The Japan Times - Deux siècles après la bataille, l'énigme des ossements de Waterloo

EUR -
AED 4.309328
AFN 75.686443
ALL 95.456633
AMD 432.519171
ANG 2.10026
AOA 1077.186483
ARS 1637.502559
AUD 1.6273
AWG 2.11213
AZN 1.994862
BAM 1.953628
BBD 2.367368
BDT 144.219672
BGN 1.95736
BHD 0.443929
BIF 3498.325843
BMD 1.173406
BND 1.488052
BOB 8.121971
BRL 5.804016
BSD 1.175393
BTN 110.787838
BWP 15.738309
BYN 3.321707
BYR 22998.748453
BZD 2.363972
CAD 1.602584
CDF 2717.606917
CHF 0.915467
CLF 0.026564
CLP 1045.469272
CNY 7.981328
CNH 7.985148
COP 4388.161205
CRC 539.228116
CUC 1.173406
CUP 31.095247
CVE 110.142555
CZK 24.308914
DJF 209.307315
DKK 7.472499
DOP 69.905861
DZD 154.98577
EGP 61.855722
ERN 17.601083
ETB 183.539445
FJD 2.568822
FKP 0.863007
GBP 0.865445
GEL 3.144651
GGP 0.863007
GHS 13.2233
GIP 0.863007
GMD 85.658792
GNF 10316.059203
GTQ 8.975023
GYD 245.916616
HKD 9.191198
HNL 31.224111
HRK 7.537016
HTG 153.949511
HUF 356.847858
IDR 20354.831106
ILS 3.404466
IMP 0.863007
INR 110.605789
IQD 1537.161249
IRR 1540564.124637
ISK 143.800686
JEP 0.863007
JMD 185.143644
JOD 0.831922
JPY 184.035757
KES 151.744974
KGS 102.579694
KHR 4714.778704
KMF 491.657324
KPW 1056.077778
KRW 1712.879072
KWD 0.361338
KYD 0.979511
KZT 544.334867
LAK 25794.324631
LBP 105257.585883
LKR 378.489236
LRD 215.690219
LSL 19.208025
LTL 3.464761
LVL 0.709781
LYD 7.434735
MAD 10.72786
MDL 20.222519
MGA 4880.823595
MKD 61.681812
MMK 2463.965572
MNT 4201.314278
MOP 9.48066
MRU 47.030122
MUR 54.82158
MVR 18.134946
MWK 2044.072648
MXN 20.279263
MYR 4.596187
MZN 74.977041
NAD 19.208459
NGN 1595.955879
NIO 43.069885
NOK 10.909092
NPR 177.269995
NZD 1.975017
OMR 0.451177
PAB 1.175393
PEN 4.05705
PGK 5.115575
PHP 71.114218
PKR 327.514152
PLN 4.2314
PYG 7194.002478
QAR 4.274695
RON 5.263664
RSD 117.401569
RUB 87.597326
RWF 1723.272367
SAR 4.429954
SBD 9.425096
SCR 16.401448
SDG 704.633198
SEK 10.883231
SGD 1.48904
SHP 0.876066
SLE 28.862889
SLL 24605.722832
SOS 670.599169
SRD 43.921728
STD 24287.125444
STN 24.474044
SVC 10.284567
SYP 129.717992
SZL 19.208208
THB 37.866319
TJS 10.984189
TMT 4.118653
TND 3.367093
TOP 2.825279
TRY 53.158433
TTD 7.951161
TWD 36.853263
TZS 3049.692885
UAH 51.471511
UGX 4396.112872
USD 1.173406
UYU 46.997753
UZS 14243.165973
VES 582.254457
VND 30872.299582
VUV 138.571802
WST 3.181704
XAF 655.262055
XAG 0.01479
XAU 0.000249
XCD 3.171187
XCG 2.118345
XDR 0.814936
XOF 655.228587
XPF 119.331742
YER 279.964716
ZAR 19.299467
ZMK 10562.055152
ZMW 22.391108
ZWL 377.836103
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Deux siècles après la bataille, l'énigme des ossements de Waterloo
Deux siècles après la bataille, l'énigme des ossements de Waterloo / Photo: Kenzo TRIBOUILLARD - AFP/Archives

Deux siècles après la bataille, l'énigme des ossements de Waterloo

Plus de 200 ans après Waterloo, des ossements de soldats morts sur le champ de bataille continuent de refaire surface, offrant une matière de travail exceptionnelle aux scientifiques et experts belges passionnés par cet épisode de l'Histoire.

