The Japan Times - Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale

EUR -
AED 4.239541
AFN 75.022521
ALL 95.94266
AMD 434.694321
ANG 2.06611
AOA 1058.399423
ARS 1599.786929
AUD 1.668857
AWG 2.077556
AZN 1.966353
BAM 1.956448
BBD 2.319489
BDT 141.306834
BGN 1.97288
BHD 0.435352
BIF 3429.120892
BMD 1.154198
BND 1.483259
BOB 7.957637
BRL 5.934533
BSD 1.151592
BTN 107.270553
BWP 15.799305
BYN 3.41239
BYR 22622.27179
BZD 2.316088
CAD 1.605766
CDF 2654.654418
CHF 0.921392
CLF 0.026776
CLP 1057.268357
CNY 7.943877
CNH 7.935962
COP 4252.213784
CRC 535.870642
CUC 1.154198
CUP 30.586235
CVE 110.658657
CZK 24.518099
DJF 205.123746
DKK 7.472507
DOP 69.973235
DZD 153.41072
EGP 62.593756
ERN 17.312963
ETB 180.864316
FJD 2.610215
FKP 0.873924
GBP 0.871882
GEL 3.092832
GGP 0.873924
GHS 12.707487
GIP 0.873924
GMD 84.835159
GNF 10130.961101
GTQ 8.80992
GYD 241.029885
HKD 9.046081
HNL 30.713354
HRK 7.533568
HTG 151.145511
HUF 380.319933
IDR 19654.021976
ILS 3.63204
IMP 0.873924
INR 107.29836
IQD 1511.998778
IRR 1518693.123711
ISK 144.401497
JEP 0.873924
JMD 181.559388
JOD 0.818307
JPY 184.311521
KES 150.16465
KGS 100.934631
KHR 4631.218411
KMF 492.84205
KPW 1038.777516
KRW 1741.649476
KWD 0.357039
KYD 0.959718
KZT 545.710867
LAK 25346.177755
LBP 103358.389946
LKR 363.346722
LRD 212.661071
LSL 19.465578
LTL 3.408045
LVL 0.698162
LYD 7.358037
MAD 10.823487
MDL 20.263243
MGA 4802.61616
MKD 61.573519
MMK 2423.547371
MNT 4123.0727
MOP 9.297181
MRU 46.306205
MUR 54.247384
MVR 17.832312
MWK 2004.265591
MXN 20.505505
MYR 4.648527
MZN 73.822701
NAD 19.471468
NGN 1591.834564
NIO 42.393433
NOK 11.208239
NPR 171.630654
NZD 2.020175
OMR 0.44334
PAB 1.151582
PEN 3.954569
PGK 4.971148
PHP 69.372464
PKR 322.078677
PLN 4.269925
PYG 7449.533572
QAR 4.207164
RON 5.098896
RSD 117.312749
RUB 92.535077
RWF 1686.282606
SAR 4.333781
SBD 9.285796
SCR 16.648207
SDG 693.672357
SEK 10.76838
SGD 1.483262
SHP 0.865947
SLE 28.39255
SLL 24202.957816
SOS 659.612571
SRD 43.110407
STD 23889.558769
STN 24.872957
SVC 10.07634
SYP 127.613267
SZL 19.460084
THB 37.603767
TJS 11.038158
TMT 4.039691
TND 3.369065
TOP 2.77903
TRY 51.468212
TTD 7.812691
TWD 36.88296
TZS 3000.913844
UAH 50.436279
UGX 4320.431938
USD 1.154198
UYU 46.635457
UZS 14052.354915
VES 546.474682
VND 30397.52352
VUV 137.702165
WST 3.192832
XAF 656.168792
XAG 0.015855
XAU 0.000248
XCD 3.119276
XCG 2.075488
XDR 0.815156
XOF 656.158773
XPF 119.331742
YER 275.390284
ZAR 19.436098
ZMK 10389.164608
ZMW 22.254569
ZWL 371.651137
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale
Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale / Photo: Jung Yeon-je - AFP

Corée du Sud: le président Yoon assailli de toutes parts après son éphémère loi martiale

"Démission", "comptes à rendre": le président sud-coréen Yoon Suk Yeol est mis dos au mur mercredi par l'opposition comme par son propre parti après avoir tenté mardi d'imposer la loi martiale, une mesure qu'il a été obligé d'abroger sous la pression.

