The Japan Times - A Kramatorsk, dans l'est ukrainien, premières évacuations face à un danger omniprésent

EUR -
AED 4.189622
AFN 75.293913
ALL 93.563859
AMD 417.456903
ANG 2.042344
AOA 1047.264089
ARS 1686.67051
AUD 1.629881
AWG 2.053459
AZN 1.934103
BAM 1.951883
BBD 2.297689
BDT 140.729055
BGN 1.959351
BHD 0.430244
BIF 3392.25128
BMD 1.14081
BND 1.472471
BOB 7.898781
BRL 5.824293
BSD 1.14081
BTN 109.976208
BWP 16.321529
BYN 3.29754
BYR 22359.884094
BZD 2.294435
CAD 1.603677
CDF 2578.231428
CHF 0.924439
CLF 0.027064
CLP 1065.152097
CNY 7.726994
CNH 7.722876
COP 3730.221888
CRC 517.570319
CUC 1.14081
CUP 30.231476
CVE 110.044143
CZK 24.193223
DJF 203.155831
DKK 7.475537
DOP 66.75719
DZD 151.991343
EGP 58.274649
ERN 17.112156
ETB 184.138066
FJD 2.534651
FKP 0.84809
GBP 0.849761
GEL 2.994615
GGP 0.84809
GHS 13.193752
GIP 0.84809
GMD 84.419994
GNF 10009.910281
GTQ 8.704682
GYD 238.685147
HKD 8.944695
HNL 30.552218
HRK 7.535507
HTG 149.083406
HUF 361.11612
IDR 20432.199699
ILS 3.484839
IMP 0.84809
INR 110.033503
IQD 1494.526712
IRR 1568614.318252
ISK 143.000563
JEP 0.84809
JMD 180.827083
JOD 0.808856
JPY 185.449026
KES 147.472569
KGS 99.763849
KHR 4608.830954
KMF 489.407321
KPW 1026.729449
KRW 1686.842222
KWD 0.353388
KYD 0.950709
KZT 536.752158
LAK 25768.734352
LBP 102162.452752
LKR 383.666714
LRD 206.4892
LSL 18.803691
LTL 3.368516
LVL 0.690065
LYD 7.30933
MAD 10.659167
MDL 20.073066
MGA 4893.265086
MKD 61.44683
MMK 2395.93319
MNT 4090.263785
MOP 9.21367
MRU 45.542396
MUR 53.765763
MVR 17.637147
MWK 1978.264339
MXN 19.922662
MYR 4.668308
MZN 72.909117
NAD 18.803691
NGN 1574.022111
NIO 41.980227
NOK 11.046154
NPR 175.961932
NZD 1.952728
OMR 0.438637
PAB 1.14083
PEN 3.868128
PGK 5.101694
PHP 70.351515
PKR 317.011721
PLN 4.331806
PYG 6913.246431
QAR 4.158554
RON 5.240653
RSD 117.36201
RUB 89.634882
RWF 1678.760188
SAR 4.284196
SBD 9.207893
SCR 15.345544
SDG 685.059097
SEK 11.05155
SGD 1.473448
SHP 0.85173
SLE 27.807213
SLL 23922.232335
SOS 652.002872
SRD 42.907042
STD 23612.472261
STN 24.450927
SVC 9.981966
SYP 126.096168
SZL 18.805587
THB 38.411657
TJS 10.547117
TMT 4.004245
TND 3.370365
TOP 2.746798
TRY 53.826058
TTD 7.744593
TWD 36.841304
TZS 3006.038829
UAH 51.009225
UGX 4226.517452
USD 1.14081
UYU 45.907864
UZS 13638.866137
VES 826.904791
VND 29997.609809
VUV 135.190346
WST 3.128917
XAF 654.654596
XAG 0.020069
XAU 0.000285
XCD 3.083097
XCG 2.056091
XDR 0.813981
XOF 654.643142
XPF 119.331742
YER 272.199049
ZAR 18.846559
ZMK 10268.663847
ZMW 20.791636
ZWL 367.340488
  • AEX

    -1.4200

    1090.53

    -0.13%

  • BEL20

    -11.2600

    5618.77

    -0.2%

  • PX1

    1.6700

    8340.11

    +0.02%

  • ISEQ

    -104.4600

    13461.6

    -0.77%

  • OSEBX

    -3.9100

    1953.49

    -0.2%

  • PSI20

    8.1600

    9070.71

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8100

    4368.96

    -0.11%

  • N150

    -9.2900

    4211.38

    -0.22%

A Kramatorsk, dans l'est ukrainien, premières évacuations face à un danger omniprésent
A Kramatorsk, dans l'est ukrainien, premières évacuations face à un danger omniprésent / Photo: Ed JONES - AFP

A Kramatorsk, dans l'est ukrainien, premières évacuations face à un danger omniprésent

Angela Bolonze semble perdue, les yeux fixés sur une montagne de sacs plastiques débordants d'habits empilés au sol, tout juste sortis d'un camion d'évacuation. Cette mère de famille vient de quitter sa maison d'un village de l'agglomération de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine.

