The Japan Times - Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État

EUR -
AED 4.231543
AFN 75.461914
ALL 95.701722
AMD 434.288998
ANG 2.062212
AOA 1056.402845
ARS 1604.203532
AUD 1.671754
AWG 2.073924
AZN 1.963008
BAM 1.952757
BBD 2.315113
BDT 141.040252
BGN 1.969158
BHD 0.438348
BIF 3421.499665
BMD 1.15202
BND 1.480461
BOB 7.942625
BRL 5.937632
BSD 1.149419
BTN 107.068182
BWP 15.769499
BYN 3.405952
BYR 22579.593752
BZD 2.311718
CAD 1.606394
CDF 2655.406723
CHF 0.922371
CLF 0.026822
CLP 1060.146943
CNY 7.932354
CNH 7.93402
COP 4225.367764
CRC 534.859695
CUC 1.15202
CUP 30.528532
CVE 110.093468
CZK 24.515683
DJF 204.737463
DKK 7.473201
DOP 70.100875
DZD 153.120797
EGP 62.60773
ERN 17.280301
ETB 179.485677
FJD 2.596428
FKP 0.870234
GBP 0.872725
GEL 3.09322
GGP 0.870234
GHS 12.678027
GIP 0.870234
GMD 85.249896
GNF 10083.071208
GTQ 8.7933
GYD 240.575171
HKD 9.028785
HNL 30.533632
HRK 7.533105
HTG 150.860368
HUF 385.187179
IDR 19587.394373
ILS 3.606255
IMP 0.870234
INR 106.800216
IQD 1505.853797
IRR 1519658.5008
ISK 144.406163
JEP 0.870234
JMD 181.216868
JOD 0.816828
JPY 183.90162
KES 149.536587
KGS 100.7446
KHR 4596.718356
KMF 491.912982
KPW 1036.80076
KRW 1740.506953
KWD 0.356366
KYD 0.957908
KZT 544.681357
LAK 25310.334072
LBP 103108.147267
LKR 362.66125
LRD 210.921373
LSL 19.532591
LTL 3.401616
LVL 0.696846
LYD 7.350611
MAD 10.799074
MDL 20.225015
MGA 4805.471098
MKD 61.544111
MMK 2418.925967
MNT 4122.81356
MOP 9.279642
MRU 45.662864
MUR 54.076259
MVR 17.810666
MWK 1993.077375
MXN 20.591012
MYR 4.643838
MZN 73.672119
NAD 19.532168
NGN 1587.63388
NIO 42.293187
NOK 11.279187
NPR 171.306864
NZD 2.024123
OMR 0.443004
PAB 1.149409
PEN 3.976704
PGK 4.972167
PHP 69.58321
PKR 320.722289
PLN 4.277854
PYG 7435.479657
QAR 4.19107
RON 5.096887
RSD 117.243789
RUB 92.544897
RWF 1678.769812
SAR 4.32497
SBD 9.260827
SCR 16.618818
SDG 692.364465
SEK 10.917712
SGD 1.48254
SHP 0.864313
SLE 28.397723
SLL 24157.297735
SOS 656.873704
SRD 43.029146
STD 23844.489931
STN 24.461463
SVC 10.05733
SYP 128.2305
SZL 19.524664
THB 37.638229
TJS 11.017334
TMT 4.043591
TND 3.38862
TOP 2.773787
TRY 51.364261
TTD 7.797952
TWD 36.840494
TZS 2995.252618
UAH 50.341129
UGX 4312.281229
USD 1.15202
UYU 46.547476
UZS 13965.241386
VES 545.355371
VND 30344.209154
VUV 137.494593
WST 3.195543
XAF 654.930897
XAG 0.015774
XAU 0.000247
XCD 3.113392
XCG 2.071572
XDR 0.814524
XOF 654.942249
XPF 119.331742
YER 274.930013
ZAR 19.592504
ZMK 10369.567358
ZMW 22.212584
ZWL 370.949999
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État
Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État / Photo: Aamir QURESHI - AFP/Archives

Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État

Des Afghans aux journalistes, en passant par les accusés de blasphème, l'avocate pakistanaise Imaan Mazari a fait de la défense des communautés marginalisées son combat, s'attirant en retour les foudres du pouvoir.

Taille du texte:

Samedi, Imaan Mazari et son époux Hadi Ali Chattha, également avocat, ont été condamnés à dix ans de prison pour la publication de contenus jugés "anti-étatiques" sur les réseaux sociaux.

"La vérité semble extrêmement difficile à défendre dans ce pays", avait-elle regretté mardi auprès de l'AFP devant un tribunal d'Islamabad. "Mais nous le savions en choisissant cette profession. Nous sommes prêts à faire face et ne reculerons pas".

Issue d'une famille influente, Imaan Mazari est la fille de l'ancienne ministre des Droits de l'Homme Shireen Mazari et d'un éminent pédiatre.

Si sa mère se dit "fière du combat" mené par sa fille en faveur des plus "défavorisés et marginalisés", elle confiait mardi craindre pour sa sécurité. "Nous nous attendons à ce qu'elle souffre elle aussi pour avoir dénoncé des violations des droits humains", déclarait-elle.

-Un "défi constant"-

Avocate pro bono, Imaan Mazari s'est illustrée dans des dossiers particulièrement sensibles, notamment ceux portant sur des accusations de disparitions forcées imputées aux services de sécurité et visant les Baloutches, une minorité vivant entre l'Afghanistan, l'Iran et le Pakistan.

Elle a notamment défendu la figure de proue de ce mouvement, Mahrang Baloch, emprisonnée depuis mars 2025.

L'avocate intervient aussi régulièrement dans des affaires de blasphème -une accusation grave au Pakistan très majoritairement musulman- ainsi que dans des dossiers concernant des Afghans confrontés à une répression accrue des autorités.

En novembre, le Parlement a adopté une réforme constitutionnelle prévoyant une refonte du système judiciaire et remettant en cause son indépendance, selon ses opposants.

Malgré tout, Imaan Mazari a poursuivi son engagement, rapporte Asad Ali Toor, journaliste qu'elle a défendu dans plusieurs affaires. Elle représente "un défi constant pour l'État" en défendant "tous ceux qui subissent directement ses agissements", affirme-t-il.

"Issue d'une famille très aisée, elle s'est considérablement compliqué la vie par son activisme", ajoute-t-il.

-"Continuer à se battre"-

Diplômée de l'Université d'Édimbourg, Imaan Mazari est régulièrement ciblée par des remarques sexistes et des photomontages diffusés sur les réseaux sociaux, dans un pays conservateur où l'honneur des femmes occupe une place centrale.

En 2025, elle a reçu le prix "Jeune Inspiration" du Forum mondial de l'expression pour son " courage, son intégrité et son impact exceptionnels dans la défense de l'État de droit et de la justice".

La même année, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme a estimé que les poursuites engagées contre elle "semblent refléter un usage arbitraire du système judiciaire à des fins de harcèlement et d'intimidation".

En janvier 2026, lors d'une conférence de presse, le porte-parole de l'armée pakistanaise avait mis en cause l'avocate en dénonçant des "éléments occultes commettant des crimes subtils". "Ils agissent sous couvert de démocratie et de droits de l'homme pour promouvoir le terrorisme", avait déclaré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry.

Malgré ces accusations, Imaan Mazari martelait mardi inlassablement vouloir poursuivre son combat aux côtés de son mari: "nous ne sommes pas les premiers à être emprisonnés illégalement dans ce pays".

Y.Mori--JT