Taille du texte:

M. Yoon, dont la cote de popularité était déjà extrêmement faible, avait annoncé l'instauration de la loi martiale lors d'une allocution surprise tard mardi, en accusant l'opposition de constituer des "forces hostiles à l'Etat".

C'est notamment un conflit sur l'adoption de son budget au Parlement, où le camp présidentiel est minoritaire, qui a mis le feu aux poudres.

Des centaines de manifestants se sont parallèlement rassemblés devant le parlement pour exiger le retrait du texte et la démission de M. Yoon.

L'imposition de la loi martiale, une première depuis plus de 40 ans dans le pays, impliquait la suspension de la vie politique ainsi que la fermeture du parlement et la mise sous contrôle des médias.

Cette annonce a généré inquiétude et désapprobation dans le monde, notamment des Etats-Unis, principal allié de Séoul face à la Corée du Nord, et de la Chine.

En Corée du Sud, le principal parti d'opposition (Parti démocrate), a exigé la "démission" de M. Yoon et menacé d'engager une procédure en destitution contre lui s'il ne la remettait pas "immédiatement".

Le propre parti du dirigeant, le Parti du Pouvoir au Peuple, a lui souligné mercredi que M. Yoon devrait rendre des comptes.

"Le président doit expliquer cette situation tragique tout de suite et en détail", a déclaré à la télévision le chef de sa formation, Han Dong-hoon, soulignant que "tous les responsables devront rendre des comptes".

Le chef de cabinet du président et d'importants collaborateurs ont dans la matinée "présenté en masse leur démission", selon l'agence nationale Yonhap.

La Confédération coréenne des syndicats, plus importante intersyndicale du pays avec ses quelque 1,2 million de membres, a appelé à une "grève générale illimitée" jusqu'à la démission de M. Yoon, estimant qu'il avait "signé sa propre fin au pouvoir".

- "Loi insensée" -

Dans la foulée de la proclamation de la loi martiale, le Parlement s'était réuni alors que des soldats des forces spéciales tentaient de pénétrer dans la salle de session.

Devant le bâtiment, mis sous scellés dans la nuit, des manifestants ont clamé: "Arrêtez Yoon Suk Yeol !", ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Pourquoi est-ce qu'on a dû venir ici après avoir travaillé toute la journée, en pleine semaine?", a crié un manifestant. "C'est à cause de cette loi martiale insensée décrétée par Yoon, qui est devenu fou", s'est écrié un autre protestataire, acclamé par des centaines de personnes.

M. Yoon s'est finalement résolu à annoncer à la télévision la levée de la loi martiale et le retrait des troupes déployées dans la capitale, suscitant des cris de joie des manifestants.

A la demande de l'Assemblée nationale, "nous avons procédé au retrait des militaires qui avaient été déployés pour les opérations de loi martiale", a dit M. Yoon à 04H30 locales (19H30 GMT mardi).

L'armée avait indiqué qu'elle n'obéirait qu'aux ordres du président.

- Inédit depuis 1980 -

Tard mardi, Yoon Suk Yeol avait dans une allocution surprise expliqué son choix de ressusciter une loi qui avait été activée pour la dernière fois en 1980, quand des centaines de milliers de personnes avaient battu le pavé pour protester contre un coup d'Etat militaire. Des manifestations réprimées dans le sang.

Dans le contexte de difficultés à adopter le budget, M. Yoon avait justifié mardi la mesure en disant vouloir "éliminer les éléments hostiles à l'Etat" et "protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes".

Il avait entre autres pointé du doigt une "dictature législative" et accusé les élus de l'opposition de bloquer "tous les budgets essentiels aux fonctions premières de la nation".

Le chef de l'opposition Lee Jae-myung, qui a perdu de justesse l'élection présidentielle contre M. Yoon en 2022, avait qualifié d'"illégale" la mesure imposée par celui-ci et appelé à manifester devant le parlement.

La Maison Blanche a affirmé qu'elle n'était pas au courant des intentions de M. Yoon.

Les Nations unies et le Royaume-Uni ont aussi fait part de leur inquiétude, tandis que la Chine a appelé ses ressortissants en Corée du Sud à la prudence. Moscou, qui a resserré ses liens avec la Corée du Nord pour sa guerre en Ukraine, a jugé la situation "alarmante".

Le Japon a pour sa part dit mercredi suivre la situation avec "une préoccupation exceptionnelle et sérieuse".

T.Kobayashi--JT