The Japan Times - Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux

EUR -
AED 4.110057
AFN 72.744061
ALL 90.788488
AMD 403.455268
ANG 2.003027
AOA 1026.254793
ARS 1729.392825
AUD 1.605647
AWG 2.014459
AZN 1.890127
BAM 1.952275
BBD 2.253131
BDT 139.158708
BGN 1.956075
BHD 0.422197
BIF 3361.908741
BMD 1.119144
BND 1.430916
BOB 13.58695
BRL 6.106944
BSD 1.11868
BTN 106.107392
BWP 15.453508
BYN 3.305132
BYR 21935.223479
BZD 2.249837
CAD 1.563321
CDF 2585.223123
CHF 0.914537
CLF 0.027797
CLP 1094.018759
CNY 7.440402
CNH 7.465385
COP 3593.784198
CRC 508.681426
CUC 1.119144
CUP 26.847519
CVE 110.65534
CZK 24.344237
DJF 198.89434
DKK 7.473946
DOP 67.428191
DZD 152.153995
EGP 61.943954
ERN 16.787161
ETB 181.786328
FJD 2.517235
FKP 0.834019
GBP 0.834092
GEL 2.904142
GGP 0.834019
GHS 13.037914
GIP 0.834019
GMD 82.255175
GNF 9848.467941
GTQ 8.552556
GYD 234.504914
HKD 8.7803
HNL 30.070698
HRK 7.575497
HTG 146.625225
HUF 364.886287
IDR 20315.318416
ILS 3.534985
IMP 0.834019
INR 105.92866
IQD 1695.837664
IRR 2103603.59977
ISK 136.188966
JEP 0.834019
JMD 177.768986
JOD 0.793448
JPY 176.867852
KES 145.354706
KGS 97.868924
KHR 4571.703208
KMF 492.423365
KPW 1007.229606
KRW 1504.26951
KWD 0.348535
KYD 0.932242
KZT 506.265788
LAK 25214.315251
LBP 100219.349979
LKR 371.898428
LRD 190.506295
LSL 18.618379
LTL 3.304542
LVL 0.676959
LYD 7.179036
MAD 10.999437
MDL 20.209048
MGA 5051.877344
MKD 61.519387
MMK 2349.691993
MNT 4030.190957
MOP 9.040475
MRU 45.329145
MUR 52.938651
MVR 17.301817
MWK 1943.953118
MXN 20.774156
MYR 4.56185
MZN 71.514567
NAD 18.618379
NGN 1504.499312
NIO 41.165663
NOK 10.343762
NPR 169.771428
NZD 1.992267
OMR 0.430304
PAB 1.118919
PEN 3.880093
PGK 5.01694
PHP 71.00858
PKR 309.4479
PLN 4.422964
PYG 6622.041948
QAR 4.089216
RON 5.341225
RSD 117.635426
RUB 91.210265
RWF 1654.556562
SAR 4.21295
SBD 9.018293
SCR 15.368026
SDG 673.166182
SEK 10.957953
SGD 1.433399
SHP 0.837495
SLE 25.625732
SLL 23467.896184
SOS 639.345473
SRD 42.056878
STD 23164.022396
STN 24.455838
SVC 9.788324
SYP 14551.110651
SZL 18.61239
THB 37.75824
TJS 10.286393
TMT 3.917004
TND 3.343462
TOP 2.69463
TRY 55.954735
TTD 7.567335
TWD 36.740411
TZS 2958.231274
UAH 51.089343
UGX 4787.355017
USD 1.119144
UYU 44.978778
UZS 13367.860382
VES 993.217741
VND 28829.150858
VUV 133.067878
WST 3.105283
XAF 655.957
XAG 0.022956
XAU 0.000286873952
XCD 3.024543
XCG 2.016059
XDR 0.791293
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.336652
ZAR 18.629933
ZMK 10073.644336
ZMW 22.653901
ZWL 360.363929
SSP 6429.707026
MXV 2.338968
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux
Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux / Photo: SONNY TUMBELAKA - AFP/Archives

Bali: un parfum de déchets flotte sur l'île des Dieux

Des seaux de fleurs ornent l'étalage de Yuvita Anggi Prinanda sur un trottoir de Bali mais leur parfum capiteux ne peut masquer la puanteur des déchets qui s'accumulent et maculent le paysage de l'île des Dieux.

