The Japan Times - Brésil: Dom Phillips et Bruno Pereira, les deux disparus d'Amazonie

EUR -
AED 4.351869
AFN 77.023985
ALL 96.63237
AMD 452.823666
ANG 2.121224
AOA 1086.634242
ARS 1714.678669
AUD 1.704125
AWG 2.135942
AZN 2.016552
BAM 1.955039
BBD 2.405763
BDT 145.96316
BGN 1.990034
BHD 0.448925
BIF 3538.721986
BMD 1.184989
BND 1.512711
BOB 8.253786
BRL 6.228891
BSD 1.194435
BTN 109.687287
BWP 15.628914
BYN 3.402075
BYR 23225.775647
BZD 2.402265
CAD 1.612331
CDF 2683.999101
CHF 0.915765
CLF 0.026002
CLP 1026.709185
CNY 8.237744
CNH 8.246608
COP 4348.606608
CRC 591.469676
CUC 1.184989
CUP 31.402197
CVE 110.222078
CZK 24.343237
DJF 212.697174
DKK 7.467211
DOP 75.200716
DZD 154.410871
EGP 55.902865
ERN 17.774828
ETB 185.552144
FJD 2.612485
FKP 0.865555
GBP 0.865271
GEL 3.193574
GGP 0.865555
GHS 13.084905
GIP 0.865555
GMD 86.504497
GNF 10480.918624
GTQ 9.161432
GYD 249.892689
HKD 9.256278
HNL 31.526723
HRK 7.534037
HTG 156.319128
HUF 380.877851
IDR 19876.405501
ILS 3.662095
IMP 0.865555
INR 108.656932
IQD 1564.790655
IRR 49917.642999
ISK 144.93564
JEP 0.865555
JMD 187.177111
JOD 0.840116
JPY 183.471566
KES 154.209949
KGS 103.627087
KHR 4803.129613
KMF 491.769793
KPW 1066.4897
KRW 1719.182195
KWD 0.363696
KYD 0.995412
KZT 600.736067
LAK 25704.990216
LBP 106962.747619
LKR 369.386157
LRD 215.296161
LSL 18.965415
LTL 3.498963
LVL 0.716788
LYD 7.495081
MAD 10.834781
MDL 20.090177
MGA 5337.921359
MKD 61.616006
MMK 2488.865218
MNT 4226.121106
MOP 9.60526
MRU 47.658441
MUR 53.834423
MVR 18.319442
MWK 2071.193456
MXN 20.620577
MYR 4.671242
MZN 75.555046
NAD 18.965415
NGN 1642.962557
NIO 43.952884
NOK 11.418882
NPR 175.499659
NZD 1.97076
OMR 0.457862
PAB 1.194435
PEN 3.993545
PGK 5.113009
PHP 69.813597
PKR 334.176468
PLN 4.213363
PYG 8000.884374
QAR 4.354904
RON 5.095326
RSD 117.354301
RUB 90.534923
RWF 1742.721367
SAR 4.44571
SBD 9.54107
SCR 17.197303
SDG 712.773565
SEK 10.560067
SGD 1.50588
SHP 0.889048
SLE 28.824866
SLL 24848.616602
SOS 682.634175
SRD 45.089405
STD 24526.870573
STN 24.490463
SVC 10.45093
SYP 13105.469656
SZL 18.959617
THB 37.213986
TJS 11.150158
TMT 4.14746
TND 3.431864
TOP 2.853168
TRY 51.538109
TTD 8.109842
TWD 37.443255
TZS 3075.70229
UAH 51.194065
UGX 4270.337087
USD 1.184989
UYU 46.35195
UZS 14602.313711
VES 409.936611
VND 30738.603075
VUV 140.766514
WST 3.212244
XAF 655.701663
XAG 0.013999
XAU 0.000244
XCD 3.202491
XCG 2.152662
XDR 0.815482
XOF 655.701663
XPF 119.331742
YER 282.412399
ZAR 19.100534
ZMK 10666.318069
ZMW 23.440872
ZWL 381.565831
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Brésil: Dom Phillips et Bruno Pereira, les deux disparus d'Amazonie
Brésil: Dom Phillips et Bruno Pereira, les deux disparus d'Amazonie / Photo: Joao LAET - AFP/Archives

Brésil: Dom Phillips et Bruno Pereira, les deux disparus d'Amazonie

Leurs familles, des ONG et des personnalités ont imploré Brasilia de tout mettre en oeuvre pour retrouver le journaliste britannique Dom Phillips et l'expert brésilien des indigènes Bruno Pereira, portés disparus en Amazonie depuis dimanche. Voici des éléments de portrait des deux hommes.

