The Japan Times - À Francfort, le dilemme du crack en plein centre-ville

EUR -
AED 4.36076
AFN 77.181613
ALL 96.945492
AMD 446.633339
ANG 2.125557
AOA 1088.85473
ARS 1700.184909
AUD 1.686565
AWG 2.140305
AZN 2.019947
BAM 1.963836
BBD 2.384437
BDT 144.782474
BGN 1.994099
BHD 0.447664
BIF 3508.35677
BMD 1.187409
BND 1.507569
BOB 8.18058
BRL 6.183553
BSD 1.183829
BTN 107.235179
BWP 15.672938
BYN 3.401075
BYR 23273.217815
BZD 2.380913
CAD 1.618124
CDF 2612.299658
CHF 0.915488
CLF 0.025738
CLP 1016.37471
CNY 8.239372
CNH 8.218165
COP 4378.333472
CRC 586.894253
CUC 1.187409
CUP 31.46634
CVE 110.719481
CZK 24.21798
DJF 210.810897
DKK 7.469023
DOP 74.714801
DZD 153.841239
EGP 55.701242
ERN 17.811136
ETB 184.039294
FJD 2.609747
FKP 0.872945
GBP 0.870472
GEL 3.200089
GGP 0.872945
GHS 13.010405
GIP 0.872945
GMD 86.680617
GNF 10391.523816
GTQ 9.080273
GYD 247.686703
HKD 9.280142
HNL 31.271573
HRK 7.537436
HTG 155.084632
HUF 377.274876
IDR 19974.595413
ILS 3.682785
IMP 0.872945
INR 107.706967
IQD 1550.865989
IRR 50019.607354
ISK 144.994
JEP 0.872945
JMD 185.28588
JOD 0.84187
JPY 185.728574
KES 153.175794
KGS 103.839103
KHR 4777.550518
KMF 497.524221
KPW 1068.660569
KRW 1736.657356
KWD 0.364808
KYD 0.98655
KZT 585.744361
LAK 25439.997509
LBP 106018.003741
LKR 366.257242
LRD 222.563578
LSL 19.098915
LTL 3.50611
LVL 0.718252
LYD 7.496583
MAD 10.868312
MDL 20.184343
MGA 5255.43973
MKD 61.667284
MMK 2493.1727
MNT 4234.64221
MOP 9.527006
MRU 46.809963
MUR 54.596894
MVR 18.345816
MWK 2052.774357
MXN 20.466028
MYR 4.671867
MZN 75.697812
NAD 19.099399
NGN 1616.990071
NIO 43.568289
NOK 11.43891
NPR 171.571933
NZD 1.971283
OMR 0.456555
PAB 1.18386
PEN 3.983351
PGK 5.076796
PHP 69.438561
PKR 331.031855
PLN 4.212803
PYG 7821.942796
QAR 4.315113
RON 5.092318
RSD 117.397925
RUB 92.023816
RWF 1727.848813
SAR 4.453128
SBD 9.568319
SCR 17.377987
SDG 714.231315
SEK 10.672319
SGD 1.506442
SHP 0.890864
SLE 29.03182
SLL 24899.373669
SOS 675.355132
SRD 44.905442
STD 24576.970425
STN 24.600774
SVC 10.35852
SYP 13132.239565
SZL 19.094898
THB 37.043005
TJS 11.092834
TMT 4.161869
TND 3.433494
TOP 2.858996
TRY 51.762368
TTD 8.016908
TWD 37.499597
TZS 3064.818019
UAH 50.849542
UGX 4212.290594
USD 1.187409
UYU 45.757827
UZS 14537.674189
VES 448.822967
VND 30765.769061
VUV 142.1043
WST 3.242482
XAF 658.643959
XAG 0.01477
XAU 0.000237
XCD 3.209032
XCG 2.133658
XDR 0.819142
XOF 658.643959
XPF 119.331742
YER 283.080412
ZAR 19.008639
ZMK 10688.107414
ZMW 22.048949
ZWL 382.345237
  • AEX

    -2.3900

    992.96

    -0.24%

  • BEL20

    13.2400

    5530.95

    +0.24%

  • PX1

    6.6200

    8280.25

    +0.08%

  • ISEQ

    45.2000

    13340.28

    +0.34%

  • OSEBX

    8.9000

    1824.94

    +0.49%

  • PSI20

    13.3400

    8904.02

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    27.6700

    4038.32

    +0.69%

À Francfort, le dilemme du crack en plein centre-ville
À Francfort, le dilemme du crack en plein centre-ville / Photo: Louis VAN BOXEL-WOOLF - AFP

À Francfort, le dilemme du crack en plein centre-ville

À deux pas des gratte-ciel bancaires à Francfort, la ville prévoit une salle supplémentaire pour fumeurs de crack dans le quartier de la gare, rongé par la précarité et la drogue, une mesure sanitaire qui fait polémique.