Taille du texte:

Depuis début avril, il est impossible de déposer les déchets organiques dans la plus grande décharge de l'île, le gouvernement s'efforçant de faire respecter l'interdiction de longue date concernant les décharges à ciel ouvert en Indonésie.

Mais faute de solution alternative, les ordures s'amoncellent et attirent les rats. Ou sont incinérées, provoquant des fumées âcres potentiellement dangereuses pour la santé.

"En tant que chef d'entreprise, c'est une véritable nuisance", déplore Yuvita. La commerçante de 34 ans dit à l'AFP payer de sa poche une société privée pour collecter les ordures près de son commerce.

"Certains clients, peut-être incommodés par l'odeur, ont finalement renoncé à acheter", ajoute la jeune femme dont le commerce génère quatre sacs par jour de feuilles et de tiges.

Autant de déchets organiques qui s'ajoutent aux 3.400 tonnes de détritus produits chaque jour par les 4,4 millions d'habitants de l'île qui a reçu 7 millions de touristes l'an passé.

L'Indonésie a interdit les décharges à ciel ouvert en 2013, et tente à présent de mettre pleinement en œuvre cette mesure.

- "Pas joli à voir" -

Sur la plage de Kuta, haut lieu touristique balinais régulièrement jonché de débris plastiques qui s'échouent sur le rivage, des sacs-poubelles s'empilent sur un parking.

"Il y a beaucoup de rats ici la nuit. L'odeur n'est pas agréable", commente Justin Butcher, un touriste australien, pour qui le spectacle "n'est pas joli à voir".

Toute personne surprise en train de jeter ou de brûler des ordures risque jusqu'à trois mois de prison et une amende de 50 millions de roupies (environ 2.500 euros), rappelle I Dewa Nyoman Rai Dharmadi, le chef de l'agence de l'ordre public de Bali.

En signe de protestation, le 16 avril, des centaines d'éboueurs ont conduit leurs camions remplis d'ordures jusqu'au bureau du gouverneur.

"Si nous ne ramassons pas les ordures de nos clients, nous sommes fautifs; si nous les ramassons, où les jetons-nous ?", s'interroge I Wayan Tedi Brahmanca, qui a manifesté.

En réponse, les autorités ont permis, jusque fin juillet, l'élimination limitée des déchets à la décharge de Suwung de la capitale balinaise Denpasar.

Mais le gouvernement s'est engagé à fermer toutes les décharges à ciel ouvert à l'échelle nationale à partir d'août, sans préciser quelles alternatives seront mises en place.

- Sensibilisation et conteneurs -

La décharge de Suwung, saturée depuis des années, recevait environ 1.000 tonnes de déchets par jour, relève Nur Azizah, experte en gestion des déchets à l'université Gadjah Mada de Yogyakarta.

Jusqu'à 70% des ordures sont des déchets organiques "dangereux", avertit-elle, car "au fil du temps, ils génèrent du méthane, lequel pourrait exploser et provoquer des glissements de terrain".

Ce qui s'est produit à plusieurs reprises, notamment lors de l'effondrement en mars de la plus grande décharge d'Indonésie, près de Jakarta, faisant sept morts.

La seule solution à long terme, suggère Mme Nur : une vaste campagne sur la gestion des déchets organiques, principalement par le compostage.

La directrice de l'agence pour l'environnement et les forêts de Denpasar, Ida Bagus Wirabawa, assure que le gouvernement mène des campagnes de sensibilisation depuis l'année dernière et distribue des conteneurs à compost.

Une tâche immense en Indonésie, qui compte 284 millions d'habitants et produit plus de 40 millions de tonnes de déchets par an, dont près de 40% sont alimentaires et près d'un cinquième, plastiques, selon le ministère de l'Environnement.

Seul un tiers est recyclé ou traité. Le reste finit dans la nature, selon Mme Nur.

Sur les 485 décharges du pays, moins d'un tiers ont fermé leurs portes depuis l'interdiction des décharges à ciel ouvert en 2013.

"Nous n'avons pas géré correctement nos déchets, ce qui a engendré une situation d'urgence dans toutes les villes et tous les districts", a reconnu récemment Hanif Faisol Nurofiq, alors ministre de l'Environnement. Il a depuis été remplacé.

Le gouvernement prévoit de lancer dès juin plusieurs projets de valorisation énergétique des déchets, dont un à Bali, mais leur mise en service pourrait prendre des années.

M.Fujitav--JT