The Japan Times - Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale

EUR -
AED 4.285412
AFN 77.003581
ALL 96.321401
AMD 444.697958
ANG 2.088912
AOA 1069.88921
ARS 1712.168367
AUD 1.737973
AWG 2.100109
AZN 1.977437
BAM 1.952749
BBD 2.348963
BDT 142.519112
BGN 1.944578
BHD 0.439798
BIF 3449.894042
BMD 1.166727
BND 1.500297
BOB 8.088201
BRL 6.265912
BSD 1.166293
BTN 105.188563
BWP 15.586191
BYN 3.388376
BYR 22867.855099
BZD 2.345668
CAD 1.619126
CDF 2636.803889
CHF 0.930238
CLF 0.026499
CLP 1039.542324
CNY 8.135821
CNH 8.125625
COP 4330.891741
CRC 579.92574
CUC 1.166727
CUP 30.918273
CVE 110.114682
CZK 24.292897
DJF 207.350804
DKK 7.471891
DOP 74.037979
DZD 151.678049
EGP 55.010723
ERN 17.50091
ETB 181.603441
FJD 2.662006
FKP 0.870342
GBP 0.866844
GEL 3.144306
GGP 0.870342
GHS 12.502308
GIP 0.870342
GMD 86.338477
GNF 10208.108661
GTQ 8.942677
GYD 244.00423
HKD 9.096448
HNL 30.75562
HRK 7.533322
HTG 152.636215
HUF 387.403612
IDR 19694.356841
ILS 3.661984
IMP 0.870342
INR 105.15754
IQD 1527.794766
IRR 49148.387738
ISK 146.797899
JEP 0.870342
JMD 184.941079
JOD 0.827195
JPY 184.449673
KES 150.449505
KGS 102.030393
KHR 4684.745391
KMF 494.6922
KPW 1050.055174
KRW 1711.134012
KWD 0.358827
KYD 0.971902
KZT 595.225314
LAK 25212.338976
LBP 104442.658481
LKR 360.508684
LRD 209.350496
LSL 19.153325
LTL 3.445042
LVL 0.705742
LYD 6.326391
MAD 10.737143
MDL 19.815544
MGA 5392.800066
MKD 61.553802
MMK 2450.140697
MNT 4151.457914
MOP 9.367294
MRU 46.527684
MUR 54.451588
MVR 18.037265
MWK 2022.399891
MXN 20.904276
MYR 4.739834
MZN 74.552471
NAD 19.153407
NGN 1658.444437
NIO 42.920857
NOK 11.749796
NPR 168.301301
NZD 2.023123
OMR 0.448607
PAB 1.166343
PEN 3.919599
PGK 4.976207
PHP 69.22182
PKR 326.448858
PLN 4.21031
PYG 7717.49792
QAR 4.251614
RON 5.089968
RSD 117.334228
RUB 91.092199
RWF 1700.429754
SAR 4.375427
SBD 9.485745
SCR 17.244088
SDG 701.789629
SEK 10.706824
SGD 1.499831
SHP 0.875348
SLE 28.147342
SLL 24465.692413
SOS 665.411608
SRD 44.539769
STD 24148.899517
STN 24.466287
SVC 10.205069
SYP 12903.507967
SZL 19.151431
THB 36.436824
TJS 10.852511
TMT 4.083546
TND 3.408803
TOP 2.8092
TRY 50.301579
TTD 7.921424
TWD 36.847351
TZS 2916.392433
UAH 50.490376
UGX 4202.29946
USD 1.166727
UYU 45.427986
UZS 14148.746186
VES 379.166142
VND 30655.759833
VUV 140.352234
WST 3.248145
XAF 655.082399
XAG 0.013596
XAU 0.000253
XCD 3.153139
XCG 2.101904
XDR 0.816603
XOF 655.065577
XPF 119.331742
YER 278.20584
ZAR 19.124765
ZMK 10501.942229
ZMW 22.655752
ZWL 375.685715
  • AEX

    5.3400

    993.54

    +0.54%

  • BEL20

    -26.7300

    5213.94

    -0.51%

  • PX1

    -3.3400

    8358.76

    -0.04%

  • ISEQ

    -6.5400

    13073.32

    -0.05%

  • OSEBX

    6.4500

    1703.65

    +0.38%

  • PSI20

    -26.4100

    8494.08

    -0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -61.9300

    3933.39

    -1.55%

  • N150

    5.8300

    3893.76

    +0.15%

Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale
Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale / Photo: Jung Yeon-je - AFP

Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale

"Démission", "comptes à rendre": le président sud-coréen Yoon Suk Yeol est mis dos au mur mercredi par l'opposition comme par son propre parti après avoir tenté mardi d'imposer la loi martiale, une mesure qu'il a été obligé d'abroger sous la pression.

