The Japan Times - Affrontements à La Paz malgré les concessions du président bolivien

EUR -
AED 4.273981
AFN 72.737362
ALL 95.503954
AMD 428.282121
ANG 2.083699
AOA 1068.349221
ARS 1630.496355
AUD 1.623655
AWG 2.094802
AZN 1.969631
BAM 1.954866
BBD 2.34387
BDT 142.861121
BGN 1.943417
BHD 0.439388
BIF 3457.433038
BMD 1.163779
BND 1.486783
BOB 8.041123
BRL 5.832888
BSD 1.163739
BTN 110.765596
BWP 15.644457
BYN 3.199058
BYR 22810.066386
BZD 2.340472
CAD 1.606719
CDF 2624.320849
CHF 0.91164
CLF 0.02653
CLP 1044.153674
CNY 7.907587
CNH 7.896935
COP 4229.591473
CRC 529.544686
CUC 1.163779
CUP 30.840141
CVE 110.211863
CZK 24.258391
DJF 206.826888
DKK 7.4716
DOP 68.466989
DZD 154.911796
EGP 60.774397
ERN 17.456683
ETB 187.625638
FJD 2.561247
FKP 0.86641
GBP 0.862378
GEL 3.096117
GGP 0.86641
GHS 13.511486
GIP 0.86641
GMD 84.377907
GNF 10199.082628
GTQ 8.873722
GYD 243.472612
HKD 9.1178
HNL 30.961072
HRK 7.535117
HTG 152.386529
HUF 356.82737
IDR 20685.006119
ILS 3.352608
IMP 0.86641
INR 110.853489
IQD 1524.464997
IRR 1540144.992702
ISK 143.599007
JEP 0.86641
JMD 183.412358
JOD 0.825139
JPY 184.989603
KES 150.779066
KGS 101.77211
KHR 4668.749016
KMF 494.606285
KPW 1047.40105
KRW 1761.262393
KWD 0.360015
KYD 0.969832
KZT 550.854412
LAK 25508.70127
LBP 104236.543536
LKR 377.04821
LRD 212.957325
LSL 19.000139
LTL 3.436336
LVL 0.703959
LYD 7.418455
MAD 10.708137
MDL 20.20226
MGA 4889.642514
MKD 61.640503
MMK 2443.465869
MNT 4165.208165
MOP 9.390273
MRU 46.537562
MUR 55.023416
MVR 17.919559
MWK 2017.927079
MXN 20.124821
MYR 4.599954
MZN 74.366362
NAD 19.000139
NGN 1595.482803
NIO 42.82935
NOK 10.763444
NPR 177.224553
NZD 1.986327
OMR 0.44747
PAB 1.163739
PEN 3.963689
PGK 5.077552
PHP 71.543253
PKR 324.010582
PLN 4.231475
PYG 7215.552104
QAR 4.254767
RON 5.237236
RSD 117.410186
RUB 83.150906
RWF 1701.97941
SAR 4.352689
SBD 9.362814
SCR 16.106507
SDG 698.854051
SEK 10.820356
SGD 1.48682
SHP 0.868878
SLE 28.637622
SLL 24403.864035
SOS 665.07934
SRD 43.198358
STD 24087.873513
STN 24.488193
SVC 10.18309
SYP 128.626654
SZL 18.995841
THB 37.869583
TJS 10.712135
TMT 4.073226
TND 3.40186
TOP 2.8021
TRY 53.42001
TTD 7.898192
TWD 36.618296
TZS 3036.398012
UAH 51.536652
UGX 4386.884913
USD 1.163779
UYU 46.477591
UZS 13969.264878
VES 612.392679
VND 30672.556616
VUV 138.314365
WST 3.171062
XAF 655.64089
XAG 0.015005
XAU 0.000256
XCD 3.145171
XCG 2.097289
XDR 0.815645
XOF 655.643706
XPF 119.331742
YER 277.736092
ZAR 18.991588
ZMK 10475.406538
ZMW 21.907438
ZWL 374.73633
  • AEX

    8.2600

    1053.27

    +0.79%

  • BEL20

    59.2500

    5649.03

    +1.06%

  • PX1

    142.8300

    8258.26

    +1.76%

  • ISEQ

    335.4400

    13336.98

    +2.58%

  • OSEBX

    -13.9900

    2043.5

    -0.68%

  • PSI20

    56.8400

    9223.83

    +0.62%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    78.5900

    4193.21

    +1.91%

  • N150

    48.2000

    4313.62

    +1.13%

Affrontements à La Paz malgré les concessions du président bolivien
Affrontements à La Paz malgré les concessions du président bolivien / Photo: MARVIN RECINOS - AFP

Affrontements à La Paz malgré les concessions du président bolivien

Des affrontements ont opposé lundi manifestants et policiers à La Paz lors d'une marche de milliers de personnes exigeant la démission du président bolivien Rodrigo Paz, qui a annoncé réduire son salaire pour tenter d'apaiser la contestation sociale.

