The Japan Times - Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30 en Amazonie

EUR -
AED 4.234484
AFN 75.525959
ALL 93.496795
AMD 423.119596
AOA 1058.346472
ARS 1725.074788
AUD 1.637107
AWG 2.07519
AZN 1.962632
BAM 1.957691
BBD 2.321202
BDT 142.667793
BHD 0.434694
BIF 3451.156725
BMD 1.152883
BND 1.478828
BOB 13.997155
BRL 5.933088
BSD 1.152493
BTN 109.987798
BWP 15.672137
BYN 3.396781
BYR 22596.516387
BZD 2.317939
CAD 1.62145
CDF 2605.516696
CHF 0.933282
CLF 0.026714
CLP 1054.808019
CNY 7.786056
CNH 7.779885
COP 3695.729428
CRC 522.595673
CUC 1.152883
CUP 30.551412
CVE 110.849957
CZK 24.182763
DJF 204.890551
DKK 7.475254
DOP 67.338982
DZD 153.235527
EGP 57.852662
ERN 17.293252
ETB 184.288964
FJD 2.550121
FKP 0.858174
GBP 0.857162
GEL 3.01479
GGP 0.858174
GHS 13.506006
GIP 0.858174
GMD 85.313246
GNF 10128.081128
GTQ 8.79049
GYD 241.279896
HKD 9.04172
HNL 30.966965
HRK 7.532253
HTG 150.684228
HUF 361.377671
IDR 20717.3163
ILS 3.472278
IMP 0.858174
INR 109.631553
IQD 1510.277371
IRR 1585358.908276
ISK 141.816466
JEP 0.858174
JMD 182.225999
JOD 0.817348
JPY 181.890788
KES 149.159955
KGS 100.819916
KHR 4669.178288
KMF 493.43364
KRW 1648.703679
KWD 0.356749
KYD 0.960407
KZT 542.922598
LAK 26055.16697
LBP 103240.716136
LKR 386.953731
LRD 208.989005
LSL 19.057421
LTL 3.404166
LVL 0.697367
LYD 7.338106
MAD 10.747153
MDL 20.174047
MGA 4951.634462
MKD 61.589485
MMK 2420.670883
MNT 4132.279507
MOP 9.310891
MRU 46.241692
MUR 53.615768
MVR 17.823439
MWK 2002.558271
MXN 19.905456
MYR 4.72314
MZN 73.666005
NAD 19.056776
NGN 1571.829631
NIO 42.410962
NOK 11.003869
NPR 175.98297
NZD 1.95845
OMR 0.44329
PAB 1.152513
PEN 3.913466
PGK 5.095683
PHP 70.32012
PKR 320.299843
PLN 4.29691
PYG 6871.666662
QAR 4.203125
RON 5.251268
RSD 117.365836
RUB 92.949
RWF 1692.432962
SAR 4.31666
SBD 9.305103
SCR 16.068725
SDG 692.305155
SEK 10.995131
SGD 1.478225
SLE 28.187833
SOS 658.63613
SRD 43.683906
STD 23862.360563
STN 24.902283
SVC 10.08474
SZL 19.057047
THB 38.344766
TJS 10.637436
TMT 4.035092
TND 3.390648
TRY 54.820534
TTD 7.824557
TWD 37.364032
TZS 3060.903378
UAH 51.534073
UGX 4316.093737
USD 1.152883
UYU 46.43505
UZS 13850.742055
VES 848.697257
VND 30278.755517
VUV 137.358929
WST 3.149926
XAF 656.591155
XAG 0.01936
XAU 0.000283
XCD 3.115725
XCG 2.077106
XDR 0.817519
XOF 654.286731
XPF 119.331742
YER 274.844616
ZAR 18.901156
ZMK 10377.338487
ZMW 21.807658
ZWL 371.228013
  • AEX

    10.2500

    1112.49

    +0.93%

  • BEL20

    39.6700

    5707.14

    +0.7%

  • PX1

    52.5500

    8666.63

    +0.61%

  • ISEQ

    82.3000

    13799.05

    +0.6%

  • OSEBX

    -4.0500

    2019.01

    -0.2%

  • PSI20

    -2.7500

    9169.02

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    12.8800

    4304.64

    +0.3%

Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30 en Amazonie
Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30 en Amazonie / Photo: Pablo PORCIUNCULA - AFP

Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30 en Amazonie

Des manifestants autochtones d'Amazonie mécontents de leur traitement par le gouvernement de Lula ont bloqué vendredi pacifiquement l'entrée principale de la COP30 à Belem et perturbé les travaux de la conférence de l'ONU, arrachant des réunions au sommet avec des responsables brésiliens.

