The Japan Times - OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer

EUR -
AED 4.262562
AFN 73.710324
ALL 95.813323
AMD 438.049481
ANG 2.077291
AOA 1064.335865
ARS 1624.353348
AUD 1.630432
AWG 2.089209
AZN 1.977798
BAM 1.951994
BBD 2.339599
BDT 142.286248
BGN 1.912376
BHD 0.438157
BIF 3264.389777
BMD 1.160672
BND 1.477258
BOB 8.026661
BRL 5.99406
BSD 1.161665
BTN 106.655637
BWP 15.523268
BYN 3.411736
BYR 22749.169649
BZD 2.336255
CAD 1.576651
CDF 2524.461792
CHF 0.903989
CLF 0.026138
CLP 1032.058263
CNY 7.981995
CNH 7.982404
COP 4307.044577
CRC 548.544625
CUC 1.160672
CUP 30.757806
CVE 110.437941
CZK 24.396985
DJF 206.275086
DKK 7.471385
DOP 70.394758
DZD 152.665271
EGP 60.343639
ERN 17.410079
ETB 181.703183
FJD 2.554929
FKP 0.866462
GBP 0.865106
GEL 3.157283
GGP 0.866462
GHS 12.593421
GIP 0.866462
GMD 84.729203
GNF 10187.804558
GTQ 8.906864
GYD 243.035552
HKD 9.08083
HNL 30.838734
HRK 7.531828
HTG 152.317604
HUF 387.53795
IDR 19567.767914
ILS 3.572072
IMP 0.866462
INR 106.96677
IQD 1520.480216
IRR 1534060.078108
ISK 145.698959
JEP 0.866462
JMD 182.26462
JOD 0.822923
JPY 183.571294
KES 150.016162
KGS 101.500731
KHR 4660.097832
KMF 490.964169
KPW 1044.638932
KRW 1710.712543
KWD 0.356478
KYD 0.968046
KZT 566.048756
LAK 24867.395511
LBP 103938.170162
LKR 361.079079
LRD 212.693156
LSL 19.00035
LTL 3.427162
LVL 0.702078
LYD 7.385932
MAD 10.834852
MDL 19.991709
MGA 4840.001658
MKD 61.624926
MMK 2437.339802
MNT 4162.494025
MOP 9.360248
MRU 46.577391
MUR 53.333105
MVR 17.94369
MWK 2015.506454
MXN 20.430785
MYR 4.554485
MZN 74.169853
NAD 19.000234
NGN 1621.45863
NIO 42.620475
NOK 11.187241
NPR 170.638349
NZD 1.959516
OMR 0.446245
PAB 1.16169
PEN 3.985164
PGK 4.99611
PHP 68.566694
PKR 324.2829
PLN 4.266497
PYG 7562.960512
QAR 4.225967
RON 5.088157
RSD 117.361357
RUB 91.754332
RWF 1692.839997
SAR 4.356256
SBD 9.345336
SCR 15.529346
SDG 697.564004
SEK 10.649676
SGD 1.478098
SHP 0.870805
SLE 28.520332
SLL 24338.70909
SOS 663.319362
SRD 43.570458
STD 24023.565374
STN 24.452954
SVC 10.164182
SYP 128.320243
SZL 19.000064
THB 36.707467
TJS 11.116708
TMT 4.073958
TND 3.367687
TOP 2.79462
TRY 51.180295
TTD 7.881937
TWD 36.899041
TZS 3013.104344
UAH 50.968161
UGX 4303.719842
USD 1.160672
UYU 46.849057
UZS 14125.377551
VES 505.700804
VND 30450.227843
VUV 139.041208
WST 3.173863
XAF 654.697392
XAG 0.013172
XAU 0.000224
XCD 3.136774
XCG 2.093472
XDR 0.814833
XOF 653.457782
XPF 119.331742
YER 276.904908
ZAR 18.898455
ZMK 10447.44135
ZMW 22.535933
ZWL 373.735885
  • AEX

    19.4600

    1002.42

    +1.98%

  • BEL20

    94.3000

    5247.51

    +1.83%

  • PX1

    141.6900

    8057.36

    +1.79%

  • ISEQ

    357.2800

    12762.85

    +2.88%

  • OSEBX

    -4.3900

    1905.68

    -0.23%

  • PSI20

    148.2200

    9023.78

    +1.67%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    76.1200

    3864.86

    +2.009%

  • N150

    63.3700

    3903.67

    +1.65%

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer
OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer / Photo: Loic VENANCE - AFP

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Face aux "proxénètes 2.0", le Sénat tente de légiférer

Ils sévissent sur des plateformes de partage de contenus sexuels comme OnlyFans ou Mym, exploitent des "modèles" parfois jeunes et pourraient désormais être plus sévèrement punis: le Sénat tente mardi de légiférer contre ces "proxénètes 2.0", rouvrant un débat délicat sur la prostitution à l'ère du numérique.

