The Japan Times - Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert

EUR -
AED 4.269099
AFN 72.644925
ALL 95.076242
AMD 427.973788
ANG 2.080952
AOA 1066.940946
ARS 1619.310336
AUD 1.62529
AWG 2.093493
AZN 1.98043
BAM 1.952096
BBD 2.341856
BDT 142.721021
BGN 1.940855
BHD 0.438457
BIF 3459.420975
BMD 1.162245
BND 1.486405
BOB 8.034892
BRL 5.877243
BSD 1.162694
BTN 111.524295
BWP 16.447074
BYN 3.235716
BYR 22779.993656
BZD 2.338503
CAD 1.598842
CDF 2612.149237
CHF 0.914587
CLF 0.026819
CLP 1055.53936
CNY 7.914774
CNH 7.919977
COP 4429.104869
CRC 527.444525
CUC 1.162245
CUP 30.799481
CVE 110.588029
CZK 24.31021
DJF 206.554563
DKK 7.471262
DOP 69.212121
DZD 154.461189
EGP 61.40658
ERN 17.433669
ETB 183.112088
FJD 2.561762
FKP 0.862257
GBP 0.872032
GEL 3.115269
GGP 0.862257
GHS 13.296531
GIP 0.862257
GMD 84.267207
GNF 10201.606223
GTQ 8.870283
GYD 243.262581
HKD 9.103804
HNL 30.944808
HRK 7.532977
HTG 152.244207
HUF 361.702584
IDR 20458.933129
ILS 3.393104
IMP 0.862257
INR 111.565078
IQD 1522.540392
IRR 1533000.593877
ISK 143.572521
JEP 0.862257
JMD 183.721378
JOD 0.824077
JPY 184.466856
KES 150.336783
KGS 101.638735
KHR 4663.510767
KMF 492.792107
KPW 1046.022246
KRW 1740.612787
KWD 0.358716
KYD 0.968978
KZT 545.863586
LAK 25511.268811
LBP 104318.488614
LKR 381.960138
LRD 213.126644
LSL 19.165856
LTL 3.431807
LVL 0.703031
LYD 7.351242
MAD 10.722914
MDL 20.115176
MGA 4861.669457
MKD 61.623504
MMK 2440.295192
MNT 4160.224164
MOP 9.378066
MRU 46.490185
MUR 54.835139
MVR 17.910628
MWK 2024.053269
MXN 20.149374
MYR 4.59029
MZN 74.271763
NAD 19.165851
NGN 1592.845004
NIO 42.678058
NOK 10.814225
NPR 178.438473
NZD 1.985725
OMR 0.446324
PAB 1.162714
PEN 3.989409
PGK 5.093
PHP 71.603608
PKR 323.830439
PLN 4.246552
PYG 7085.554754
QAR 4.236426
RON 5.155838
RSD 117.369313
RUB 84.565601
RWF 1697.458201
SAR 4.397708
SBD 9.316927
SCR 15.774497
SDG 697.932139
SEK 10.984146
SGD 1.488259
SHP 0.867733
SLE 28.595478
SLL 24371.690047
SOS 664.227031
SRD 43.52959
STD 24056.116125
STN 24.755809
SVC 10.173695
SYP 128.465739
SZL 19.165842
THB 37.936092
TJS 10.848401
TMT 4.079478
TND 3.365284
TOP 2.798406
TRY 52.864738
TTD 7.892702
TWD 36.69962
TZS 3021.836282
UAH 51.33988
UGX 4365.715804
USD 1.162245
UYU 46.571628
UZS 14005.047508
VES 592.917692
VND 30630.955755
VUV 137.052406
WST 3.144567
XAF 654.725887
XAG 0.015287
XAU 0.000256
XCD 3.141025
XCG 2.09556
XDR 0.813493
XOF 654.344081
XPF 119.331742
YER 277.315726
ZAR 19.39541
ZMK 10461.600028
ZMW 21.888841
ZWL 374.242279
  • AEX

