The Japan Times - COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature

EUR -
AED 4.189464
AFN 72.437312
ALL 94.230222
AMD 419.882131
ANG 2.042432
AOA 1046.083575
ARS 1667.242706
AUD 1.64184
AWG 2.05338
AZN 1.917435
BAM 1.948246
BBD 2.303405
BDT 140.196388
BGN 1.9289
BHD 0.43126
BIF 3410.47522
BMD 1.140767
BND 1.479042
BOB 7.885424
BRL 5.867875
BSD 1.143612
BTN 107.980306
BWP 15.521015
BYN 3.199865
BYR 22359.026823
BZD 2.300111
CAD 1.617778
CDF 2583.836059
CHF 0.924038
CLF 0.026268
CLP 1033.842895
CNY 7.728468
CNH 7.744791
COP 3924.38566
CRC 518.802563
CUC 1.140767
CUP 30.230317
CVE 110.511765
CZK 24.201308
DJF 203.655926
DKK 7.474782
DOP 66.854354
DZD 152.307872
EGP 56.740937
ERN 17.1115
ETB 181.552971
FJD 2.558569
FKP 0.86114
GBP 0.862933
GEL 3.017322
GGP 0.86114
GHS 12.810473
GIP 0.86114
GMD 83.276133
GNF 10020.53448
GTQ 8.702257
GYD 238.734307
HKD 8.943782
HNL 30.423874
HRK 7.534424
HTG 149.395501
HUF 354.107685
IDR 20371.811276
ILS 3.41466
IMP 0.86114
INR 108.080056
IQD 1494.404344
IRR 1568554.17766
ISK 143.999053
JEP 0.86114
JMD 180.707408
JOD 0.808784
JPY 184.071808
KES 147.660541
KGS 99.760555
KHR 4577.329871
KMF 491.670655
KPW 1026.690406
KRW 1754.807404
KWD 0.352258
KYD 0.953047
KZT 557.41333
LAK 25153.904951
LBP 102155.655543
LKR 382.406827
LRD 207.848398
LSL 18.790895
LTL 3.368388
LVL 0.690038
LYD 7.332252
MAD 10.666148
MDL 20.111211
MGA 4825.443397
MKD 61.619696
MMK 2394.911153
MNT 4082.803946
MOP 9.234745
MRU 45.710552
MUR 54.711139
MVR 17.636538
MWK 1983.069639
MXN 19.92819
MYR 4.730876
MZN 72.891337
NAD 18.790813
NGN 1560.306598
NIO 41.786443
NOK 11.130198
NPR 173.134713
NZD 2.005371
OMR 0.438622
PAB 1.141175
PEN 3.861488
PGK 4.97802
PHP 69.820593
PKR 317.304442
PLN 4.28432
PYG 6971.878762
QAR 4.159189
RON 5.243761
RSD 117.391733
RUB 85.101936
RWF 1670.652795
SAR 4.282086
SBD 9.20033
SCR 16.033018
SDG 685.02842
SEK 11.039964
SGD 1.477874
SHP 0.851698
SLE 28.233583
SLL 23921.310964
SOS 653.56944
SRD 42.699465
STD 23611.566966
STN 24.64056
SVC 10.006646
SYP 126.091334
SZL 18.720169
THB 37.813564
TJS 10.584758
TMT 4.004091
TND 3.321344
TOP 2.746693
TRY 53.023309
TTD 7.755516
TWD 36.101956
TZS 2995.053229
UAH 51.435226
UGX 4165.846919
USD 1.140767
UYU 45.633058
UZS 13683.496147
VES 703.699348
VND 30033.534627
VUV 135.475769
WST 3.144324
XAF 654.824269
XAG 0.018342
XAU 0.000277
XCD 3.082979
XCG 2.061126
XDR 0.814388
XOF 654.818539
XPF 119.331742
YER 272.243464
ZAR 18.803953
ZMK 10268.270999
ZMW 20.270846
ZWL 367.326404
  • AEX

    -15.0500

    1067.85

    -1.39%

  • BEL20

    -6.8500

    5699.26

    -0.12%

  • PX1

    -52.0800

    8348.28

    -0.62%

  • ISEQ

    -175.8500

    13780.5

    -1.26%

  • OSEBX

    -16.3500

    1930.39

    -0.84%

  • PSI20

    -54.0900

    9114.51

    -0.59%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -46.9900

    4186.6

    -1.11%

COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature
COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature / Photo: Alberto PIZZOLI - AFP

COP16: le monde reprend à Rome l'âpre débat pour financer la sauvegarde de la nature

La COP16, grande conférence environnementale des Nations Unies, a entamé mardi trois jours de prolongations à Rome pour dénouer le blocage Nord-Sud sur le financement de la sauvegarde de la nature, "la mission la plus importante de l'humanité au 21e siècle", a exhorté la présidente colombienne du sommet.