Taille du texte:

Touristes, hommes d'affaires et résidents qui se croisent aux abords du nœud ferroviaire de la métropole financière allemande sont directement confrontés à des scènes de prise de drogue: héroïne, méthadone, crack, tout se consomme à ciel ouvert, dans des rues bordées de sex-shops et de salles de jeux, où errent des consommateurs en détresse.

Plutôt que de marcher quelques centaines de mètres jusqu'à un rendez-vous d'affaires, les visiteurs sont souvent invités à prendre un taxi en gare.

Surnommée Mainhattan - clin d'oeil aux façades vitrées de la skyline financière proche du fleuve Main traversant la ville - Francfort se voit décerner d'autres sobriquets peu enviables tels que "Krankfurt" (vocable créé avec le mot "Krank", malade) ou "Zombieland", décerné par la presse britannique pendant l'Euro de foot en 2024.

La cité du centre de l'Allemagne a pourtant été considérée comme une pionnière en matière de gestion des risques depuis l'ouverture de la première salle de consommation de drogue en 1996.

Aujourd'hui, trois salles offrent aux usagers la possibilité de consommer, en plus de lits, conseils médicaux et accompagnement social.

L'objectif, selon Christian Rupp, porte-parole de la ville pour les affaires sociales, est de "sauver des vies", pas de "criminaliser".

En 2023, Francfort a enregistré vingt décès liés aux overdoses, contre un pic de 147 en 1991. Mais aucun décès n'est jamais survenu à l'intérieur des salles de consommation, souligne-t-il.

- Economie de la drogue -

Toutefois, ouvrir au cœur du "Bahnhofsviertel" (quartier de la gare) un nouveau centre de consommation supervisée, pour une capacité de 50 fumeurs de crack, en exaspère plus d'un.

"Je dois enjamber des excréments, de l'urine et du vomi pour entrer dans mon bureau", s'indigne Frank Lottermann, entrepreneur local, qui milite pour éviter de placer la nouvelle salle dans ce qu'il décrit comme un "quartier à la dérive".

Pour certains élus et habitants, ces structures ont un effet contre-productif : elles attireraient des usagers et des dealers venus d'ailleurs.

De quoi transformer Francfort en "aimant pour le tourisme de la drogue", déplore l'élu conservateur Boris Rhein, chef du gouvernement régional de Hesse.

L'homme politique dénonce une "économie fermée de la drogue", où achat, consommation et soins cohabitent à quelques mètres les uns des autres, et réclame des mesures d'ordre public au lieu d'approches sociales ou sanitaires.

- Dialogue avec les riverains -

M. Lotterman suggère, lui, de s'inspirer de la Suisse, où des centres pour toxicomanes fonctionnent dans des zones périphériques, parfois avec une tolérance implicite pour les petits dealers à l'intérieur.

Les autorités sanitaires défendent néanmoins le choix de l'emplacement en centre-ville.

"Beaucoup de consommateurs de crack sont physiquement très affaiblis. Ils ne peuvent pas marcher plus de cinq ou dix minutes après avoir obtenu leur dose", explique M. Rupp.

Stirpan Bileškovic, 39 ans, ancien élagueur d'arbres devenu sans-abri, le confirme : "Quand tu as le crack en main, tu veux le fumer tout de suite. Tu ne vas pas traverser la ville".

Wolfgang Barth, travailleur social qui a ouvert un centre d'aide aux drogués en 1989, souligne de son côté l'importance de "parler avec les riverains".

Ce vétéran de l'accompagnement des toxicomanes plaide aussi pour que le nouveau centre de consommation soit implanté dans le "Bahnhofsviertel", où les besoins sont les plus urgents.

Nettoyant sa pipe à crack, Stirpan Bileškovic dit ne pas savoir comment régler le problème des riverains vivant en promiscuité avec des drogués, à part de "chasser" ces derniers du quartier.

Mais ici, "les gens feraient n'importe quoi pour un peu de crack qui coûte à peine deux euros".

M.Ito--JT