The Japan Times - Bidzina Ivanichvili, dirigeant géorgien de l'ombre accusé de faire le jeu de Moscou

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.834974
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.834974
GHS 13.055243
GIP 0.834974
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.834974
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.834974
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.587311
MNT 4015.514918
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 132.393741
WST 3.108622
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.340367
MXV 2.33632
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Bidzina Ivanichvili, dirigeant géorgien de l'ombre accusé de faire le jeu de Moscou
Bidzina Ivanichvili, dirigeant géorgien de l'ombre accusé de faire le jeu de Moscou / Photo: Vano SHLAMOV - AFP

Bidzina Ivanichvili, dirigeant géorgien de l'ombre accusé de faire le jeu de Moscou

Le richissime Bidzina Ivanichvili préside discrètement au destin de la Géorgie depuis une décennie, préférant les coulisses à la lumière mais suscitant l'inquiétude dans ce petit pays du Caucase, à l'équilibre fragile entre sphères russe et européenne, pour ses affinités supposées avec Moscou.

Taille du texte:

L'homme d'affaires à la fortune estimée à 4,9 milliards de dollars, soit près d'un quart du PIB de son pays, a bien connu les projecteurs en étant Premier ministre de 2012 à 2013, après avoir fondé le parti du Rêve géorgien actuellement au pouvoir.

Mais Bidzina Ivanichvili, 68 ans, aurait continué à tirer les ficelles après avoir quitté ses fonctions officielles, solidifiant même son autorité ces dernières années.

Son influence et les controverses qui en naissent sont peut-être plus visibles que jamais à l'heure où le peuple géorgien est dans la rue contre un projet de loi sur l'"influence étrangère", dénoncé comme une copie d'une législation russe répressive.

Samedi, une nouvelle manifestation de grande ampleur est attendue.

Le texte, initiative de son parti du Rêve géorgien, est vu comme un obstacle sur le chemin de la Géorgie vers l'adhésion à l'Union européenne, qui a d'ailleurs critiqué vertement ce projet.

Bidzina Ivanichvili, aujourd'hui président honoraire du parti, le défend lui avec conviction. Quitte à compromettre l'avancée de son pays vers l'UE, un objectif pourtant si précieux qu'il est inscrit dans la Constitution géorgienne.

- "Chair à canon" -

Cette prise de position ne peut que relancer les suspicions de ses détracteurs, qui l'accusent de vouloir imiter la Russie. Il y a étudié et fait fortune dans le chaos des années 1990, s'échappant de la campagne géorgienne pauvre où il était né, à l'époque de l'URSS.

Rentré au pays au début des années 2000, ce père de famille, dont l'un des fils est un rappeur connu en Géorgie, avait débarqué sur la scène politique fort de son aura de banquier influent.

L'ex-Premier ministre, qui a aussi vécu en France, assure défendre l'entrée de la Géorgie dans l'UE, qu'il a même promise "d'ici 2030".

Bidzina Ivanichvili n'a cependant jamais condamné l'invasion russe de l'Ukraine, son propre pays ayant pourtant été lui-même envahi par la Russie lors d'une brève guerre en 2008.

L'ex-république soviétique aux rêves d'Europe craint d'être la prochaine cible sur la liste du Kremlin mais reste liée à Moscou, acteur historique du Caucase.

Preuve des ambivalences de Bidzina Ivanichvili, quand il s'est fendu d'un rare discours, fin avril, c'était pour attaquer férocement l'Occident.

Le sexagénaire aux cheveux poivre et sel s'exprimait à Tbilissi pour défendre la loi controversée, qui vise les ONG ou média recevant des financements de l'étranger.

Bidzina Ivanichvili a tancé ces ONG, une "pseudo-élite nourrie par un pays étranger", et imputé aux pays occidentaux, plutôt qu'à Moscou, les invasions russes de la Géorgie puis de l'Ukraine.

A le croire, l'Occident est le "parti mondial de la guerre" et la Géorgie sa victime, traitée comme de la "chair à canon".

Pour les observateurs, cette prise de parole offrait un rare aperçu sur la pensée de cet homme, qui se plaît à entretenir le mystère et fuit les médias.

"Il est toujours dans les coulisses", note auprès de l'AFP Natalie Sabanadzé, experte du pays pour le groupe de réflexion Chatham House.

- "Paix et stabilité" -

La loi sur "l'influence étrangère" avait d'abord été présentée par le Rêve géorgien en 2023. Mais des manifestations massives avaient forcé le gouvernement à la mettre au placard.

Son retour, début avril, a créé la surprise.

"Faire ce qu'il faut au bon moment, c'est l'art ultime de la politique", a lancé Bidzina Ivanichvili, de façon sibylline, pour expliquer ce choix.

Pour les analystes, il s'agit clairement de préparer le terrain pour les élections législatives d'octobre, vues comme un test important pour le Rêve géorgien.

Pour séduire les électeurs, la position de Bidzina Ivanichvili est de promettre "la paix et la stabilité", souligne Natalie Sabanadzé, ce qui n'est pas sans rappeler les arguments avancés par le Kremlin en Russie.

Il assure ainsi avoir sauvé le pays de la perdition qui aurait été causée par le président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, son ennemi juré battu lors des législatives de 2012.

Les destins des deux hommes, qui se sont mutuellement retiré la nationalité géorgienne lors de leurs passages au pouvoir, illustrent les différentes facettes de leur pays.

Si Bidzina Ivanichvili a bâti sa carrière en Russie et était proche de l'ex-président Boris Eltsine, Mikheïl Saakachvili est très lié à l'Ukraine et aux États-Unis.

Principale figure d'opposition, au pouvoir de 2004 à 2013 et aujourd'hui détenu, il n'a pas de mots assez forts contre Moscou, qu'il voit comme une menace existentielle.

En décembre, depuis sa prison, Mikheïl Saakachvili assurait à l'AFP que son rival s'était "emparé" de la Géorgie. "Toutes les institutions de l'État sont contrôlées par lui et influencées par la Russie à travers lui".

S.Ogawa--JT