The Japan Times - Cancers du sein: une simple prise de sang pour intercepter un début de rechute

EUR -
AED 4.211486
AFN 73.392602
ALL 95.511641
AMD 432.776502
ANG 2.052798
AOA 1051.580464
ARS 1599.186668
AUD 1.62941
AWG 2.06417
AZN 1.950449
BAM 1.94531
BBD 2.313047
BDT 140.920119
BGN 1.960169
BHD 0.433004
BIF 3405.881169
BMD 1.146761
BND 1.466391
BOB 7.93593
BRL 6.036436
BSD 1.148467
BTN 106.502991
BWP 15.573934
BYN 3.500381
BYR 22476.522195
BZD 2.309755
CAD 1.574022
CDF 2603.148425
CHF 0.908642
CLF 0.026592
CLP 1050.009345
CNY 7.881748
CNH 7.906334
COP 4249.966319
CRC 536.388929
CUC 1.146761
CUP 30.389175
CVE 111.292911
CZK 24.477592
DJF 203.802596
DKK 7.472515
DOP 68.8632
DZD 152.083519
EGP 60.016896
ERN 17.20142
ETB 180.041818
FJD 2.547878
FKP 0.859439
GBP 0.864108
GEL 3.113471
GGP 0.859439
GHS 12.505443
GIP 0.859439
GMD 84.860476
GNF 10068.564133
GTQ 8.797447
GYD 240.269731
HKD 8.987852
HNL 30.46977
HRK 7.532964
HTG 150.507919
HUF 393.566201
IDR 19547.579065
ILS 3.555017
IMP 0.859439
INR 106.869957
IQD 1502.257351
IRR 1507991.1572
ISK 143.184423
JEP 0.859439
JMD 180.327622
JOD 0.81304
JPY 183.209461
KES 148.56283
KGS 100.284227
KHR 4598.51312
KMF 490.81355
KPW 1032.060433
KRW 1720.520044
KWD 0.351666
KYD 0.956973
KZT 554.013278
LAK 24598.030854
LBP 102677.599768
LKR 357.611656
LRD 210.258849
LSL 19.288459
LTL 3.386088
LVL 0.693664
LYD 7.316422
MAD 10.749454
MDL 20.022635
MGA 4781.995185
MKD 61.659536
MMK 2408.317428
MNT 4095.201402
MOP 9.271518
MRU 46.007743
MUR 53.336139
MVR 17.728851
MWK 1990.777689
MXN 20.463899
MYR 4.513082
MZN 73.288912
NAD 19.28872
NGN 1554.469271
NIO 42.10929
NOK 11.010216
NPR 170.399271
NZD 1.976713
OMR 0.440915
PAB 1.148462
PEN 3.930523
PGK 4.934227
PHP 68.56507
PKR 320.28889
PLN 4.274375
PYG 7422.45819
QAR 4.178814
RON 5.091961
RSD 117.46143
RUB 96.189227
RWF 1673.12479
SAR 4.305733
SBD 9.22597
SCR 16.555096
SDG 689.203537
SEK 10.783811
SGD 1.471255
SHP 0.860368
SLE 28.266974
SLL 24047.024259
SOS 655.374556
SRD 42.860185
STD 23735.644363
STN 24.655369
SVC 10.048683
SYP 126.815474
SZL 19.288658
THB 37.601954
TJS 10.984502
TMT 4.013665
TND 3.345673
TOP 2.761126
TRY 50.819993
TTD 7.784751
TWD 36.749342
TZS 2985.856443
UAH 50.506773
UGX 4320.626598
USD 1.146761
UYU 46.509209
UZS 13961.819533
VES 517.123814
VND 30171.290762
VUV 137.14447
WST 3.134906
XAF 652.393596
XAG 0.015051
XAU 0.000237
XCD 3.09918
XCG 2.069767
XDR 0.810623
XOF 649.567364
XPF 119.331742
YER 273.588579
ZAR 19.457332
ZMK 10322.223659
ZMW 22.458019
ZWL 369.256682
  • AEX

    -12.8600

    999.98

    -1.27%

  • BEL20

    -37.7200

    5129.08

    -0.73%

  • PX1

    -4.7800

    7969.88

    -0.06%

  • ISEQ

    117.6200

    12369.92

    +0.96%

  • OSEBX

    13.6100

    1986.11

    +0.69%

  • PSI20

    -40.3700

    9134.62

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    9.7200

    3898.6

    +0.25%

Cancers du sein: une simple prise de sang pour intercepter un début de rechute
Cancers du sein: une simple prise de sang pour intercepter un début de rechute / Photo: BERTRAND LANGLOIS - AFP/Archives

Cancers du sein: une simple prise de sang pour intercepter un début de rechute

Détecter, par prise de sang, des traces biologiques d'un risque de rechute de certains cancers du sein et délivrer ensuite un traitement préventif: cette promesse semble confirmée par de nouvelles données, nouvelle illustration des apports de la biopsie liquide.

