The Japan Times - Le "maelström d'émotions" du Brésilien David Motta, exilé du Bolchoï

EUR -
AED 4.236833
AFN 76.142197
ALL 93.45107
AMD 420.704816
AOA 1059.063247
ARS 1713.99192
AUD 1.649976
AWG 2.076594
AZN 1.965807
BAM 1.955822
BBD 2.316627
BDT 142.031626
BHD 0.433705
BIF 3413.239071
BMD 1.153663
BND 1.476217
BOB 13.658156
BRL 5.861191
BSD 1.150213
BTN 109.651255
BWP 15.68318
BYN 3.345938
BYR 22611.798836
BZD 2.313326
CAD 1.617379
CDF 2624.584211
CHF 0.93183
CLF 0.027184
CLP 1073.37276
CNY 7.788731
CNH 7.790705
COP 3653.005322
CRC 522.40598
CUC 1.153663
CUP 30.572075
CVE 110.266262
CZK 24.240891
DJF 204.822345
DKK 7.480664
DOP 66.730764
DZD 153.303755
EGP 59.017676
ERN 17.304948
ETB 183.804404
FJD 2.554153
FKP 0.856626
GBP 0.855675
GEL 3.016876
GGP 0.856626
GHS 13.446154
GIP 0.856626
GMD 84.798688
GNF 10097.115581
GTQ 8.7761
GYD 240.602754
HKD 9.047262
HNL 30.819353
HRK 7.538386
HTG 150.391722
HUF 365.192535
IDR 20799.39394
ILS 3.533613
IMP 0.856626
INR 110.048515
IQD 1506.817248
IRR 1586431.11648
ISK 142.062532
JEP 0.856626
JMD 182.092084
JOD 0.817993
JPY 181.627012
KES 148.781703
KGS 100.888291
KHR 4660.799756
KMF 492.614593
KRW 1664.690302
KWD 0.356644
KYD 0.958511
KZT 545.026239
LAK 26048.298174
LBP 103004.479089
LKR 386.12442
LRD 207.612377
LSL 19.024918
LTL 3.406468
LVL 0.69784
LYD 7.359084
MAD 10.744823
MDL 20.10023
MGA 4919.056308
MKD 61.525704
MMK 2422.354323
MNT 4147.524662
MOP 9.292006
MRU 46.226529
MUR 54.222569
MVR 17.836069
MWK 1994.42283
MXN 20.013177
MYR 4.712949
MZN 73.731051
NAD 19.024918
NGN 1574.012366
NIO 42.330485
NOK 10.926464
NPR 175.442008
NZD 1.961512
OMR 0.443645
PAB 1.150213
PEN 3.898045
PGK 5.150059
PHP 70.667684
PKR 319.439457
PLN 4.312336
PYG 6858.078504
QAR 4.204648
RON 5.247557
RSD 117.498334
RUB 91.443047
RWF 1688.519328
SAR 4.320672
SBD 9.322873
SCR 15.583178
SDG 692.198315
SEK 10.985993
SGD 1.479693
SLE 28.499711
SOS 657.307524
SRD 43.587131
STD 23878.499126
STN 24.50028
SVC 10.064115
SZL 19.022218
THB 38.676603
TJS 10.616322
TMT 4.049358
TND 3.381339
TRY 54.813428
TTD 7.810089
TWD 37.273824
TZS 3047.993231
UAH 51.336988
UGX 4319.04944
USD 1.153663
UYU 46.28053
UZS 13768.157604
VES 860.282504
VND 30341.919148
VUV 137.643052
WST 3.154711
XAF 655.964509
XAG 0.020031
XAU 0.000285
XCD 3.117833
XCG 2.072924
XDR 0.815809
XOF 655.964509
XPF 119.331742
YER 274.922082
ZAR 19.102044
ZMK 10384.357384
ZMW 21.606247
ZWL 371.479082
  • AEX

    -5.5200

    1099.18

    -0.5%

  • BEL20

    31.6600

    5685.82

    +0.56%

  • PX1

    24.6100

    8509.64

    +0.29%

  • ISEQ

    -118.7900

    13535.33

    -0.87%

  • OSEBX

    3.6300

    2018.08

    +0.18%

  • PSI20

    -30.1800

    9116.04

    -0.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.6300

    4276.33

    -0.48%

  • N150

    -1.7100

    4262.41

    -0.04%

Le "maelström d'émotions" du Brésilien David Motta, exilé du Bolchoï
Le "maelström d'émotions" du Brésilien David Motta, exilé du Bolchoï / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

Le "maelström d'émotions" du Brésilien David Motta, exilé du Bolchoï

Le jour où la Russie a envahi l'Ukraine, le danseur brésilien David Motta, soliste au Bolchoï, n'a pas hésité: il a aussitôt décidé de quitter le pays où il avait passé la moitié de sa vie.

