The Japan Times - Des soldats malgaches rejoignent les milliers de manifestants à Antananarivo

EUR -
AED 4.190431
AFN 76.448961
ALL 93.726583
AMD 417.697471
ANG 2.042737
AOA 1047.465886
ARS 1690.411068
AUD 1.629019
AWG 2.058418
AZN 1.941745
BAM 1.95532
BBD 2.301725
BDT 140.995391
BGN 1.959728
BHD 0.430992
BIF 3398.061675
BMD 1.14103
BND 1.474993
BOB 7.900301
BRL 5.826323
BSD 1.142814
BTN 110.167958
BWP 16.349915
BYN 3.303289
BYR 22364.186455
BZD 2.298154
CAD 1.606485
CDF 2578.727129
CHF 0.925039
CLF 0.027086
CLP 1066.041193
CNY 7.728481
CNH 7.723574
COP 3713.333545
CRC 518.470464
CUC 1.14103
CUP 30.237293
CVE 110.237941
CZK 24.195483
DJF 203.509155
DKK 7.476148
DOP 66.873292
DZD 151.957006
EGP 58.306511
ERN 17.115449
ETB 184.458314
FJD 2.533998
FKP 0.848254
GBP 0.84956
GEL 2.995234
GGP 0.848254
GHS 13.216756
GIP 0.848254
GMD 83.867847
GNF 10027.494696
GTQ 8.71986
GYD 239.10131
HKD 8.946684
HNL 30.605353
HRK 7.533988
HTG 149.341379
HUF 361.922709
IDR 20464.942151
ILS 3.48551
IMP 0.848254
INR 110.085653
IQD 1497.132512
IRR 1569201.399674
ISK 143.016988
JEP 0.848254
JMD 181.144742
JOD 0.808981
JPY 185.427595
KES 147.512009
KGS 99.783055
KHR 4616.80606
KMF 492.925107
KPW 1026.927007
KRW 1683.903423
KWD 0.353388
KYD 0.952366
KZT 537.688018
LAK 25813.663741
LBP 102340.579335
LKR 384.33566
LRD 206.849226
LSL 18.836476
LTL 3.369165
LVL 0.690197
LYD 7.322171
MAD 10.678079
MDL 20.108064
MGA 4901.775324
MKD 61.559889
MMK 2396.394202
MNT 4091.05081
MOP 9.229734
MRU 45.621602
MUR 53.776786
MVR 17.640888
MWK 1981.704884
MXN 19.869422
MYR 4.667268
MZN 72.923082
NAD 18.836476
NGN 1576.058878
NIO 42.059492
NOK 11.035146
NPR 176.267961
NZD 1.947271
OMR 0.43873
PAB 1.142819
PEN 3.875449
PGK 5.110723
PHP 70.404941
PKR 317.563059
PLN 4.331327
PYG 6925.269767
QAR 4.165877
RON 5.240635
RSD 117.34925
RUB 89.570496
RWF 1681.679843
SAR 4.285134
SBD 9.209665
SCR 15.280191
SDG 685.18751
SEK 11.050795
SGD 1.473103
SHP 0.851894
SLE 27.812627
SLL 23926.835314
SOS 653.136818
SRD 42.722272
STD 23617.015638
STN 24.49388
SVC 9.999545
SYP 126.120431
SZL 18.838293
THB 38.373959
TJS 10.565507
TMT 4.005015
TND 3.376271
TOP 2.747326
TRY 53.854557
TTD 7.758096
TWD 36.820621
TZS 3006.617254
UAH 51.098833
UGX 4233.960726
USD 1.14103
UYU 45.988712
UZS 13662.646347
VES 827.063905
VND 30023.349801
VUV 135.216359
WST 3.129519
XAF 655.793154
XAG 0.019787
XAU 0.000282
XCD 3.083691
XCG 2.059694
XDR 0.815596
XOF 655.793154
XPF 119.331742
YER 272.241054
ZAR 18.823622
ZMK 10270.635902
ZMW 20.825333
ZWL 367.411169
  • AEX

    -1.4200

    1090.53

    -0.13%

  • BEL20

    -11.2600

    5618.77

    -0.2%

  • PX1

    1.6700

    8340.11

    +0.02%

  • ISEQ

    -104.4600

    13461.6

    -0.77%

  • OSEBX

    -3.9100

    1953.49

    -0.2%

  • PSI20

    8.1600

    9070.71

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8100

    4368.96

    -0.11%

  • N150

    -9.2900

    4211.38

    -0.22%

Des soldats malgaches rejoignent les milliers de manifestants à Antananarivo
Des soldats malgaches rejoignent les milliers de manifestants à Antananarivo / Photo: Luis TATO - AFP

Des soldats malgaches rejoignent les milliers de manifestants à Antananarivo

Des soldats malgaches ont rejoint samedi les milliers de personnes manifestant dans les rues de la capitale Antananarivo, appelant les forces de sécurité à "refuser les ordres de tirer" sur la population et condamnant la répression policière récente.

