The Japan Times - Le revirement de Meta sur le fact-checking continue de provoquer l'inquiétude

EUR -
AED 4.277322
AFN 76.290848
ALL 96.6204
AMD 444.358107
ANG 2.084886
AOA 1068.019524
ARS 1698.72025
AUD 1.743024
AWG 2.097895
AZN 1.974717
BAM 1.957243
BBD 2.351914
BDT 142.695196
BGN 1.955943
BHD 0.439137
BIF 3456.373879
BMD 1.164689
BND 1.502776
BOB 8.068949
BRL 6.254142
BSD 1.167751
BTN 105.395938
BWP 15.614511
BYN 3.40418
BYR 22827.896928
BZD 2.348511
CAD 1.616722
CDF 2530.284142
CHF 0.932852
CLF 0.02627
CLP 1030.551282
CNY 8.127201
CNH 8.120023
COP 4251.136752
CRC 580.417922
CUC 1.164689
CUP 30.864248
CVE 110.346348
CZK 24.233665
DJF 207.941511
DKK 7.472757
DOP 74.403573
DZD 151.538795
EGP 55.0851
ERN 17.470329
ETB 181.470766
FJD 2.656768
FKP 0.867002
GBP 0.866179
GEL 3.127167
GGP 0.867002
GHS 12.524233
GIP 0.867002
GMD 85.621162
GNF 10221.315844
GTQ 8.954216
GYD 244.310108
HKD 9.080774
HNL 30.803915
HRK 7.534251
HTG 152.919451
HUF 386.09719
IDR 19649.461687
ILS 3.671116
IMP 0.867002
INR 105.217795
IQD 1529.727729
IRR 49062.508249
ISK 146.599448
JEP 0.867002
JMD 184.622935
JOD 0.825795
JPY 184.681761
KES 150.244958
KGS 101.850038
KHR 4697.362108
KMF 492.663392
KPW 1048.253092
KRW 1718.32331
KWD 0.358689
KYD 0.973117
KZT 594.708424
LAK 25246.395101
LBP 104568.691141
LKR 361.02305
LRD 209.602721
LSL 19.186179
LTL 3.439022
LVL 0.704508
LYD 6.341621
MAD 10.75733
MDL 19.915511
MGA 5403.914217
MKD 61.530097
MMK 2445.444926
MNT 4148.919812
MOP 9.384318
MRU 46.614564
MUR 54.12298
MVR 18.005659
MWK 2024.875371
MXN 20.742487
MYR 4.714654
MZN 74.428804
NAD 19.186179
NGN 1659.774038
NIO 42.970756
NOK 11.72216
NPR 168.619412
NZD 2.028597
OMR 0.447818
PAB 1.167761
PEN 3.924093
PGK 4.983567
PHP 69.274558
PKR 326.872167
PLN 4.215585
PYG 7727.630528
QAR 4.269748
RON 5.089918
RSD 117.33303
RUB 91.399346
RWF 1702.525881
SAR 4.368095
SBD 9.46917
SCR 15.753334
SDG 700.556658
SEK 10.718508
SGD 1.499734
SHP 0.873818
SLE 28.12715
SLL 24422.937138
SOS 666.179674
SRD 44.464899
STD 24106.702912
STN 24.517443
SVC 10.217532
SYP 12880.961008
SZL 19.181976
THB 36.630039
TJS 10.877225
TMT 4.07641
TND 3.417019
TOP 2.80429
TRY 50.283681
TTD 7.931779
TWD 36.815224
TZS 2914.477238
UAH 50.366782
UGX 4163.069051
USD 1.164689
UYU 45.353045
UZS 14128.415593
VES 384.298933
VND 30605.10518
VUV 140.856775
WST 3.236114
XAF 656.440934
XAG 0.012783
XAU 0.000251
XCD 3.147629
XCG 2.104551
XDR 0.816391
XOF 656.435294
XPF 119.331742
YER 277.661016
ZAR 19.093093
ZMK 10483.609537
ZMW 22.74157
ZWL 375.02926
  • AEX

    -2.7900

    994.24

    -0.28%

  • BEL20

    32.0300

    5282.16

    +0.61%

  • PX1

    5.0100

    8351.83

    +0.06%

  • ISEQ

    19.4600

    12990.57

    +0.15%

  • OSEBX

    -1.2000

    1716.05

    -0.07%

  • PSI20

    -92.4300

    8466.26

    -1.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    111.3200

    4044.82

    +2.83%

  • N150

    -12.4500

    3879.34

    -0.32%

Le revirement de Meta sur le fact-checking continue de provoquer l'inquiétude
Le revirement de Meta sur le fact-checking continue de provoquer l'inquiétude / Photo: Nicolas TUCAT - AFP

Le revirement de Meta sur le fact-checking continue de provoquer l'inquiétude

"Le monde réel" va souffrir de la décision du patron de Meta de mettre fin au programme de fact-checking aux Etats-Unis, a averti un réseau international de fact-checking, peu avant que l'ONU et le Conseil de l'Europe s'alarment également.

