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A l'approche de sa 4e saison en NBA, Victor Wembanyama continue d'impressionner ceux qui le regardent jouer, mais aussi ses partenaires de parquet, qui ont loué son talent, son intelligence de jeu et son travail acharné, lundi lors du media day des Spurs.
Tout juste arrivé des Pistons de Détroit à San Antonio, le vétéran Tobias Harris, 34 ans, a été aussitôt bluffé par le phénomène français.
"En 16 saisons NBA, je n'ai jamais vu quelqu'un bosser autant", a lancé l'ailier-fort venu apporter son expérience de l'animation et de la densité dans la raquette de la franchise texane.
"Il sert de point d'ancrage à l'équipe. Il donne le ton et tout le monde suit le mouvement. C'est là que réside la clé du succès de ce groupe et de cette équipe: quand tes meilleurs joueurs sont ceux qui travaillent le plus dur, ça rend la vie beaucoup plus facile", sourit Tobias Harris, qui a évolué aux côtés d'autres All-Stars de la Ligue dont le pivot Joel Embiid, désigné MVP en 2023.
A 22 ans, Wembanyama s'est rapidement imposé comme le patron des Spurs, non seulement par son jeu, mais aussi par son aura, son calme et sa détermination. Avec pour résultat probant, la saison passée, d'avoir propulsé San Antonio jusqu'en finale de la NBA, perdue face aux New York Knicks.
- "Il coche toutes les cases" -
"Il coche toutes les cases de ce qu'on est en droit d'attendre d'un leader et d'un coéquipier: il travaille dur, il veille sur ses coéquipiers et il a un talent incroyable. C'est le reflet de sa personnalité", encense Stephon Castle, lieutenant de Wemby au talent indéniable et qui bénéficie de l'émulation imposée par son leader.
Le géant français que ses coéquipiers appellent "Vic", sidère aussi pêle-mêle par "sa taille, son répertoire technique, et sa soif d'apprendre", dixit Tobias Harris.
"De quoi je m'inspire chez lui? C'est difficile de tirer des enseignements d'un joueur (de 2,24 mètres)", rigole le jeune meneur américain Dylan Harper.
Mais il prendrait tout de même bien "son intelligence de jeu incroyable, sa capacité à faire bien jouer le collectif et sa prise de bonnes décisions au bon moment".
La marge de progression de Wemby, troisième du classement pour le trophée de MVP la saison passée, n'en reste pas moins énorme, selon son entraîneur Mitch Johnson, ce qui donne le vertige au vu de son agilité exceptionnelle, sa vitesse et ses contres athlétiques.
"Il peut progresser dans tous les domaines", assure Johnson qui cornaque les Spurs depuis mai 2025, après l'ère de l'iconique Gregg Popovich qui a guidé San Antonio à cinq titres de champion avec une génération dorée comprenant Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker.
- Etoffer sa panoplie en attaque -
Pour aller en chercher un sixième, Wembanyama, la pierre angulaire du projet, devra "progresser offensivement, pas seulement en marquant mais en continuant de dicter le jeu, en créant des occasions pour ses coéquipiers et en forçant la défense adverse à faire des choix", selon son coach.
Le principal intéressé, surnommé "l'alien" avant même ses débuts en NBA par LeBron James, pour ses capacités hors-normes, dit vouloir travailler le "scoring en isolation", pour exploiter les phases d'attaque en un contre un sans aide d'une combinaison collective ou d'un écran de l'un de ses partenaires.
Une piste visant à encore plus étoffer la panoplie du capitaine de l'équipe de France, qui de l'autre côté du parquet s'est déjà imposé comme le meilleur défenseur de la ligue au vote unanime de la saison passée.
Annoncé comme le prochain visage incontournable de la NBA, Wembanyama, qui a tourné à des moyennes de 25 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes décisives et 3,1 contres par match, a affirmé se sentir "dans la meilleure forme possible" à trois semaines de l'entame de la nouvelle saison régulière.
Avec une obsession en tête: arriver "au sommet de la montagne". A savoir décrocher une première bague de champion pour vite effacer le goût amer de l'échec en finale en juin face aux Knicks (4-1).
M.Yamazaki--JT