Taille du texte:

La manifestations de samedi à Antananarivo est l'une des plus importantes depuis le début du mouvement le 25 septembre, commencé comme une protestation contre les coupures d'eau et d'électricité et muté en une contestation plus large des responsables politiques au pouvoir, à commencer par le président Andry Raojelina.

La police a fait usage samedi de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes pour disperser les manifestants mobilisés dans la capitale. Mais elle est partie lorsque des soldats ont pénétré dans la ville dans des véhicules militaires, certains agitant des drapeaux malgaches, et ont rejoint la foule dans la rue, sous les salutations et les "merci" de la foule, a constaté une équipe de l'AFP.

Le départ de la police a permis à la foule de rejoindre la Place du 13 mai, devant l'hôtel de ville d'Antananarivo.

Sur place, le colonel Michael Randrianirina, du CAPSAT, unité militaire ayant appelé à la désobéissance, a déclaré à l'AFP que la police avait tiré sur ses soldats, touchant un militaire et un journaliste. "Le journaliste a été touché à la fesse, tandis que le soldat est décédé", a-t-il ajouté.

"À tous ceux qui ont envoyé les gendarmes ici, à commencer par le chef de la gendarmerie, le Premier ministre, le président (...) Ils doivent quitter le pouvoir", a-t-il ajouté.

Les médias locaux ont évoqué au moins une personne tuée samedi. Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent un homme en civil dans une flaque de sang à deux pas de la place.

Des journalistes de l'AFP ont entendu des coups de feu pendant la manifestation.

Avant de quitter leur base militaire du district de Soanierana, en périphérie d'Antananarivo, les soldats du CAPSAT (Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques) avaient appelé à la désobéissance.

"Unissons nos forces, militaires, gendarmes et policiers, et refusons d'être payés pour tirer sur nos amis, nos frères et nos sœurs ", ont déclaré dans une vidéo ces militaires.

"Les jeunes peinent à trouver du travail alors que la corruption et le pillage de la richesse ne cessent de s'accroître sous différentes formes" et que "les forces de l'ordre persécutent, blessent, emprisonnent et tirent sur nos compatriotes", ont souligné ces soldats.

En 2009, cette base avait déjà mené une mutinerie lors du soulèvement populaire qui avait porté au pouvoir l'actuel président.

- "N'obéissez plus aux ordres" -

"N'obéissez plus aux ordres venant de vos supérieurs. Braquez vos armes sur ceux qui vous ordonnent de tirer sur vos frères d'armes car ce ne sont pas eux qui vont s'occuper de notre famille si jamais on meurt", ont ajouté les militaires.

Le nombre de soldats ayant répondu à cet appel n'était pas connu dans l'immédiat. Les manifestants ont salué le ralliement de militaires face à la police, accusée de brutalités à de nombreuses reprises.

"Nous n'avons pas d'armes. Nous essayons de nous protéger avec des pierres des gaz lacrymogènes qu'ils nous lancent. Et maintenant, nous ressentons une grande fierté", a confié Lucie, 24 ans.

Le nouveau ministre des Armées, Deramasinjaka Manantsoa Rakotoarivelo, a appelé les troupes au calme lors d'une conférence de presse.

"Nous appelons nos frères qui ne sont pas d'accord avec nous à privilégier le dialogue", a-t-il déclaré.

Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, avait demandé vendredi aux autorités malgaches de "cesser le recours à une force inutile", au lendemain de manifestations à Antananarivo ayant fait de nombreux blessés parmi les contestataires.

Des vidéos de la violence de la police sont devenus virales sur les réseaux sociaux. L'une d'elles montre un homme laissé inconscient au sol après avoir été poursuivi et sévèrement battu par les forces de sécurité, ce que des journalistes de l'AFP ont constaté sur place.

Au moins 22 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations le 25 septembre et plus d'une centaine blessées, d'après un bilan des Nations unies.

Le président Rajoelina a démenti des "chiffres erronés" mercredi, estimant les "pertes de vies" à 12, tous "des pilleurs, des casseurs" selon lui.

Après avoir adopté au début un ton conciliant, puis renvoyé son gouvernement en réponse aux manifestations, le président a depuis nettement durci le ton, nommant un militaire comme Premier ministre le 6 octobre ainsi que seulement trois nouveaux ministres jusqu'ici, tous issus des forces de sécurité : ceux des Armées, de la Sécurité publique et de la Gendarmerie.

Pays parmi les plus pauvres du monde, Madagascar a connu de fréquents soulèvements populaires depuis son indépendance de la France en 1960, notamment des manifestations de masse en 2009 qui avaient contraint le président de l'époque, Marc Ravalomanana, à quitter le pouvoir, tandis que l'armée installait M. Rajoelina pour son premier mandat.

Ce dernier a été réélu en 2018, puis en 2023, lors d'élections contestées et boycottées par l'opposition.

Y.Mori--JT