Taille du texte:

L'International Fact-Checking Network (IFCN) a fait cette déclaration jeudi, deux jours après l'annonce coup de théâtre de Mark Zuckerberg.

L'IFCN a également rejeté comme "faux" l'argument de justification avancé par le fondateur et patron de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) selon lequel la vérification des informations "était orientée politiquement" et entraînait "trop de censure".

Si Meta généralisait au monde entier sa décision, qui pour l'instant ne concerne que les Etats-Unis, cela aurait des conséquences dramatiques, a averti le réseau international qui regroupe plus de 130 organisations, dont l'AFP.

"Il est presque certain qu'il en résultera(it) un préjudice pour le monde réel dans de nombreux endroits", a estimé ce réseau.

Parmi les plus de 100 pays dotés d'un programme de fact-checking, certains sont "très vulnérables à la désinformation qui engendre de l'instabilité politique, des ingérences dans les élections, de la violence de masse et même des génocides", explique l'IFCN.

- "Expression libre" -

Le réseau international de fact-checking a également rejeté les allégations de "censure" de Mark Zuckerberg.

"C'est faux et nous voulons rétablir la vérité, à la fois pour le contexte actuel et pour l'Histoire", a réagi l'IFCN.

Mark Zuckerberg a justifié sa décision mardi par son souci de "restaurer l'expression libre sur (ses) plateformes", à l'approche du retour, le 20 janvier, à la Maison Blanche de Donald Trump, qui a durement critiqué Facebook pendant des années.

L'annonce du patron de Meta a provoqué l'émoi de l'Europe à l'Australie, et jusqu'à l'ONU.

Le Brésil a ainsi sommé vendredi le groupe californien d'expliquer sous 72 heures les conséquences de son revirement pour ce pays, exigeant que soient protégés les "droits fondamentaux" des citoyens sur les plateformes.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, a lui affirmé vendredi que réguler les contenus haineux en ligne "n'est pas de la censure", et que les autoriser "a des conséquences concrètes".

A Strasbourg, le Conseil de l'Europe s'est également inquiété vendredi des risques de "conséquences négatives pour les droits humains".

"Combattre les mensonges et empêcher que se répandent des messages violents ou haineux, ce n'est pas de la censure. Il s'agit d'un engagement à protéger les droits humains", a insisté son commissaire aux droits de l'Homme, Michael O'Flaherty.

L'administration Biden a elle refusé de faire un commentaire sur la question vendredi.

- "Pente glissante" -

Mark Zuckerberg est de son côté revenu sur sa décision sur le podcast conservateur de Joe Rogan.

En 2016, après la première élection de Donald Trump, "j'ai accordé trop de crédit aux nombreuses personnes dans les médias qui disaient, en gros, qu'il n'y avait +aucune chance que ce type ait pu être élu sans la désinformation+", a-t-il déclaré dans une interview fleuve mise en ligne vendredi.

Il a accusé les médias partenaires d'avoir été "biaisés" en choisissant trop souvent de vérifier des contenus politiques, et a même fait une comparaison avec le livre de George Orwell, 1984, sur un monde dystopique où le gouvernement réécrit l'histoire.

"C'est vraiment une pente glissante, et on a fini par se dire que cela détruisait la confiance, en particulier aux États-Unis", a-t-il assuré.

A la place du fact-checking, Meta va instaurer les "notes de la communauté", qui permettront aux utilisateurs d'ajouter eux-mêmes du contexte, comme sur le réseau social X d'Elon Musk. Le milliardaire accuse lui-même depuis des années les programmes de vérification de "censurer" les voix conservatrices.

Facebook utilise les fact-checks de quelque 80 organisations dans le monde.

L'Agence France-Presse est en première ligne à l'échelle mondiale. Elle participe dans plus de 26 langues au programme de Meta qui rémunère ces médias. "Nous sommes en train d'évaluer la situation", indique la direction de l'agence.

Alors qu'une vague massive de désinformation inondait la planète, le fact-checking est devenu un format journalistique à part entière.

Il s'est développé au début des années 2000 aux Etats-Unis grâce à l'internet et sous l'impulsion de médias soucieux de confronter la parole des personnalités politiques à la réalité, à l'instar du site PolitiFact.

Correction de chiffres en direct à la télévision, articles en ligne barrés de la mention vrai ou faux... la méthode a essaimé partout dans le monde, jusqu'à la bascule survenue en 2016 avec l'élection de Donald Trump et le Brexit.

Y.Mori--JT