Taille du texte:

Deux crânes, trois fémurs, des os coxaux -- de la zone hanche/bassin -- ayant vraisemblablement appartenu à quatre combattants; "une telle quantité d'ossements c'est vraiment unique!", s'exclame l'historien Bernard Wilkin, devant une table d'autopsie de l'Institut de médecine légale de Liège (est).

Ils sont là pour subir une série d'analyses censée déterminer notamment la région d'origine des soldats. Le défi est de taille: une demi-douzaine de nationalités européennes ont pris part à cette bataille qui a fait quelque 20.000 morts le 18 juin 1815, à 20 km au sud de Bruxelles.

Il s'agit de l'une des pires confrontations armées de l'Histoire, qui a mis fin aux rêves de grand empire de Napoléon Bonaparte.

Les conditions dans lesquelles ces ossements ont été découverts sont assez cocasses.

C'est lors d'une conférence sur Waterloo donnée fin 2022 par M. Wilkin qu'un homme a confié son secret à cet historien travaillant pour les Archives de l'Etat belge.

- "J'ai des Prussiens dans mon grenier" -

"Ce Monsieur d'un certain âge est venu me trouver à la fin et m'a dit +Mr Wilkin, j'ai des Prussiens dans mon grenier+", relate ce dernier en souriant.

"Il m'a montré des photos sur son smartphone, m'a expliqué qu'on lui avait donné ces ossements pour qu'il les expose (...), ce qu'il avait refusé pour des raisons éthiques". Les restes humains sont donc restés cachés.

La rencontre avec un tel expert de la grande bataille aurait servi de déclic. "Il s'est dit que j'étais peut-être la bonne personne pour leur trouver une sépulture décente, les analyser, en tout cas faire quelque chose de cohérent", poursuit M. Wilkin.

Pièce maîtresse de la collection: un pied droit doté de presque toutes ses phalanges, et attribué à "un soldat prussien" par le donateur.

"Voir un pied si bien conservé c'est relativement rare car généralement les petits os des extrémités disparaissent dans le sol", souligne Mathilde Daumas, anthropologue à l'Université libre de Bruxelles, qui participe aux travaux de recherche.

Quant à affirmer que ce pied est "prussien" (une ancienne région couvrant en partie le Nord de l'Allemagne actuelle), les spécialistes incitent à la prudence.

Le lieu de découverte, à savoir le village de Plancenoit où les troupes prussiennes et napoléoniennes se sont âprement combattues ce jour-là, fait dire à Bernard Wilkin que ces restes pourraient tout aussi bien être français.

Certes les morceaux de bottines et autre boucles d'uniformes présents dans cette collection seraient plutôt issus du camp germanique.

- "Un beau message" -

Mais "on sait que les soldats dépouillaient les morts pour s'équiper", poursuit l'historien liégeois, selon qui vêtements et accessoires ne sont pas forcément le bon indicateur pour déterminer la nationalité d'un squelette.

L'énigme sera peut-être résolue par le médecin légiste Philippe Boxho qui se donne deux mois pour mener à bien des analyses.

Il explique que les os recèlent encore des traces d'ADN exploitables.

"Tant que la matière est sèche on peut faire quelque chose, notre plus grand ennemi c'est l'humidité qui désintègre tout", relève ce Liégeois qui a 30 ans de médecine légale derrière lui.

"Et avec les dents on peut doser le strontium, cet atome qui est la marque géologique de l'endroit où l'on a vécu", ajoute le Dr Boxho.

Dans "un scénario idéal", Bernard Wilkin aimerait qu'on compte des Français et des Allemands parmi ces "trois à cinq" soldats dont il subsiste des restes.

Les deux pays, qui furent aussi ennemis lors des guerres mondiales du XXe siècle, pourraient ainsi être réunis un jour autour des sépultures à Lasne, la commune dont dépend Plancenoit. "J'espère que ça va aboutir, ça serait un beau message", lâche l'historien.

H.Hayashi--JT