The Japan Times - Négociations plastique: les écologistes dénoncent la présence croissante de lobbyistes du pétrole

EUR -
AED 4.342732
AFN 76.851625
ALL 96.8448
AMD 446.569242
ANG 2.116458
AOA 1084.193374
ARS 1692.849758
AUD 1.683949
AWG 2.131143
AZN 2.014648
BAM 1.961367
BBD 2.38146
BDT 144.600444
BGN 1.985563
BHD 0.445802
BIF 3499.684954
BMD 1.182326
BND 1.505674
BOB 8.170191
BRL 6.168673
BSD 1.182356
BTN 107.098997
BWP 15.653432
BYN 3.396842
BYR 23173.589558
BZD 2.37795
CAD 1.614668
CDF 2636.587403
CHF 0.916646
CLF 0.025778
CLP 1017.853096
CNY 8.203037
CNH 8.193697
COP 4335.589434
CRC 586.161323
CUC 1.182326
CUP 31.331639
CVE 110.931785
CZK 24.219598
DJF 210.123441
DKK 7.46834
DOP 74.480674
DZD 153.6173
EGP 55.402973
ERN 17.73489
ETB 183.438342
FJD 2.642204
FKP 0.872562
GBP 0.86807
GEL 3.186416
GGP 0.872562
GHS 12.994224
GIP 0.872562
GMD 86.310218
GNF 10357.771454
GTQ 9.068741
GYD 247.372159
HKD 9.237755
HNL 31.278481
HRK 7.535441
HTG 154.88965
HUF 378.072843
IDR 19928.104694
ILS 3.677832
IMP 0.872562
INR 107.126071
IQD 1549.43822
IRR 49805.482845
ISK 145.000916
JEP 0.872562
JMD 185.055274
JOD 0.838316
JPY 185.749373
KES 152.520469
KGS 103.394863
KHR 4768.321164
KMF 495.395007
KPW 1064.09605
KRW 1729.707918
KWD 0.363258
KYD 0.985297
KZT 584.998026
LAK 25420.009366
LBP 101147.989527
LKR 365.796756
LRD 220.090436
LSL 19.276371
LTL 3.491102
LVL 0.715178
LYD 7.478258
MAD 10.85971
MDL 20.159221
MGA 5249.52784
MKD 61.645313
MMK 2482.893428
MNT 4233.559595
MOP 9.514908
MRU 47.116139
MUR 54.44656
MVR 18.267384
MWK 2053.700666
MXN 20.403618
MYR 4.667237
MZN 75.373728
NAD 19.27632
NGN 1616.216438
NIO 43.395765
NOK 11.432372
NPR 171.357669
NZD 1.963755
OMR 0.454612
PAB 1.182356
PEN 3.981487
PGK 5.043848
PHP 69.187398
PKR 330.700958
PLN 4.218344
PYG 7812.17463
QAR 4.305263
RON 5.09181
RSD 117.379006
RUB 91.040662
RWF 1717.919675
SAR 4.433973
SBD 9.527359
SCR 16.236966
SDG 711.173434
SEK 10.658072
SGD 1.502977
SHP 0.887051
SLE 28.908309
SLL 24792.784145
SOS 675.703638
SRD 44.71325
STD 24471.761048
STN 24.887962
SVC 10.345365
SYP 13076.022923
SZL 19.276228
THB 37.260417
TJS 11.078747
TMT 4.144053
TND 3.366678
TOP 2.846757
TRY 51.552299
TTD 8.006693
TWD 37.371201
TZS 3044.48984
UAH 50.787117
UGX 4206.94128
USD 1.182326
UYU 45.700299
UZS 14513.052018
VES 446.90164
VND 30681.359644
VUV 141.864957
WST 3.223392
XAF 657.824215
XAG 0.015273
XAU 0.000238
XCD 3.195296
XCG 2.13094
XDR 0.818462
XOF 655.604014
XPF 119.331742
YER 281.870761
ZAR 18.936784
ZMK 10642.35701
ZMW 22.021507
ZWL 380.708489
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Négociations plastique: les écologistes dénoncent la présence croissante de lobbyistes du pétrole
Négociations plastique: les écologistes dénoncent la présence croissante de lobbyistes du pétrole / Photo: Fabrice COFFRINI - AFP

Négociations plastique: les écologistes dénoncent la présence croissante de lobbyistes du pétrole

Les ONG environnementales ont dénoncé jeudi la présence croissante des lobbyistes de la pétrochimie dans les négociations intergouvernementales de Genève censées déboucher d'ici au 14 août sur le texte du premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique.