Taille du texte:

Le blocage d'environ deux heures est survenu alors que la sécurité de l'événement (10-21 novembre), coorganisé par le gouvernement brésilien et l'ONU Climat, est en question depuis une incursion mardi soir d'autres protestataires indigènes, qui s'étaient heurtés aux agents de sécurité.

Vendredi matin, le rassemblement de membres de la communauté munduruku a semé un certain chaos et perturbé l'agenda des dizaines de milliers de délégués et d'observateurs. Il a aussi forcé le président de la conférence, André Correa do Lago, à annuler sa participation à des événements pour se rendre sur place et engager le dialogue.

Les quelques dizaines de manifestants - torses nus et portant des ornements traditionnels pour la plupart - se sont placés devant l'entrée principale de la "zone bleue", coeur de la conférence où se déroulent les négociations; cette entrée-là a été alors fermée. Ils comptaient des hommes et femmes de tous âges, venus avec plusieurs bébés et enfants.

"Lutter pour notre territoire c'est lutter pour notre vie", proclame la pancarte de l'un des manifestants, venus dénoncer de grands projets d'infrastructures en Amazonie et demander à voir le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

"Viens Lula, montre-toi!", a lancé Alessandra Korap, une leader indigène. "Nous voulons être entendus, nous voulons également participer aux négociations", a-t-elle ajouté. "Nous avons trop de problèmes".

André Correa do Lago, fin diplomate brésilien, est alors arrivé pour parlementer, écoutant longuement les griefs, et portant pendant quelques minutes un bébé dans ses bras. Puis, serrant tout le long la main d'une des manifestantes, il a conduit l'ensemble du groupe dans un bâtiment public proche pour de longues réunions, avec les ministres Sonia Guajajara (Peuples indigènes) et Marina Silva (Environnement). Ce qui a permis la réouverture de la COP, en présence de très nombreux membres des forces de l'ordre.

A la sortie devant la presse, le diplomate a reconnu les "préoccupations très légitimes" des manifestants et promis de "chercher à avancer".

Ces membres de la communauté munduruku réclament des progrès dans la démarcation de leurs terres. Ils contestent aussi le projet de construction de Ferrograo, une voie ferrée de près de 1.000 km censée traverser le Brésil d'ouest en est pour acheminer la production de céréales.

- "Tirer l'oreille" -

Lors d'une autre réunion de plusieurs heures avec d'autres groupes indigènes amazoniens, le président de la conférence s'est voulu apaisant.

"Vous pouvez être sûrs que ce gouvernement vous défend à la COP30", a-t-il dit à ses interlocuteurs, niant toute "menace" sur leurs droits.

Lula est un allié revendiqué de la cause autochtone. A son crédit: l'homologation de 16 terres indigènes depuis son retour au pouvoir début 2023, la chute spectaculaire de la déforestation ou la nomination d'une figure respectée, Sonia Guajajara, à la tête du tout premier ministère des Peuples indigènes.

Critiquant le projet pétrolier et Ferrograo, l'emblématique cacique nonagénaire Raoni avait dit mercredi au sujet de Lula, son cadet octogénaire: "Je vais prendre rendez-vous avec lui, et, si besoin est, je vais lui tirer l'oreille pour qu'il m'écoute".

Mardi soir, d'autres protestataires indigènes avaient forcé l'entrée de la "zone bleue" et s'étaient heurtés au personnel de sécurité, alimentant une polémique.

Selon la presse, le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, a dans un courrier aux autorités brésiliennes dénoncé une "violation grave du cadre de sécurité établi".

Tout en rappelant que la sécurité à l'intérieur de la "zone bleue" est "confiée" au département de la sécurité des Nations unies, le gouvernement brésilien a annoncé jeudi avoir renforcé le dispositif de sécurité.

M.Ito--JT