Taille du texte:

Après ce fatidique 24 février, ce grand espoir de la danse classique de 25 ans est retombé sur ses pieds: il va rejoindre le Staatsballett de Berlin.

Mais avant de déménager en Allemagne, il s'offre un retour aux sources, incarnant à partir de samedi le prince Siegfried du "Lac des cygnes", au Théâtre Municipal de Rio de Janeiro.

Une oeuvre mythique créée justement au Bolchoï, à Moscou.

Peu après la répétition générale, David Motta s'est confié à l'AFP au sujet de la décision la plus difficile de sa vie.

"Maintenant, je me sens plus serein. C'était un maelström d'émotions. J'ai passé plusieurs nuits blanches, sans savoir comment prendre un nouveau départ", raconte le danseur, vêtu d'un justaucorps noir aux broderies dorées.

Le Brésilien a été l'un des premiers à quitter Moscou, mais il assure que "tous les danseurs étrangers" du Bolchoï ont fini par suivre le mouvement.

"C'est clair qu'il fallait partir", par solidarité envers le peuple ukrainien. "La seule question, c'était comment", a-t-il poursuivi.

Craignant une fermeture des frontières, il a élaboré son "plan de fuite" dès le 24 février, réservant aussitôt un vol pour Istanbul, d'où il a rejoint le Brésil, via Milan.

- "Pris entre deux feux" -

David Motta ne regrette en aucun cas sa décision, mais déplore le fait que les artistes, dont la vocation est "d'unir les cultures et les pays" aient été "pris entre deux feux".

Selon lui, les artistes russes sont les premiers pénalisés, bannis de tous les événements à l'étranger, tout comme les sportifs de haut niveau.

"Malheureusement, on reproche aux Russes les faits commis par une seule personne", poursuit-il, évoquant sans le citer le président Vladimir Poutine.

Mais le Brésilien préfère ne pas s'épancher sur le sujet: "jamais je ne critiquerai ce pays où j'ai grandi et où j'ai tant appris. Je le porterai toujours dans mon coeur".

Né à Cabo Frio, cité balnéaire près de Rio de Janeiro (sud-est), David Motta a commencé à danser à haut niveau très jeune.

Après avoir brillé dans un concours à New York, il a obtenu une bourse financée par le gouvernement brésilien pour intégrer l'Académie Bolchoï à Moscou.

À 12 ans seulement, il a quitté les plages de sable fin de sa ville natale pour rejoindre la froide capitale russe.

"Je suis parti seul. Je me souviens de chaque instant: quand je suis arrivé à l'internat, c'était l'hiver, tout était recouvert de blanc", raconte-t-il, montrant clairement toute sa nostalgie de ce pays où le ballet est devenu sa seconde "famille".

Diplômé en 2015, il a gagné cette même année le premier prix à un concours pour jeunes danseurs en Russie.

Le Brésilien a ensuite gravi les échelons, se hissant au rang de soliste, juste en-dessous de celui de danseur principal, l'équivalent du danseur étoile à l'Opéra de Paris.

Il a dansé dans de grands classiques comme "Don Quichotte" ou "Casse-Noisette".

- "L'air que je respire" -

"Le ballet, c'est tout pour moi. C'est l'air que je respire. Je me couche et je me réveille en ne pensant qu'à ça, (...) à progresser, sans jamais m'arrêter", insiste le Brésilien.

Samedi, lors de la première des trois nuits de spectacles au Théâtre municipal de Rio, dont l'architecture est inspirée de l'Opéra Garnier de Paris, il s'attend à un grand moment d'émotion: ses parents seront dans le public.

"Pour ma famille, c'est l'occasion de me voir danser, de voir le fruit de tous mes efforts. Ça n'a pas de prix".

Au Staatsballett de Berlin, David Motta sera danseur principal.

Il n'a pas la moindre idée de l'oeuvre sur laquelle il fera ses grands débuts en Allemagne.

D'ailleurs, il ne connaît pas du tout la ville et ne parle pas encore l'allemand. Mais ça ne devrait pas poser de problème pour ce Brésilien qui a appris le russe à 12 ans, à 11.000 km de chez lui.

Y.Kato--JT