

L'aéroport de Maiquetia de Caracas avait prévu quatre départs et trois arrivées jeudi dans son terminal international: Curaçao, La Havane et Bogota, opérés par des compagnies aériennes nationales vénézuéliennes.

Curieusement, la fermeture évoquée par M. Trump ne concerne pas les vols transportant des migrants expulsés par les Etats-Unis vers le Venezuela. L'un d'eux est arrivé mercredi, un autre est attendu vendredi.

Ce n'est pas le premier exode des compagnies aériennes. En 2013, avec l'aggravation de la crise économique, les compagnies avaient cessé leurs opérations en raison des dettes de l'Etat vénézuélien à leur égard, qui atteignaient environ 3,8 milliards de dollars.

L'activité dans le terminal des vols intérieurs reste normale, avec des centaines de passagers et environ 80 vols jeudi.

Sur le site internet de suivi des vols Flightradar, peu d'avions apparaissent au-dessus du territoire vénézuélien, contrastant avec l'activité au-dessus des pays voisins.

"C'est une question de précaution et de responsabilité", déclare un expert en sécurité vénézuélien qui préfère garder l'anonymat.

Principe de précaution, pression des bailleurs des aéronefs utilisés par les compagnies aériennes, des assureurs et même des syndicats de pilotes et de personnel navigant: il est difficile selon lui pour les compagnies de voler quand un avis de ce type est émis.

L'expert Oscar Palma écarte l'idée que les compagnies, qui ont des logiques commerciales, aient annulé leur vols de manière partisane comme le leur reproche Caracas.

"Comprenant qu'il y a un risque dans la zone, ils disent qu'il vaut mieux éviter les problèmes", dit-il.

K.Okada--JT