The Japan Times - Ultim Challenge: la course à l'aventure d'Eric Péron

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.834974
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.834974
GHS 13.055243
GIP 0.834974
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.834974
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.834974
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.587311
MNT 4015.514918
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 132.393741
WST 3.108622
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.340367
MXV 2.33632
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Ultim Challenge: la course à l'aventure d'Eric Péron
Ultim Challenge: la course à l'aventure d'Eric Péron / Photo: LOIC VENANCE - AFP

Ultim Challenge: la course à l'aventure d'Eric Péron

"Déjà une victoire d'être au départ". Le navigateur Eric Péron, l'un des six solitaires partis à l'assaut de l'Ultim Challenge, a validé in extremis sa participation à cette course autour du monde inédite, qu'il aborde avant tout comme une "grande aventure".

Taille du texte:

Logiquement distancé en dernière position après une semaine à la barre du plus ancien trimaran de la flotte, le Finistérien de 42 ans, déterminé et philosophe, apprécie chaque instants de son début de périple en mer.

"De toute façon, il faut que j’arrête de regarder ce qu’ils font. C’est vrai que je me suis pris un peu au jeu au début car je résistais pas mal (...). C’est comme un petit deuil à faire, mais je ne suis pas triste pour autant", explique-t-il depuis son voilier Adagio.

Marin polyvalent, Péron brille en course au large depuis le début des années 2000. D'abord en solitaire sur le circuit Figaro, puis en tant qu'équipier sur la Volvo Ocean Race et enfin en trimaran au sein de la classe Ocean Fifty (multicoque de 50 pieds).

- Dernier arrivé -

Mais, contrairement à ses concurrents, il est arrivé très tard aux commandes d'un Ultim, ces maxi-trimarans de 32 mètres de long et 23 mètres de large, bijoux de technologie capables pour les plus modernes de s'élever au dessus de l'eau grâce à leurs foils.

Longtemps à la recherche d'un partenaire pour financer son inscription, il a signé avec Adagio -leader européen de l'appart'hôtellerie- en septembre avant de mettre à l'eau son voilier le mois suivant.

Deux mois seulement avant le départ, il effectuait ses premières sorties au large de Brest pendant que le reste de la flotte s'affrontait sur la Jacques-Vabre. "On savait depuis le début que l'on manquerait de préparation, de pratique", confie Péron.

Son voilier, l'ancien Geronimo d'Olivier de Kersauson, est le plus éprouvé de la flotte, mais il est le seul à ne pas posséder de foils et enregistre des vitesses moyennes très inférieures aux autres.

"Ce projet n'aurait pas été possible avec un autre bateau. On a une petite équipe, des moyens inférieurs... un bateau qui vole aurait nécessité des investissements en conséquence et beaucoup plus de temps et de compétences techniques", note-t-il, réaliste.

- Premier parti -

Pour autant, le jour du départ de Brest dimanche, le Quimpérois n'a pas caché son émotion d'être sur les pontons, versant de nombreuses larmes au moment de grimper sur le bateau et de larguer les amarres... le premier.

"Depuis tout petit, j'ai le souvenir de ces premiers Vendée Globe, ce saut dans l'inconnu. On ne savait même pas si c'était possible, combien de jours les marins allaient mettre. Cela m'a éveillé à la voile", raconte ce jeune père d'une petite fille de 18 mois.

Même avec peu de moyens, de temps et d'entrainement, il a tout fait pour figurer parmi les six fantastiques, premiers marins à partir en course autour du monde en solitaire sur des trimarans géants.

"Quand ce challenge et né, je me suis dit que c'était ça dont je rêvais, une grande aventure, mélangeant compétition et aspect pionnier. Il fallait saisir l'opportunité".

Bien conscient des limites techniques de son voilier, il estime que ce voyage autour du monde est avant tout "un combat avec (lui)-même". "A aucun moment je ne me sens capable de jouer sur la tactique avec mes adversaires, mais ce n'est pas important car je ne vivrai jamais une aventure pareille".

Après avoir dépassé les Canaries vendredi et encaissé de plein fouet la première grosse dépression du périple, il a envoyé depuis son voilier une vidéo pour montrer comment réparer une fenêtre au large.

"A plus tard pour un nouveau tuto bricolage", lâche-il en conclusion, dans un grand sourire, avant de mettre le cap vers l’équateur au sud-ouest, qu'il devrait atteindre, à son rythme d'aventurier, en milieu de semaine prochaine.

K.Nakajima--JT