Taille du texte:

Face à l'intensification des frappes russes, les autorités ont ordonné l'évacuation des familles avec enfants dans certains quartiers du sud-est de cette cité, qui comptait 150.000 habitants avant le déclenchement de l'invasion russe en 2022 et a perdu les deux tiers de sa population.

Kramatorsk, occupée brièvement par des séparatistes prorusses en 2014 avant d'être reprise par Kiev, est dans cette guerre le centre logistique ukrainien du front de Donetsk, épicentre des combats.

La ville incarne aussi la ténacité ukrainienne dans l'Est, et l'annonce des évacuations est un choc pour les habitants, même si le front n'est plus qu'à 20 kilomètres.

"Quand l'évacuation a été annoncée, les gens ont commencé à partir", raconte à l'AFP Angela, 34 ans, d'une voix éteinte.

La Russie contrôle presque 80% de la région de Donetsk, selon des estimations, et cherche à s'emparer de Kramatorsk, un des derniers remparts protégeant les vastes plaines, difficiles à défendre.

Et si Angela a décidé de fuir avec ses deux filles de cinq et dix ans, c’est que les drones explosifs russes FPV ont récemment commencé à survoler les environs.

Près de chez elle, "deux voitures civiles et une militaire ont été incendiées par les drones", dit-elle.

- "Très dur" -

Ces derniers mois, la Russie cherche à saper la logistique de l’armée ukrainienne dans les villes de Droujkivka et Kostiantynivka - postes avancés protégeant Kramatorsk - par des assauts de drones incessants.

Une intensification des combats en prévision de l'hiver, quand les températures négatives épuiseront les batteries et réduiront la portée des drones explosifs FPV russes.

Le 5 octobre, un de ces engins, guidé par un câble optique de plusieurs dizaines de kilomètres, a frappé un véhicule dans le centre de Kramatorsk, une première pour la ville.

Si les rues sont calmes, la tension en périphérie est palpable. En partant vers Droujkivka, à une dizaine de kilomètres au sud, les voitures foncent sur une route désormais couverte de filets anti-drones.

Sur le bas-côté, des militaires s’affairent autour d’un blindé au pare-chocs explosé par un drone. Sur cet axe, s'arrêter peut être fatal.

Dans le centre de stabilisation qui prend en charge les soldats blessés de la zone, les médecins peinent à se frayer un chemin parmi les patients.

Le pantalon aux chevilles, un grand gaillard lance une volée de jurons et des blagues pour détendre l’atmosphère alors qu'un médecin retire un éclat d’obus de sa fesse ensanglantée.

À côté, Iouriï, allongé sous une couverture de survie, esquisse un sourire douloureux. Grièvement blessé, il murmure à l’AFP : "On revenait de notre position quand un FPV nous a touchés... Comme partout, c’est dur. Très dur".

- "Zone létale" -

"La grande majorité des blessures sont dues aux FPV", glisse Serguiï, un médecin de 34 ans.

Avec l'augmentation de la portée des drones, la ligne de front est devenue plutôt une bande - surnommée "zone létale" - large d'une vingtaine de kilomètres.

Les fantassins sont parfois bloqués sur le front plusieurs mois, approvisionnés en munitions et nourriture par drone.

"Par exemple, un gars avait une blessure à la jambe qui s’est complètement nécrosée", dit Sergiï en tirant sur sa cigarette, les yeux cernés.

Selon un soldat de la zone souhaitant rester anonyme, les relèves de troupes sont devenues plus dangereuses encore que les positions de combats.

Les rotations ne se font plus qu’à pied, les soldats parcourant une dizaine de kilomètres sous des couvertures spéciales permettant d'échapper aux caméras thermiques des drones ennemis, constamment présents dans le ciel.

De plus, des groupes d’infiltration russes tentent d'entrer le plus profondément possible dans les lignes, déguisés en soldats ukrainiens ou en civils, pour tendre des embuscades, rendant la ligne de front encore plus floue.

"C’est décourageant quand tu te fais canarder par des Russes alors que tu tentes de rejoindre ta position", dit le soldat.

Alors que la Russie continue son avancée, jeudi, la municipalité de Sloviansk, un autre grand bastion du Donbass, a aussi appelé les habitants vulnérables à évacuer face aux frappes russes.

Angela Bolonze a laissé derrière elle sa mère, son frère aîné et sa belle-mère, qui n’ont pas voulu quitter la ferme familiale.

Elle rejoindra sa sœur à Zaporijjia, une ville du sud qui, cette même nuit, a subi une intense attaque de drones, missiles et bombes planantes russes.

H.Hayashi--JT