Taille du texte:

M. Yoon, dont la cote de popularité était déjà extrêmement faible, avait annoncé l'instauration de la loi martiale lors d'une allocution surprise tard mardi, en accusant l'opposition de constituer des "forces hostiles à l'Etat".

C'est notamment un conflit sur l'adoption de son budget au Parlement, où le camp présidentiel est minoritaire, qui a mis le feu aux poudres.

Des centaines de manifestants se sont parallèlement rassemblés devant le parlement pour exiger le retrait du texte et la démission de M. Yoon.

L'imposition de la loi martiale, une première depuis plus de 40 ans dans le pays, impliquait la suspension de la vie politique ainsi que la fermeture du parlement et la mise sous contrôle des médias.

Cette annonce a généré inquiétude et désapprobation dans le monde, notamment des Etats-Unis, principal allié de Séoul face à la Corée du Nord, et de la Chine.

En Corée du Sud, le principal parti d'opposition (Parti démocrate), a exigé la "démission" de M. Yoon et menacé d'engager une procédure en destitution contre lui s'il ne la remettait pas "immédiatement".

Le propre parti du dirigeant, le Parti du Pouvoir au Peuple, a lui souligné mercredi que M. Yoon devrait rendre des comptes.

"Le président doit expliquer cette situation tragique tout de suite et en détail", a déclaré à la télévision le chef de sa formation, Han Dong-hoon, soulignant que "tous les responsables devront rendre des comptes".

Le chef de cabinet du président et d'importants collaborateurs ont dans la matinée "présenté en masse leur démission", selon l'agence nationale Yonhap.

La Confédération coréenne des syndicats, plus importante intersyndicale du pays avec ses quelque 1,2 million de membres, a appelé à une "grève générale illimitée" jusqu'à la démission de M. Yoon, estimant qu'il avait "signé sa propre fin au pouvoir".

- "Loi insensée" -

Dans la foulée de la proclamation de la loi martiale, le Parlement s'était réuni alors que des soldats des forces spéciales tentaient de pénétrer dans la salle de session.

Devant le bâtiment, mis sous scellés dans la nuit, des manifestants ont clamé: "Arrêtez Yoon Suk Yeol !", ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Pourquoi est-ce qu'on a dû venir ici après avoir travaillé toute la journée, en pleine semaine?", a crié un manifestant. "C'est à cause de cette loi martiale insensée décrétée par Yoon, qui est devenu fou", s'est écrié un autre protestataire, acclamé par des centaines de personnes.

M. Yoon s'est finalement résolu à annoncer à la télévision la levée de la loi martiale et le retrait des troupes déployées dans la capitale, suscitant des cris de joie des manifestants.

A la demande de l'Assemblée nationale, "nous avons procédé au retrait des militaires qui avaient été déployés pour les opérations de loi martiale", a dit M. Yoon à 04H30 locales (19H30 GMT mardi).

L'armée avait indiqué qu'elle n'obéirait qu'aux ordres du président.

- Inédit depuis 1980 -

Tard mardi, Yoon Suk Yeol avait dans une allocution surprise expliqué son choix de ressusciter une loi qui avait été activée pour la dernière fois en 1980, quand des centaines de milliers de personnes avaient battu le pavé pour protester contre un coup d'Etat militaire. Des manifestations réprimées dans le sang.

Dans le contexte de difficultés à adopter le budget, M. Yoon avait justifié mardi la mesure en disant vouloir "éliminer les éléments hostiles à l'Etat" et "protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes".

Il avait entre autres pointé du doigt une "dictature législative" et accusé les élus de l'opposition de bloquer "tous les budgets essentiels aux fonctions premières de la nation".

Le chef de l'opposition Lee Jae-myung, qui a perdu de justesse l'élection présidentielle contre M. Yoon en 2022, avait qualifié d'"illégale" la mesure imposée par celui-ci et appelé à manifester devant le parlement.

La Maison Blanche a affirmé qu'elle n'était pas au courant des intentions de M. Yoon.

Les Nations unies et le Royaume-Uni ont aussi fait part de leur inquiétude, tandis que la Chine a appelé ses ressortissants en Corée du Sud à la prudence. Moscou, qui a resserré ses liens avec la Corée du Nord pour sa guerre en Ukraine, a jugé la situation "alarmante".

Le Japon a pour sa part dit mercredi suivre la situation avec "une préoccupation exceptionnelle et sérieuse".

T.Kobayashi--JT