The Japan Times - Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

EUR -
AED 4.304085
AFN 73.83498
ALL 95.574182
AMD 435.26821
ANG 2.097701
AOA 1075.874055
ARS 1646.318858
AUD 1.630552
AWG 2.111021
AZN 1.987954
BAM 1.959815
BBD 2.360014
BDT 144.093943
BGN 1.954975
BHD 0.442098
BIF 3486.627888
BMD 1.171976
BND 1.496152
BOB 8.096551
BRL 5.854953
BSD 1.17169
BTN 110.71886
BWP 15.847328
BYN 3.305944
BYR 22970.724909
BZD 2.356617
CAD 1.602894
CDF 2721.917713
CHF 0.924302
CLF 0.026551
CLP 1044.956744
CNY 8.013325
CNH 8.011304
COP 4232.402944
CRC 532.987262
CUC 1.171976
CUP 31.057358
CVE 110.63999
CZK 24.360224
DJF 208.283561
DKK 7.473666
DOP 69.439741
DZD 155.271588
EGP 61.909155
ERN 17.579636
ETB 184.439734
FJD 2.574186
FKP 0.864876
GBP 0.866389
GEL 3.158508
GGP 0.864876
GHS 13.056248
GIP 0.864876
GMD 86.135705
GNF 10287.016351
GTQ 8.952262
GYD 245.142167
HKD 9.183192
HNL 31.198321
HRK 7.535099
HTG 153.493117
HUF 363.749664
IDR 20217.753847
ILS 3.464417
IMP 0.864876
INR 110.922642
IQD 1535.288246
IRR 1542320.100967
ISK 143.203607
JEP 0.864876
JMD 184.618185
JOD 0.830952
JPY 186.986974
KES 151.302977
KGS 102.465373
KHR 4699.623314
KMF 493.401588
KPW 1054.773277
KRW 1725.910743
KWD 0.360465
KYD 0.976492
KZT 537.085623
LAK 25719.007965
LBP 105009.028183
LKR 373.491901
LRD 215.350687
LSL 19.378567
LTL 3.46054
LVL 0.708916
LYD 7.436209
MAD 10.8481
MDL 20.26534
MGA 4862.527923
MKD 61.66135
MMK 2461.19521
MNT 4214.840858
MOP 9.458134
MRU 46.878767
MUR 54.825202
MVR 18.106802
MWK 2040.409615
MXN 20.371575
MYR 4.632237
MZN 74.901378
NAD 19.396421
NGN 1609.415757
NIO 43.029046
NOK 10.917458
NPR 177.150376
NZD 1.989927
OMR 0.450619
PAB 1.171695
PEN 4.120689
PGK 5.091942
PHP 71.719055
PKR 326.658936
PLN 4.248148
PYG 7344.983328
QAR 4.269801
RON 5.096106
RSD 117.42139
RUB 88.264778
RWF 1711.670598
SAR 4.39567
SBD 9.406202
SCR 16.312439
SDG 703.769858
SEK 10.851242
SGD 1.495388
SHP 0.874998
SLE 28.859903
SLL 24575.74122
SOS 669.778957
SRD 43.908085
STD 24257.532036
STN 24.904485
SVC 10.252915
SYP 129.561066
SZL 19.396162
THB 38.091393
TJS 10.990915
TMT 4.107775
TND 3.379685
TOP 2.821837
TRY 52.819817
TTD 7.967253
TWD 36.950076
TZS 3056.070874
UAH 51.638139
UGX 4358.891879
USD 1.171976
UYU 46.244336
UZS 14145.747816
VES 567.961211
VND 30879.217342
VUV 138.557541
WST 3.196931
XAF 657.297848
XAG 0.015929
XAU 0.000254
XCD 3.167323
XCG 2.111708
XDR 0.817709
XOF 655.722321
XPF 119.331742
YER 279.69188
ZAR 19.371706
ZMK 10549.173151
ZMW 22.231446
ZWL 377.375717
  • AEX

    -7.8700

    1001.01

    -0.78%

  • BEL20

    -20.8900

    5334.76

    -0.39%

  • PX1

    -37.4500

    8104.09

    -0.46%

  • ISEQ

    64.7800

    12286.69

    +0.53%

  • OSEBX

    6.7500

    1993.31

    +0.34%

  • PSI20

    87.1900

    9265.14

    +0.95%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -55.5400

    3883.5

    -1.41%

  • N150

    0.8200

    4105.76

    +0.02%

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique
Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique / Photo: JOEL SAGET - AFP

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

Le photographe britannique Martin Parr, reconnaissable par son esthétique aux couleurs saturées et son regard plein d'ironie sur ses compatriotes ou la société de consommation, est mort samedi à l'âge de 73 ans, a annoncé sa fondation.

Taille du texte:

"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol", a-t-elle indiqué dimanche en même temps que Magnum Photos, prestigieuse agence pour laquelle le photographe a longtemps travaillé.

La cause de son décès n'a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d'un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.

Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées... Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique inspirée de la publicité, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.

La notoriété de cet observateur de la vie britannique dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, et son œuvre, parfois taxée de kitsch, lui a valu autant d'admirateurs que de détracteurs.

Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné. Lorsqu'il débute dans les années 1970, après des études à l'université de Manchester, il réalise des photos en noir et blanc, à l'instar des grands maîtres de l'époque, comme Cartier-Bresson.

Mais il est irrémédiablement attiré par des objets atypiques comme les cartes postales... et la couleur. "Une fois que j'ai essayé la couleur, je ne suis plus jamais revenu en arrière", racontait-il en 2022 à l'AFP.

C'est au milieu des années 80 qu'il se fait remarquer avec "Last Resort", clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.

- Bon et mauvais goût -

Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.

"J'aime et je hais l'Angleterre en même temps", déclarait-il, après le Brexit en 2016, auquel il s'opposait. "Ce que je fais dans ma photographie est de capturer cette ambiguïté (...) Je veux pouvoir exprimer les contradictions anglaises: il y a du bon goût et du mauvais goût, et j'essaye de mélanger les deux dans mes photographies".

Après un parcours semé d'embûches, Martin Parr devient membre à part entière de l'agence Magnum en 1994. Henri Cartier-Bresson s'opposait à son entrée, avant de revenir sur sa décision. "Nous appartenons à deux systèmes solaires différents -et pourquoi pas ?", finira-t-il par écrire à Parr... qui sera à la tête de Magnum, de 2013 à 2017.

Préférant capturer le quotidien que de fréquenter les zones de guerre, ce photographe portant chaussettes et sandales a aussi développé une pratique du selfie avant l'heure des réseaux sociaux.

Le tourisme de masse a sans nul doute été le fil rouge de sa carrière, ses photos de touristes faisant sembler de retenir la tour de Pise ou de Japonais massés sur une plage artificielle faisant le tour du monde.

Il a aussi capturé le consumérisme, les loisirs, le luxe, la malbouffe... et leurs évolutions sur quasiment un demi-siècle.

"Nous sommes tous trop riches et nous consommons beaucoup trop de choses", observait le photographe début novembre dans une interview à l'AFP, à l'occasion de la sortie de son autobiographie visuelle avec 150 clichés, baptisée "Complètement paresseux et étourdi".

Grand collectionneur d'objets insolites et de livres de photos, il a publié plus de 120 livres et possède un fonds d'archives de plus de 50.000 images, dont beaucoup sont archivées dans sa fondation à Bristol.

Il sera à partir du 30 janvier au centre d'une rétrospective, "Global Warning", au musée du Jeu de Paume, à Paris.

K.Hashimoto--JT