The Japan Times - Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU

EUR -
AED 4.358686
AFN 77.145243
ALL 96.636973
AMD 452.900547
ANG 2.124546
AOA 1088.336435
ARS 1725.464149
AUD 1.707235
AWG 2.139287
AZN 2.013799
BAM 1.955354
BBD 2.406161
BDT 145.986713
BGN 1.993151
BHD 0.450405
BIF 3539.352612
BMD 1.186844
BND 1.512981
BOB 8.255118
BRL 6.245411
BSD 1.194492
BTN 109.70591
BWP 15.629658
BYN 3.402638
BYR 23262.149846
BZD 2.402662
CAD 1.618648
CDF 2688.202567
CHF 0.917039
CLF 0.026071
CLP 1029.433075
CNY 8.250645
CNH 8.248248
COP 4355.422163
CRC 591.57508
CUC 1.186844
CUP 31.451376
CVE 110.240328
CZK 24.360569
DJF 212.73239
DKK 7.467503
DOP 75.214117
DZD 154.438388
EGP 55.90725
ERN 17.802666
ETB 185.585211
FJD 2.616576
FKP 0.866911
GBP 0.867168
GEL 3.19856
GGP 0.866911
GHS 13.087071
GIP 0.866911
GMD 86.639448
GNF 10482.786402
GTQ 9.162988
GYD 249.935117
HKD 9.268638
HNL 31.532341
HRK 7.53326
HTG 156.346985
HUF 381.685626
IDR 19929.431485
ILS 3.66783
IMP 0.866911
INR 109.139241
IQD 1565.043144
IRR 49995.819691
ISK 144.996819
JEP 0.866911
JMD 187.210468
JOD 0.841466
JPY 184.045735
KES 154.23072
KGS 103.78971
KHR 4803.985566
KMF 492.540492
KPW 1068.159944
KRW 1728.763412
KWD 0.364266
KYD 0.995565
KZT 600.827939
LAK 25709.354463
LBP 106980.457386
LKR 369.447316
LRD 215.332715
LSL 18.968635
LTL 3.504443
LVL 0.71791
LYD 7.496322
MAD 10.836529
MDL 20.093588
MGA 5338.805156
MKD 61.625948
MMK 2492.763063
MNT 4232.739691
MOP 9.606809
MRU 47.666934
MUR 53.894966
MVR 18.34888
MWK 2071.536383
MXN 20.742444
MYR 4.678488
MZN 75.673253
NAD 18.968315
NGN 1657.879276
NIO 43.960717
NOK 11.448953
NPR 175.530934
NZD 1.971295
OMR 0.457938
PAB 1.194628
PEN 3.994189
PGK 5.113942
PHP 69.865996
PKR 334.192385
PLN 4.215357
PYG 8002.209077
QAR 4.355625
RON 5.095363
RSD 117.373237
RUB 90.539571
RWF 1743.046616
SAR 4.451618
SBD 9.556012
SCR 17.136845
SDG 713.89198
SEK 10.574663
SGD 1.508331
SHP 0.890441
SLE 28.870014
SLL 24887.532355
SOS 682.755826
SRD 45.160023
STD 24565.282435
STN 24.494931
SVC 10.452529
SYP 13125.994308
SZL 18.96052
THB 37.452649
TJS 11.152051
TMT 4.153955
TND 3.432432
TOP 2.857636
TRY 51.635564
TTD 8.111185
TWD 37.507823
TZS 3076.276554
UAH 51.202541
UGX 4271.044125
USD 1.186844
UYU 46.360015
UZS 14604.669895
VES 410.578618
VND 30777.24846
VUV 140.986971
WST 3.217275
XAF 655.824039
XAG 0.014548
XAU 0.000252
XCD 3.207506
XCG 2.153009
XDR 0.815617
XOF 655.810227
XPF 119.331742
YER 282.854672
ZAR 19.202781
ZMK 10683.018904
ZMW 23.444753
ZWL 382.163406
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU
Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU / Photo: Lillian SUWANRUMPHA - AFP/Archives

Biodiversité, climat, santé... : les crises liées entre elles, alertent des experts mandatés par l'ONU

Nos modes de consommation et d'alimentation causent des crises "interconnectées" pour la biodiversité, le climat et la santé, menaçant la survie d'écosystèmes essentiels comme les coraux, alertent mardi des experts du monde entier dans un rapport de référence.