Taille du texte:

Les débats portent sur "l'une des politiques qui a le pouvoir d'unifier le monde", "ce qui n'est pas rien dans un paysage géopolitique très polarisé, fragmenté, divisé et conflictuel", a déclaré en ouverture la ministre colombienne Susana Muhamad, présidente de cette 16e conférence de la Convention sur la diversité biologique (CDB).

Ce qui est en jeu est "la mission la plus importante de l'humanité au 21e siècle, c'est-à-dire notre capacité à soutenir la vie sur cette planète", a-t-elle rappellé en ouverture de ces prolongations organisées au siège de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Face à elle, quelque 300 représentants de 154 pays avaient pris place vers 10H00 dans la grande salle dominant les ruines du Circus Maximus battues par la pluie

Mais dès les premières prises de paroles, le Brésil, au nom de plusieurs pays émergents riches en biodiversité, et le Zimbabwe, pour le groupe Afrique, ont rejeté le compromis proposé par la présidence pour éviter la répétition de l'échec des négociations en Colombie.

Début novembre, la COP16 s'était conclue à Cali sans régler une vive dispute entre pays riches et en développement sur leur collaboration pour débloquer l'argent nécessaire afin de stopper la destruction de la nature d'ici 2030.

Cet objectif, fixé en 2022 dans l'accord de Kunming-Montréal, s'accompagne d'une feuille de route de 23 objectifs à atteindre dans la décennie, destinés à protéger la planète et ses êtres vivants contre la déforestation, la surexploitation des ressources, le changement climatique, la pollution et les espèces invasives.

L'objectif phare prévoit de placer 30% des terres et des mers dans des aires protégées d'ici 2030, contre environ 17% et 8% actuellement selon l'ONU.

Un éventuel échec de ce programme fait peser un risque majeur sur les ressources alimentaires, la qualité de l'air, la régulation du climat et la santé des écosystèmes de la planète.

Les trois quarts des terres émergées ont déjà été altérées par l'humanité -- urbanisées ou transformées en cultures -- et un quart des espèces pour lesquelles les données scientifiques sont solides sont menacées d'extinction.

- Nouveau fonds ? -

L'accord de Kunming-Montréal a fixé l'objectif d'atteindre 200 milliards de dollars de dépenses annuelles pour la nature d'ici 2030 dont 30 milliards de transfert des pays développés vers les pays pauvres (contre environ 15 en 2022, selon l'OCDE).

Mais comment mobiliser et répartir l'argent ? A Cali, le dernier texte prévoyait la création d'un fonds pour distribuer l'argent public des grandes puissances.

Mais ces dernières -- menées par l'Union européenne, le Japon et le Canada en l'absence des Etats-Unis, non-signataires de la convention mais important bailleur -- y sont radicalement hostiles. Elles dénoncent une fragmentation de l'aide au développement, déjà fragilisée par les crises budgétaires et l'effacement en cours des Américains depuis l'élection de Donald Trump.

Vendredi, la présidence de la COP16 a publié une proposition de compromis qui propose une réforme d'ici 2030 des différents flux financiers destinés à la sauvegarde de la nature.

Le document prévoit d'"améliorer les performances" du Fonds mondial pour l'Environnement (GEF, en anglais) et du Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF, en anglais), une solution temporaire modestement dotée (400 millions de dollars).

Mais il prévoit aussi de "désigner ou établir un instrument mondial, ou une série d'instruments" sur le financement de la protection de la nature.

Il fixe l'objectif qu'"au moins un instrument" soit placé sous l'autorité de la CDB, revendication majeure des pays en développement, qui réclament plus d'équité et de transparence dans l'accès aux financements.

C'est cette proposition que les premiers orateurs du monde en développement ont repoussé mardi, annonçant trois jours de difficile discussions, dans un contexte géopolitique difficile, déjà marqué par négociations financières décevantes à la COP29 sur le climat et l'enlisement de celles sur un traité contre la pollution plastique.

Loin des 23.000 participants de Cali, la session a repris sur un petit format, avec 1.400 personnes accréditées, en majorité observateurs de la société civile et experts, et seulement 25 pays représentés au niveau ministériel.

S.Yamada--JT