Taille du texte:

En fin d'après-midi, le calme était revenu, a constaté l'AFP.

Le président de centre-droit fait face depuis début mai au plus important mouvement de contestation de son mandat, entamé en novembre, alors que le pays traverse sa plus grave crise économique depuis quatre décennies.

Des milliers de personnes, notamment des mineurs, des paysans et des ouvriers, ont défilé dans les rues de la capitale administrative.

"Que voulons-nous? Sa démission! Quand? Maintenant!", scandait la foule au milieu de détonations de pétards.

Les manifestants rejettent la politique économique du gouvernement, réclament des hausses de salaires et accusent les autorités d'avoir distribué une essence de mauvaise qualité qui aurait endommagé des milliers de véhicules.

Ils ont défilé jusqu'au centre-ville, où certains ont tenté de franchir le périmètre de sécurité autour de la place Murillo, siège du palais présidentiel et du Parlement.

Des affrontements ont alors éclaté avec les policiers antiémeutes, les manifestants utilisant pierres, pétards et bâtons, tandis que les forces de l'ordre répondaient avec des gaz lacrymogènes.

Des vendeurs ambulants proposaient des masques et du vinaigre pour atténuer les effets des gaz lacrymogènes.

Une dizaine de manifestants ont été arrêtés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

- Baisse de salaire -

Les protestations ont commencé début mai par un appel à la grève de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), principal syndicat du pays, ainsi que des barrages routiers. Lundi, près d'une cinquantaine de points de blocage étaient recensés à travers le pays par les autorités.

Les barrages ont provoqué des pénuries de nourriture, de médicaments et d'essence à La Paz, El Alto et dans plusieurs autres villes du pays.

"Ce gouvernement nous massacre, il nous discrimine", a affirmé à l'AFP Julia Ramirez, une paysanne aymara de 57 ans.

"Nous sommes en colère parce qu'on nous a menti", a dit de son côté Félix Mamani, un mineur de 27 ans, en référence au gouvernement.

Lors d'un discours prononcé à Sucre, capitale historique du pays, Rodrigo Paz a annoncé une réduction de 50% de son salaire et de celui de ses ministres, une mesure quasi-symbolique présentée comme une contribution de son gouvernement à "l'effort" national.

Le président gagne environ 24.000 bolivianos par mois (environ 3.400 dollars), selon un décret adopté en 2024. Les ministres perçoivent des rémunérations inférieures.

Appelant au dialogue, il a cependant de nouveau exclu toute négociation avec des manifestants radicaux ayant recours à la violence. "Une minorité ne peut pas gouverner", a-t-il averti.

Le gouvernement a dénoncé des mobilisations visant à "altérer l'Etat de droit" et accusé l'ancien président socialiste Evo Morales, en fuite dans une affaire présumée de traite d'une mineure, d'en être l'instigateur.

L'ancien chef d'Etat a appelé dimanche le gouvernement à convoquer de nouvelles élections dans un délai de 90 jours.

- "Privilégier le dialogue" -

La communauté internationale, Etats-Unis en tête, a exprimé un ferme soutien à la démocratie bolivienne.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré la semaine dernière que les Etats-Unis ne permettraient pas "que des criminels et des narcotrafiquants renversent des dirigeants élus démocratiquement".

Le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a pour sa part "souligné l'importance du respect des institutions démocratiques" lors d'un entretien téléphonique avec son homologue bolivien lundi.

Lula a également appelé à "éviter le recours à la violence et privilégier le dialogue", tout en s'engageant à envoyer de l'aide humanitaire en Bolivie, selon un communiqué de la présidence brésilienne décrivant cet appel entre les deux dirigeants.

Promettant de rompre avec vingt années de politiques de gauche menées par ses prédécesseurs Evo Morales et Luis Arce, Rodrigo Paz s'est rapproché des Etats-Unis, des institutions financières internationales et du patronat, tout en prenant ses distances avec les syndicats.

K.Nakajima--JT