Taille du texte:

Cette technologie, également appelée de l'ADN tumoral circulant, consiste à suivre l'évolution d'un cancer par une simple prise de sang - et non par biopsie classique, qui implique des prélèvements bien plus lourds. C'est la présence dans le sang d'ADN produit par les tumeurs, source de précieuses informations génétiques, qui est recherchée.

Il s'agit d'une grande avancée scientifique des dernières années. Et des données récentes confirment une application potentiellement majeure: éviter, de façon précoce et non invasive, des rechutes pour certaines femmes atteintes de cancers hormono-dépendants - le type le plus répandu de tumeurs du sein - et métastasés.

"Un nouveau médicament", le camizestrant (AstraZeneca), mais "surtout un nouveau concept" sont au centre d'une session plénière au 61ème congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco) à Chicago et d'une parution dans le New England Journal of Medicine, a souligné devant la presse le Pr François-Clément Bidard, de l'institut Curie, dernier auteur de l'article.

Actuellement, les femmes atteintes de cancers du sein hormonodépendants au stade métastatique sont généralement traitées par une combinaison de médicaments: une hormonothérapie qui diminue la fabrication d'oestrogènes (anti-aromatase) et un traitement inhibant la prolifération des cellules (inhibiteur de CDK4/6).

Mais, pour presque 40% de ces patientes, un gène crucial pour le récepteur des oestrogènes (ESR1) mute, ce qui entraîne une résistance à l'hormonothérapie et, finalement, une rechute du cancer.

La promesse désormais est de détecter ces mutations dans le sang plusieurs mois avant qu'elles ne provoquent une nouvelle avancée du cancer, pour changer d'hormonothérapie, la combiner à un médicament inhibant le cycle cellulaire, et finalement réduire le risque de ré-évolution de la tumeur.

C'était déjà la conclusion, à l'automne 2022, d'un essai académique français (Pada-1) piloté par le Pr Bidard. C'est aussi celle désormais d'un essai clinique international de phase III (Serena-6) d'un nouveau médicament d'AstraZeneca, développé dans son sillage.

- "Révolutionnaire" -

Sur près de 3.000 patientes suivies par prise de sang tous les 2-3 mois, 315 ont développé une mutation dans le sang, sans ré-évolution du cancer, et ont été réparties en deux groupes: un standard, qui a continué son traitement, et un expérimental, qui a reçu le camizestrant et l’inhibiteur du cycle cellulaire.

Les patientes recevant ce nouveau traitement oral ont vu "leur risque d’évolution du cancer diminué de 56%, repoussant d’environ 6 mois en moyenne le temps jusqu’à une première ré-évolution. A 12 mois, le taux de survie sans progression était de 60,7% pour les patientes ayant reçu du camizestrant contre 33,4% chez les autres. A 24 mois, la survie sans progression atteignait 29,7% contre 5,4%", a détaillé l'institut Curie dans un communiqué, vantant "une approche révolutionnaire".

Celle-ci marque "une première dans le cancer du sein, (et) peut s'extrapoler au-delà de ce cancer", a déclaré à la presse M. Bidard, spécialiste de la biopsie liquide.

Depuis une quinzaine d'années, les travaux sur l'ADN tumoral circulant, récoltable par simple prise de sang grâce aux avancées en biologie moléculaire, ne cessent de nourrir plusieurs milliers d'études scientifiques et des espoirs grandissants d'applications.

Les scientifiques y cherchent notamment une voie vers une médecine plus personnalisée et préventive mais aussi moins invasive pour les malades du cancer.

Dans le cas présent, c'est "la première fois que l'industrie pharmaceutique se rend compte du potentiel de la biopsie liquide pour recevoir une approbation des autorités sanitaires pour des molécules, ce qui laisse présager que d'autres industriels vont s'engouffrer dans cette nouvelle facon d'initier des traitements", selon le Pr Bidart.

Alors que le nombre de cas de cancers du sein hormonodépendants continue d'augmenter dans le monde, la concurrence s'accroît aussi entre laboratoires pharmaceutiques pour développer des hormonothérapies de nouvelle génération et en tirer des bénéfices.

AstraZeneca, qui mise de plus en plus sur les anticancéreux, a positionné le camizestrant comme un médicament de première intention. Une stratégie pour tenter de faire la différence face à plusieurs rivals, comme Roche, Pfizer ou Eli Lilly, qui mènent plusieurs essais dans cette famille thérapeutique.

T.Kobayashi--JT