Taille du texte:

L'ONG CIEL, basée à Washington et à Genève, qui apporte un soutien juridique aux pays en développement, a comptabilisé "au moins 234 lobbyistes de l'industrie pétrolière et chimique" inscrits comme participants à cette session de négociation baptisée CNI5-2.

Le CIEL a analysé une liste de participants fournie par l'ONU.

De session en session, le nombre des "lobbyistes de l'industrie fossile" s'accroît, note l'organisation qui en avait comptabilisé 143 en 2023 à Nairobi (CNI3), 196 en avril 2024 à Ottawa (CNI4), et 220 à Busan en novembre 2024 (CNI5-1) avec la même méthode.

Ils "influencent le processus de négociation et ne devraient pas être là, car ils ont un conflit d'intérêts direct avec la négociation en cours", a affirmé à l'AFP Rachel Radvany de CIEL.

Pour la même raison, en 2003, les représentants de l'industrie du tabac n'étaient pas admis lors des négociations à l'OMS pour établir le traité mondial de lutte contre le tabac, a-t-elle rappelé.

La présence à Genève des lobbyistes du pétrole pourrait être encore plus importante, prévient CIEL. Plusieurs pays ont dans leur délégation des personnes identifiées comme "ingénieur chimiste" ou "conseiller technique" qui ne sont pas intégrées dans le décompte de CIEL en l'absence de preuve, s'ils n'ont pas dévoilé leur affiliation au moment de leur inscription.

L'étude ne comptabilise pas non plus les représentants des secteurs consommateurs de plastique comme l'agroalimentaire ou la cosmétique, dont des membres suivent aussi les débats.

- "Traité plastique pas à vendre" -

Au total, les lobbyistes de la pétrochimie sont "plus nombreux" que les scientifiques de la coalition scientifique (60 inscrits), que la délégation des peuples indigènes (36) et même que les représentants des 27 pays de l'UE (233), dit CIEL.

Greenpeace a dénoncé à sa façon les lobbyistes du pétrole: 22 militants de dix pays européens ont escaladé jeudi le portique d'entrée du Palais des Nations pour déployer deux banderoles mentionnant notamment que le "traité plastique n'est pas à vendre". De l'eau noire a été répandue au sol pour figurer le pétrole.

Graham Forbes, le chef des campagnes anti-plastique de l'ONG juge "inacceptable" que "les industries qui profitent de la pollution plastique" soient "au premier rang des négociations lorsqu'il s'agit d'essayer de trouver des solutions".

"Ces acteurs ont un intérêt personnel à obtenir un accord faible qui leur permettrait de continuer à produire du plastique sans limite pour l'éternité, condamnant les générations futures à des lendemains toxiques" a-t-il dénoncé.

Une troisième ONG, IPEN (International Pollutants Elimination Network) a dénoncé dans une lettre le manque de places pour les observateurs dans les salles où sont discutés les détails techniques -mais cruciaux- du traité.

IPEN regrette notamment le développement de "négociations informelles" non ouvertes aux observateurs, contrairement à ce qui s'était passé lors des négociations de la Convention de Bâle sur les mouvements transfrontières des déchets dangereux, de Rotterdam sur les produits chimiques et pesticides dangereux, ou encore celle de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP).

"Nous sommes beaucoup moins nombreux que les observateurs des ONG", a répondu à l'AFP Matthew Kastner, porte-parole de l'American Chemistry Council, membre du Conseil international des associations chimiques (ICCA), qui s'est élevé contre les affirmations des écologistes.

Selon son propre décompte, l'industrie pétrolière et chimique compte 136 représentants, alors que les ONG environnementales en comptent quelque "1.500", selon lui.

Des chiffres jugés incomparables par Rachel Radvany du CIEL. Les entreprises disposent de budgets et d'avantages considérables pour influencer les négociations, fait-elle valoir, alors que le militant d'une communauté locale subissant la pollution d'une usine pétrochimique aura toutes les difficultés du monde à parvenir à Genève pour témoigner.

Les représentants des entreprises sont là "pour défendre leurs propres emplois", ajoute Delphine Levi Alvares de CIEL, "nous, nous ne sommes pas là pour garder nos emplois, nous représentons des intérêts publics. Si demain nous perdons notre emploi parce qu'il n'y a plus de pollution plastique, nous serons plus qu'heureux".

H.Nakamura--JT