The Japan Times - JO-2024 - Sécurité: tous les participants passés au crible

EUR -
AED 4.306892
AFN 75.646395
ALL 95.724676
AMD 440.383498
AOA 1075.402786
ARS 1608.085285
AUD 1.660634
AWG 2.110932
AZN 1.998313
BAM 1.955283
BBD 2.358476
BDT 143.861942
BHD 0.442483
BIF 3480.679195
BMD 1.17274
BND 1.492105
BOB 8.091859
BRL 5.874493
BSD 1.17099
BTN 108.630262
BWP 15.720841
BYN 3.360911
BYR 22985.699188
BZD 2.355077
CAD 1.623248
CDF 2697.30186
CHF 0.925554
CLF 0.026668
CLP 1047.072999
CNY 8.007515
CNH 8.003896
COP 4264.671791
CRC 541.956627
CUC 1.17274
CUP 31.077603
CVE 110.235837
CZK 24.379388
DJF 208.524835
DKK 7.473758
DOP 70.511346
DZD 155.090971
EGP 62.282523
ERN 17.591096
ETB 183.744691
FJD 2.593519
FKP 0.871382
GBP 0.871601
GEL 3.155128
GGP 0.871382
GHS 12.886591
GIP 0.871382
GMD 86.200888
GNF 10274.281963
GTQ 8.95763
GYD 244.98519
HKD 9.18484
HNL 31.099773
HRK 7.535913
HTG 153.539382
HUF 375.515762
IDR 20041.301486
ILS 3.558339
IMP 0.871382
INR 109.170935
IQD 1533.994185
IRR 1543472.109781
ISK 143.297523
JEP 0.871382
JMD 185.141021
JOD 0.831519
JPY 186.788171
KES 151.529913
KGS 102.556542
KHR 4687.759864
KMF 492.551108
KPW 1055.443518
KRW 1741.014707
KWD 0.362014
KYD 0.975842
KZT 553.363609
LAK 25823.168542
LBP 104866.057933
LKR 369.552236
LRD 215.463
LSL 19.212217
LTL 3.462796
LVL 0.709379
LYD 7.444031
MAD 10.884021
MDL 20.175663
MGA 4859.714374
MKD 61.623698
MMK 2463.101174
MNT 4197.555211
MOP 9.446501
MRU 46.804618
MUR 54.556297
MVR 18.131
MWK 2030.462846
MXN 20.290044
MYR 4.649959
MZN 75.008877
NAD 19.212217
NGN 1594.344064
NIO 43.088601
NOK 11.170234
NPR 173.80802
NZD 2.009837
OMR 0.450923
PAB 1.17099
PEN 3.952054
PGK 5.068659
PHP 70.219557
PKR 326.614995
PLN 4.254117
PYG 7572.996582
QAR 4.269071
RON 5.092392
RSD 117.338958
RUB 90.423579
RWF 1710.047611
SAR 4.401975
SBD 9.450111
SCR 17.808289
SDG 704.81699
SEK 10.873585
SGD 1.49384
SLE 28.878761
SOS 669.222959
SRD 43.917976
STD 24273.345166
STN 24.49352
SVC 10.246289
SYP 129.626608
SZL 19.216916
THB 37.771646
TJS 11.130156
TMT 4.110453
TND 3.421695
TRY 52.380465
TTD 7.946898
TWD 37.224875
TZS 3038.69612
UAH 50.876041
UGX 4332.853754
USD 1.17274
UYU 47.247501
UZS 14239.233045
VES 558.033909
VND 30885.274174
VUV 140.185433
WST 3.206853
XAF 655.783514
XAG 0.015387
XAU 0.000247
XCD 3.169388
XCG 2.110442
XDR 0.815584
XOF 655.783514
XPF 119.331742
YER 278.115659
ZAR 19.254112
ZMK 10556.069282
ZMW 22.278106
ZWL 377.621722
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

JO-2024 - Sécurité: tous les participants passés au crible
JO-2024 - Sécurité: tous les participants passés au crible / Photo: Dimitar DILKOFF - AFP

JO-2024 - Sécurité: tous les participants passés au crible

N'ira pas aux JO qui veut. Pas moins d'un million de personnes, athlètes, entraîneurs, volontaires ou même riverains qui participeront cet été aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris font l'objet au préalable d'une enquête de sécurité.

Taille du texte:

En toute discrétion, des enquêteurs-analystes épluchent depuis des mois les centaines de milliers de demandes d'accréditation émanant du comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) ou des préfectures impliquées dans le grand rendez-vous planétaire.