Taille du texte:

- Phillips, journaliste passionné d'Amazonie -

Dom Phillips, âgé 57 ans, est un collaborateur régulier du quotidien britannique The Guardian, qui travaille au Brésil depuis 15 ans. Il a d'abord vécu dans le Sud-est, à Sao Paulo, puis à Rio de Janeiro, avant de s'installer il y a quelques années à Salvador (nord-est), avec son épouse brésilienne, Alessandra Sampaio.

Ce passionné d'Amazonie a fait des dizaines de reportages dans les zones où il se trouvait ces derniers jours, enquêtant pour un livre sur la vallée de Javari, avec l'appui de la Fondation Alicia Patterson, basée aux Etats-Unis.

Au Brésil, Dom Phillips a souvent enquêté sur l'avancée des mineurs et des éleveurs clandestins dans des régions protégées pour divers médias tels que The New York Times, The Washington Post, The Financial Times ou The Intercept, outre The Guardian.

"Belle Amazonie", a-t-il écrit le 30 mai sur son compte Instagram, l'une de ses dernières publications, avec une vidéo où il navigue sur une rivière à bord d'une petite embarcation.

Avant d'arriver au Brésil en 2007, Phillips a été rédacteur en chef d'une revue musicale au Royaume Uni, Mixmag, et a publié un livre sur la culture des DJs.

C'est l'univers musical et culturel du Brésil qui l'a attiré pour un voyage à Sao Paulo, où il est resté finalement. "Il s'est senti à la maison au Brésil", ont écrit des correspondants étrangers dans une lettre publiée par le quotidien O Globo.

Il s'est impliqué dans divers projets sociaux, dans les favelas de Rio de Janeiro ou de Salvador.

"Pour ses amis, c'est un type souriant qui se lève avant le soleil pour aller faire du stand-up paddle", disent ses amis journalistes dans la même lettre. Phillips, ajoutent-ils, attendait "avec impatience" la fin des démarches "pour pouvoir adopter un enfant avec son épouse".

- Pereira, le défenseur menacé des indigènes -

Bruno Pereira, âgé 41 ans, a été des années durant un expert de la Funai, organisme chargé des affaires des indigènes du Brésil, et un défenseur reconnu des droits des autochtones.

Cet homme marié et père de trois enfants a été coordinateur régional de la Funai à Atalaia do Norte, municipalité vers laquelle il se dirigeait dimanche dernier avec Dom Phillips lorsqu'ils ont disparu.

Il a également été le coordinateur de l'unité des indigènes isolés ou récemment contactés de la Funai, pour laquelle il a été chargé de l'une des plus grandes expéditions récentes destinée à contacter des groupes ethniques isolés et éviter des conflits entre eux.

Il était actuellement en disponibilité de la Funai et se dédiait, avec diverses ONG, à des projets de surveillance de la sécurité des villages de la vallée de Javarí, un territoire indigène immense frontalier du Pérou sous la pression des narcotrafiquants, des pêcheurs, des bûcherons et des orpailleurs clandestins.

Son action en faveur des peuples indigènes lui a valu des menaces régulières, y compris de mort, de ces groupes criminels.

Quand ils ont disparu, Bruno Pereira servait d'accompagnateur et de guide à Dom Phillips, pour son deuxième voyage dans cette région très reculée.

Au vu de sa grande connaissance du terrain, il semble improbable que les deux hommes aient pu avoir un accident ou se soient égarés.

Il est "courageux et très impliqué", a dit à l'AFP Fiona Watson, directrice des recherches de l'ONG Survival International. "En fait il a été écarté de la Funai parce qu'il faisait ce que cet organisme devrait faire et ne fait plus depuis que (le président) Jair Bolsonaro est arrivé au pouvoir : défendre les peuples indigènes".

S.Fujimoto--JT