The Japan Times - A Cergy-Pontoise, la gendarmerie traque les incendies criminels grâce à la science

EUR -
AED 4.231245
AFN 73.725097
ALL 95.962768
AMD 434.735824
ANG 2.062095
AOA 1056.342299
ARS 1606.393999
AUD 1.626239
AWG 2.073519
AZN 1.957604
BAM 1.95412
BBD 2.323522
BDT 141.558314
BGN 1.969047
BHD 0.434928
BIF 3421.305633
BMD 1.151955
BND 1.473031
BOB 7.97187
BRL 5.995001
BSD 1.153668
BTN 106.985319
BWP 15.644465
BYN 3.516233
BYR 22578.31327
BZD 2.320215
CAD 1.578374
CDF 2614.937616
CHF 0.909578
CLF 0.026702
CLP 1054.361214
CNY 7.917443
CNH 7.932522
COP 4269.950704
CRC 538.818112
CUC 1.151955
CUP 30.526801
CVE 111.797223
CZK 24.444653
DJF 204.725614
DKK 7.472483
DOP 69.175247
DZD 152.537418
EGP 60.177999
ERN 17.279321
ETB 180.856753
FJD 2.548643
FKP 0.863331
GBP 0.863321
GEL 3.127603
GGP 0.863331
GHS 12.562006
GIP 0.863331
GMD 85.244374
GNF 10114.162901
GTQ 8.837288
GYD 241.357858
HKD 9.029004
HNL 30.607446
HRK 7.53747
HTG 151.189535
HUF 391.62372
IDR 19539.456616
ILS 3.571117
IMP 0.863331
INR 106.993323
IQD 1509.060734
IRR 1514820.507162
ISK 143.2575
JEP 0.863331
JMD 181.144285
JOD 0.81669
JPY 183.535768
KES 149.235866
KGS 100.738475
KHR 4619.338365
KMF 493.036529
KPW 1036.734401
KRW 1729.129827
KWD 0.353005
KYD 0.961307
KZT 556.522279
LAK 24709.429743
LBP 103157.548449
LKR 359.231198
LRD 211.211295
LSL 19.376215
LTL 3.401423
LVL 0.696806
LYD 7.349679
MAD 10.798136
MDL 20.113313
MGA 4803.651589
MKD 61.677112
MMK 2419.224151
MNT 4113.747641
MOP 9.313507
MRU 46.21601
MUR 53.577753
MVR 17.809319
MWK 1999.793406
MXN 20.387203
MYR 4.51048
MZN 73.611468
NAD 19.375558
NGN 1563.13347
NIO 42.300018
NOK 11.020803
NPR 171.170971
NZD 1.970788
OMR 0.442921
PAB 1.153663
PEN 3.948325
PGK 4.956574
PHP 68.866739
PKR 321.735508
PLN 4.267705
PYG 7456.072821
QAR 4.197681
RON 5.092557
RSD 117.454429
RUB 96.613944
RWF 1680.701993
SAR 4.325527
SBD 9.267752
SCR 16.230038
SDG 692.324942
SEK 10.747156
SGD 1.473891
SHP 0.864264
SLE 28.395712
SLL 24155.927782
SOS 658.342883
SRD 43.054339
STD 23843.137717
STN 24.767027
SVC 10.094191
SYP 127.389792
SZL 19.375564
THB 37.565572
TJS 11.034248
TMT 4.031842
TND 3.360832
TOP 2.77363
TRY 50.935521
TTD 7.820006
TWD 36.757731
TZS 2999.3791
UAH 50.735507
UGX 4340.193737
USD 1.151955
UYU 46.719839
UZS 14025.049287
VES 519.46575
VND 30307.9297
VUV 137.765566
WST 3.149103
XAF 655.348139
XAG 0.015
XAU 0.000236
XCD 3.113216
XCG 2.079141
XDR 0.814294
XOF 652.58393
XPF 119.331742
YER 274.827596
ZAR 19.358311
ZMK 10368.954649
ZMW 22.559726
ZWL 370.928962
  • AEX

    -12.8600

    999.98

    -1.27%

  • BEL20

    -37.7200

    5129.08

    -0.73%

  • PX1

    -4.7800

    7969.88

    -0.06%

  • ISEQ

    117.6200

    12369.92

    +0.96%

  • OSEBX

    13.6100

    1986.11

    +0.69%

  • PSI20

    -40.3700

    9134.62

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    9.7200

    3898.6

    +0.25%

A Cergy-Pontoise, la gendarmerie traque les incendies criminels grâce à la science
A Cergy-Pontoise, la gendarmerie traque les incendies criminels grâce à la science / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

A Cergy-Pontoise, la gendarmerie traque les incendies criminels grâce à la science

Sous la lumière froide du laboratoire, le major Christophe Rémillon ajuste sa blouse blanche et enfile ses gants de latex bleus avant de manipuler des échantillons de terre calcinée et de charbon de bois, prélevés sur les lieux d'un incendie pour analyse.