Leur objectif: s'assurer que celles et ceux qui sollicitent une autorisation ne constituent pas un risque pour la sécurité de l'événement, dans un contexte de menace terroriste "très élevée" en France.

"Il ne peut pas y avoir de délivrance d'accréditation du Cojo tant qu'il n'y a pas eu de résultat d'enquête de sécurité (...), c'est vraiment pour toute personne, sauf le spectateur", explique à l'AFP Julien Dufour, chef du Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas), chargé de cette mission pour les JO.

En tête de la liste des accrédités, 10.500 sportives et sportifs sélectionnés pour les Jeux olympiques (26 juillet-11 août), 4.400 pour les Jeux paralympiques (28 août-8 septembre), leur staff (entraîneurs, soigneurs...) et quelque 26.000 journalistes.

Viennent ensuite jusqu'à 22.000 agents de sécurité privée et 45.000 volontaires, même si tous ne font pas l'objet d'une enquête de sécurité, obligatoire uniquement pour ceux qui ont accès à des zones protégées.

"On peut imaginer qu'il y ait des enquêtes sur des gens qui habitent sur un secteur", précise le patron du Sneas.

- Fichiers de police -

Pour accomplir sa tâche, son service, créé en 2017 dans le climat post-attentats de détection et de lutte contre le terrorisme et la radicalisation, s'appuie juridiquement sur l'article L211-11-1 du code de la sécurité intérieure portant sur les grands événements.

Il s'inscrit aussi dans la loi du 19 mai 2023 relative aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024.

"Jusqu'à la loi, l'organisateur pouvait ne pas suivre l'avis rendu. C'est un changement de posture qui est important et qui réaffirme les prérogatives régaliennes de l'Etat de définir qui peut ou qui doit", relève Julien Dufour, à la tête de 150 agents.

La première étape de la procédure d'enquête administrative de sécurité passe par un criblage, c'est-à-dire la consultation des différents fichiers de police et de renseignements (national ou supranational). Si aucun risque sécuritaire apparaît, le Sneas émet un avis sans objection qui équivaut à un feu vert.

A l'inverse, si le nom de la personne apparaît dans un de ces fichiers, un enquêteur-analyste évalue alors si les faits qui lui ont valu cette inscription sont de nature à représenter une menace dans le cadre de sa mission lors des JO.

Ainsi, dit Julien Dufour, une personne connue pour avoir conduit sous emprise de l'alcool pourrait être autorisée à "intervenir pour venir réparer un appareil dans un site sensible". "Par contre, c'est un vrai sujet s'il doit devenir conducteur de bus", ajoute-t-il.

En fonction de l'évaluation, le Sneas peut rendre un avis d'incompatibilité - "motivé", insiste Julien Dufour - et la demande d'accréditation doit être refusée.

"On est à l'opposé de l'arbitraire. Ce n'est pas une question de convictions des uns des autres, c'est une question d'éléments matériels concrets", commente le patron du service d'enquête, qui assure ne pas faire "d'enquête d'environnement, de voisinage". "Ce n'est pas son rôle", dit-il.

- Enquêtes tous azimuts -

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a confirmé mardi lors d'une audition au Sénat le volume "d'un million d'enquêtes à faire" pour les JO, dont "89.000 ont déjà été effectuées donnant lieu à 280 avis d'incompatibilité dont six fichés S".

 

En 2022, le Sneas a mené 500.000 enquêtes et 700.000 en 2023 dans le cadre de ses missions, du chauffeur de transports publics aux accès aux zones aéroportuaires en passant par l'Armada de Rouen, les 24 Heures du Mans ou du Mondial de rugby, qui a étrenné la loi de mai 2023.

"On a mené un peu plus de 100.000 enquêtes lors de la Coupe du monde de rugby", lance Julien Dufour, qui ne communique pas sur le nombre de refus et table sur un total de 2 millions d'enquêtes en 2024 (JO et missions régulières).

Les enquêtes de sécurité pour les JO ne sont pas spécifiques à la France.

Comme le rappelle à l'AFP le porte-parole du Comité international olympique (CIO), "les mesures de sécurité pour les Jeux olympiques relèvent de la responsabilité des autorités locales et sont mises en œuvre en fonction du contexte de chaque édition".

Ce fut le cas à Rio en 2016, confirme à l'AFP une source brésilienne. Pour les Jeux de Londres en 2012, le Home Office (équivalent britannique du ministère de l'Intérieur) a mené près de 500.000 enquêtes qui ont abouti à 100 refus, selon le quotidien The Guardian.

sc-cfe-jta-lg-sm/pa/lbx

M.Matsumoto--JT