Taille du texte:

Une proposition de loi cosignée par une centaine d'élus de droite et du centre, examinée en première lecture à partir de 15H30, s'attaque à cette galaxie en plein essor mais encore peu régulée, celle du "caming".

Cette pratique, particulièrement popularisée durant la crise sanitaire via diverses plateformes comme le géant anglais OnlyFans, son concurrent français Mym ou le plus sulfureux site de petites annonces libertines Sexemodel, consiste en la vente de contenus sexuels ou pornographiques, parfois personnalisés, par abonnement.

Mais derrière ces photos, vidéos ou "shows" érotiques qui offrent parfois un complément de salaire apprécié des créateurs de contenu, se cache aussi tout un écosystème commercial.

Fleurissent ainsi divers "managers" ou "agents", des intermédiaires chargés, contre rétribution, de développer l'activité de ces "modèles", leur promettant promotion et visibilité, quitte à embaucher des "tchatteurs" pour gérer les conversations privées avec leurs abonnés.

Quelque 30% des créateurs de contenu seraient représentés par un agent en France, tandis que ce pourcentage atteindrait 90% s'agissant d'OnlyFans aux Etats-Unis, selon le rapport du Sénat sur cette proposition de loi.

- "Piège infernal" -

"Ce qui ressemble à de l'argent facile peut devenir un piège infernal pour des modèles parfois mineures" qui se retrouvent dans certains cas "menacées, violentées ou harcelées", explique à l'AFP l'auteure de texte, la sénatrice Les Républicains Marie Mercier.

Mais face à ces dérives, légiférer s'avère en réalité assez complexe.

Faut-il s'attaquer au modèle-même de ces plateformes? Pénaliser directement les clients? Se concentrer sur ces "proxénètes 2.0", difficiles à tracer?

La réponse est d'autant plus difficile à apporter que la jurisprudence de la Cour de Cassation est sans appel: la pratique du "caming" ne relève pas de la prostitution, en l'absence de "contact physique". Il est donc périlleux de relier ces activités au proxénétisme, dont la définition dans le code pénal découle directement de celle de la prostitution.

"Pénaliser l'acheteur et réprimer le proxénétisme en ligne suppose qu'on redéfinisse la prostitution", explique la rapporteure du texte au Sénat, Lauriane Josende (Les Républicains).

Or, selon elle, cela créerait des "effets de bord" et porterait une atteinte aux libertés: "quid des strip-teases, des peep-shows, voire de la pornographie?" s'interroge la sénatrice.

A son initiative, le Sénat a donc complètement remodelé en commission le dispositif initial du texte, qui s'attaquait aux clients de ces plateformes en pénalisant directement "l'achat de contenus individualisés à caractère sexuel en ligne".

- "Occasion manquée?" -

A la place, une nouvelle infraction spécifique "d'exploitation sexuelle en ligne" serait créée, punie de jusqu'à sept ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende et aggravée dans certains cas.

Cette infraction viserait les intermédiaires lorsqu'ils "recrutent" quelqu'un en vue de lui permettre de réaliser des contenus à caractère sexuel "sur une plateforme en ligne".

Elle serait caractérisée par certaines circonstances, comme la "menace", la "contrainte", la "violence" ou "l'abus d'une situation de vulnérabilité", des critères inspirés du dispositif réprimant la traite des êtres humains. Mais la rétribution financière de l'intermédiaire, seule, ne suffirait pas à la caractériser.

Cette rédaction a été saluée par la plateforme Mym, qui a dit "l'accueillir positivement" car elle assure selon elle "une protection maximale des utilisateurs" comme des "créateurs de contenu".

Certains parlementaires et associations y voient au contraire un texte totalement dénaturé et probablement inefficace.

"C'est une occasion manquée (...). La question des acheteurs de services sexuels a complètement disparu", a regretté auprès de l'AFP Lénaig Le Fouillé, porte-parole du mouvement du Nid, qui milite de longue date en faveur de l'abolition de la prostitution.

"Cette infraction ne servira à rien", s'agace de son côté la socialiste Laurence Rossignol. "Il suffirait d'adapter les sanctions existantes au numérique", ajoute la sénatrice, qui a déposé une autre proposition de loi pour que le proxénétisme englobe "les actes sexuels non simulés", qu'ils soient "physiques ou virtuels".

M.Fujitav--JT