Taille du texte:

Les "pratiques agricoles non-durables", avec leur recours aux engrais et pesticides chimiques, ont ainsi de multiples effets négatifs: perte de biodiversité, utilisation non-durable de l'eau, pollutions et émissions de gaz à effet de serre...

Ces conclusions, adoptées par près de 150 pays réunis en Namibie, sont le fruit de trois ans de travaux par 165 experts du monde entier regroupés dans la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

Ces scientifiques de premier plan - équivalent pour la biodiversité des experts du Giec mandatés par l'ONU sur le climat - énumèrent dans ce rapport dit "Nexus" les liens entre biodiversité, eau, alimentation et santé.

Leur message: les crises affectant la planète sont "toutes interconnectées".

"Le danger est réel que nous résolvions une crise en aggravant les autres", explique Paula Harrison, une coautrice principale.

Les récifs coralliens illustrent spectaculairement l'avertissement: ils ne sont pas menacés exclusivement par le réchauffement des océans.

"Même si l'on résolvait le problème climatique, des récifs coralliens resteraient affectés par la pollution, la surpêche et d'autres menaces", pointe la professeure américaine et coautrice principale Pamela McElwee.

Résultat: les coraux représentent "l'écosystème le plus menacé" sur Terre et "pourraient disparaître à l'échelle mondiale dans les 10 à 50 ans", conclut l'IPBES.

Page après page, les scientifiques avertissent des conséquences néfastes de vouloir régler un problème sans penser aux autres, par exemple en s'attaquant "exclusivement" au changement climatique en ignorant les effets sur la nature. Certaines solutions climatiques peuvent "avoir un coût pour la biodiversité", martèle la professeure McElwee.

Ainsi planter des arbres pour absorber plus de CO2 peut nuire à l'écosystème local si les espèces sont mal choisies, ou réduire les surfaces pour faire pousser ce qu'on mange. Certains champs d'éoliennes, bonnes pour le climat, peuvent augmenter la mortalité des oiseaux ou des chauve-souris.

- "Réponses" -

A l'inverse, des solutions cochent toutes les cases.

"Réduire la surconsommation de viande" est cité en exemple parmi 71 "réponses" proposées permettant d'avoir de multiples effets bénéfiques.

"Parmi les bons exemples, on peut citer les zones marines protégées qui ont associé les communautés à la gestion et à la prise de décision", souligne Pamela McElwee.

"Ces zones ont permis d'accroître la biodiversité, d'augmenter l'abondance de poissons pour nourrir les populations, d'améliorer les revenus des communautés locales et, souvent, d'augmenter les revenus du tourisme".

Les experts citent les financements de la ville de Paris pour encourager des agriculteurs à adopter des pratiques plus durables, avec à la clé des bénéfices sur la santé et l'environnement, et potentiellement une facture réduite pour le traitement des eaux.

En Californie, une interdiction du brûlage des chaumes de riz devait d'abord améliorer la santé respiratoire des habitants. Mais le recours à l'immersion de ces champs l'hiver a aussi permis de restaurer l'habitat de saumons.

Au-delà de ces préconisations consensuelles, les spécialistes - dont les conclusions sont approuvées politiquement par les représentants des pays - ont peiné à s'accorder sur d'autres sujets.

- Divisions -

Des délégués ont réclamé d'ultimes modifications sur des sujets épineux comme les exportations agricoles, les énergies fossiles, les plastiques à usage unique ou les modes de consommation.

Ils se sont écharpés sur l'inclusion du "changement climatique" dans le titre du rapport, selon le Bulletin des négociations de la Terre. Finalement, l'expression n'y figure pas.

Ces frictions entre pays ont aussi perturbé cet automne d'autres négociations environnementales de l'ONU (sur la biodiversité, les plastiques et la désertification), qui ont échoué pour certaines.

Le constat est pourtant sans appel.

La moitié de l'économie mondiale dépend de la nature mais les sociétés humaines dépensent plus pour sa destruction que pour la protéger, souligne le rapport.

Les coûts sociétaux et environnementaux infligés par les énergies fossiles, l'agriculture et la pêche atteignent jusqu'à 25.000 milliards de dollars annuels, ou un quart du PIB mondial, estiment les auteurs.

"On oublie totalement ces contreparties", dit à l'AFP l'économiste James Vause, contributeur de la somme publiée mardi, et dont les auteurs espèrent qu'il influencera les prochaines négociations de l'ONU sur la biodiversité, en février.

K.Abe--JT