Taille du texte:

Sur "un feu en espace naturel, on reçoit généralement ce type de prélèvements: de la terre et des résidus de végétaux partiellement calcinés ou encore des reliquats de morceaux de bois brûlés", détaille le major, expert de la branche criminalistique en incendie de la gendarmerie nationale depuis 20 ans.

C'est dans les couloirs feutrés de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), que ce spécialiste officie au sein du laboratoire du département environnement, incendies et explosifs, composé d'une équipe de 22 personnes dont six entièrement dédiées aux enquêtes sur les incendies.

"Au laboratoire, notre rôle va être de rechercher l'éventuelle présence de produits accélérants (...) souvent un liquide inflammable. Et si on arrive à caractériser la présence de tels produits dans les prélèvements qui nous sont confiés alors on peut étayer le caractère criminel de l'incendie", explique-t-il.

Pour cela, la première étape consiste à rechercher les produits très volatils en chauffant les prélèvements à haute température, en recueillant les gaz libérés, analysés ensuite par "chromatographie en phase gazeuse", une technique permettant de séparer des molécules d'un mélange gazeux.

Après analyse dans un spectromètre de masse permettant d'identifier les molécules, l'empreinte chimique obtenue peut ainsi révéler la présence d'accélérants.

Une seconde phase cible les "produits plus lourds" (huiles végétales, lubrifiants, fiouls domestiques, etc.) grâce notamment à l'utilisation de solvants.

Ces derniers jours, le laboratoire est au cœur de l'enquête sur l'incendie qui a ravagé 16.000 hectares la semaine dernière dans le massif des Corbières, dans l'Aude, "un département souvent rattrapé par l'actualité", souligne le lieutenant-colonel Dominique Bousquet, chef de la division criminalistique physique et chimie.

- Equipe cynophile -

Avant d'arriver sur les paillasses immaculées du laboratoire, l'enquête débute d'abord sur le terrain, insiste le major Rémillon, par la délimitation de la zone de départ du feu où des techniciens en identification criminelle effectuent des prélèvements, en collaboration avec des experts pompiers et forestiers.

Sur certains incendies, l'enquête mobilise également des équipes cynophiles spécialisées, comme ce fut le cas ce weekend dans l'Aude. "Certains techniciens travaillent avec des chiens dressés pour détecter des produits accélérants", explique le major Rémillon qui s'est rendu sur place.

Les canidés interviennent "notamment sur des grands espaces". "Si le chien marque un point, des prélèvements sont réalisés et envoyés au laboratoire. Nous déterminons alors s'il s'agit de produits suspects et, le cas échéant, si cela peut indiquer un incendie volontaire", précise-t-il.

Au terme d'analyses pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours, un rapport est rédigé, exposant les conclusions, les tests réalisés, ainsi que leurs implications pour la poursuite de l'enquête.

Entouré par plusieurs dizaines de prélèvements scellés issus d'enquêtes en cours, le major Rémillon explique que si un "produit suspect" est finalement détecté, "il faut en déterminer la nature, son rôle possible dans le déclenchement du feu, et s'il est légitime à l'endroit où il a été trouvé. L'ensemble de ces éléments peut permettre de confirmer -ou d'infirmer- une intention criminelle", conclut-il.

Dans le cas de l'incendie de l'Aude, désormais maîtrisé, l'origine humaine est toujours "envisagée à l'heure actuelle" et les investigations se poursuivent. "Pour l'instant, aucun élément ne permet d'affirmer s'il est d'origine criminelle ou non. Il faut encore déterminer s'il s’agit d'un acte volontaire ou d'une négligence", souligne le major.

L'activité de son service est soutenue: l'an dernier, environ "1.000" dossiers lui ont été confiés, dont 60 à 70% étaient liés à des incendies. Et si "neuf feux sur dix" sont d'origine humaine, environ "40%" d'entre eux sont volontaires, rappelle-t-il.

T.Sato--JT