    -11.1400

    1010.44

    -1.09%

  • BEL20

    -65.2800

    5467.27

    -1.18%

  • PX1

    -129.3100

    7952.55

    -1.6%

  • ISEQ

    -187.5200

    12397.73

    -1.49%

  • OSEBX

    31.9700

    2017.85

    +1.61%

  • PSI20

    -91.2400

    9033.06

    -1%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -7.1900

    4219.51

    -0.17%

Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert
Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert / Photo: - - BRAZILIAN NAVY/AFP/Archives

Le procès en appel du crash du Rio-Paris en 2009 s'est ouvert

Seize ans après le crash du vol Rio-Paris AF447 qui a tué 228 personnes, le procès pour homicides involontaires de la compagnie Air France et le constructeur Airbus, relaxés en première instance, s'est ouvert lundi pour deux mois à la cour d'appel de Paris.

Taille du texte:

Le 1er juin 2009, l'Airbus parti de Rio de Janeiro pour Paris (vol AF447) s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des passagers de 33 nationalités, parmi lesquels 72 Français et 58 Brésiliens.

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur.

Pour cet accident aérien, passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore arrachée à l'avion et flottant au milieu de l'océan Atlantique, les deux entreprises sont jugées jusqu'au 27 novembre par la cour d'appel de Paris. Elles encourent jusqu'à 225.000 euros d'amende.

"Air France maintiendra ici qu'elle n'a pas commis de faute pénale à l'origine de cet accident. J'ai conscience que cette parole peut être difficile à entendre pour les proches des victimes mais je tiens à souligner qu'elle n'altère en rien notre compassion pour ce qu'elles ont vécu et continuent à vivre", a déclaré à la barre la directrice générale d'Air France, Anne Rigail.

Le 17 avril 2023, après deux mois de débats hautement techniques hachés de moments d'émotion lors des auditions des familles endeuillées, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé sur le plan pénal Airbus et Air France tout en reconnaissant leur responsabilité civile.

Il a considéré que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises.

Alors que le ministère public avait requis à l'audience la relaxe des deux entreprises, le parquet général a tout de même fait appel du jugement, "afin de donner leur plein effet aux voies de recours prévues par la loi et soumettre l'affaire à un second degré de juridiction".

- "Dernière cartouche" -

Sur les 489 parties civiles constituées lors du procès de première instance, 281 se sont jointes à l'appel dans ce dossier aux 20.000 cotes de procédure s'étalant sur 105 tomes. Pour les familles, ce procès représente la "dernière cartouche", selon Philippe Linguet, frère d'une victime du crash.

"Nous souhaitons une justice qui soit combative, qui sorte du cadre pour condamner deux entreprises européennes et multinationales pour leur dire, des mots simples: +vous avez commis des fautes, vous devez les reconnaître+", a déclaré à la presse avant le début du procès le vice-président de l'association Entraide et solidarité AF 447.

Le transporteur Air France est poursuivi pour ne pas avoir mis en oeuvre une formation de pilotes adaptée aux situations de givrage des sondes Pitot, qui mesurent à l'extérieur de l'avion la vitesse de l'appareil, et procédé à une information suffisante des équipages.

Quant au constructeur aéronautique européen Airbus, la justice lui reproche d'avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques et de n'avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d'urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées, ce que le constructeur conteste également.

"Nous ne reconnaissons pas les charges qui nous sont reprochées. Je le dis avec humilité, dans le respect du rôle de la justice, et avant tout avec mon profond attachement à la sécurité du transport aérien", a indiqué à la cour d'appel Guillaume Faury, le PDG d'Airbus.

Les premiers débris de l'avion et des corps ont été retrouvés dans les jours suivant le crash. Mais l'épave n'a été localisée que deux ans plus tard, après de longues recherches, à 3.900 mètres de profondeur.

Déstabilisé par les conséquences de la panne des sondes, l'un des copilotes a adopté une trajectoire ascendante et, dans l'incompréhension, les trois pilotes n'ont pas réussi à reprendre le contrôle de l'avion, qui a décroché et heurté l'océan 4 minutes et 23 secondes plus tard.

Selon le calendrier prévisionnel, le premier mois du procès sera consacré à des auditions de témoins et d'experts. Les représentants d'Airbus et Air France devraient être interrogés à partir du 27 octobre.

T.Maeda--JT