The Japan Times - Corée du Sud: jugé pour "insurrection", le président Yoon se défend

EUR -
AED 4.261522
AFN 75.425407
ALL 96.404812
AMD 440.274098
ANG 2.077188
AOA 1064.076723
ARS 1676.130976
AUD 1.734091
AWG 2.0887
AZN 1.968373
BAM 1.950838
BBD 2.336557
BDT 141.889131
BGN 1.948722
BHD 0.437445
BIF 3434.365325
BMD 1.160389
BND 1.493801
BOB 8.016749
BRL 6.249272
BSD 1.160149
BTN 104.824753
BWP 15.4918
BYN 3.374418
BYR 22743.619798
BZD 2.333296
CAD 1.613311
CDF 2552.855122
CHF 0.932558
CLF 0.026132
CLP 1025.122265
CNY 8.092261
CNH 8.080263
COP 4262.978226
CRC 573.940289
CUC 1.160389
CUP 30.750302
CVE 109.985273
CZK 24.284578
DJF 206.581927
DKK 7.472405
DOP 73.991815
DZD 151.204459
EGP 54.841069
ERN 17.405831
ETB 180.479217
FJD 2.645105
FKP 0.863181
GBP 0.867582
GEL 3.110199
GGP 0.863181
GHS 12.535335
GIP 0.863181
GMD 84.707858
GNF 10156.169656
GTQ 8.895376
GYD 242.709576
HKD 9.049048
HNL 30.595187
HRK 7.537188
HTG 152.003407
HUF 385.638958
IDR 19595.717156
ILS 3.658091
IMP 0.863181
INR 104.884581
IQD 1519.734835
IRR 48881.376917
ISK 146.208917
JEP 0.863181
JMD 182.904815
JOD 0.822719
JPY 184.115371
KES 149.829696
KGS 101.474719
KHR 4665.135089
KMF 491.426526
KPW 1044.322669
KRW 1705.330938
KWD 0.357609
KYD 0.966754
KZT 592.772393
LAK 25088.516298
LBP 103890.963121
LKR 358.996957
LRD 208.8216
LSL 18.988706
LTL 3.426326
LVL 0.701908
LYD 6.303967
MAD 10.696657
MDL 19.849772
MGA 5386.370388
MKD 61.5513
MMK 2436.900808
MNT 4134.503834
MOP 9.319917
MRU 46.067241
MUR 53.602012
MVR 17.928233
MWK 2011.258735
MXN 20.618994
MYR 4.704801
MZN 74.160724
NAD 18.988706
NGN 1649.051313
NIO 42.691422
NOK 11.742
NPR 167.717442
NZD 2.021989
OMR 0.446176
PAB 1.160164
PEN 3.897787
PGK 4.954336
PHP 69.065146
PKR 324.660785
PLN 4.213963
PYG 7835.072937
QAR 4.241612
RON 5.090978
RSD 117.372174
RUB 91.083098
RWF 1691.519797
SAR 4.351671
SBD 9.426547
SCR 15.964644
SDG 697.974039
SEK 10.709692
SGD 1.495149
SHP 0.870592
SLE 28.023359
SLL 24332.771361
SOS 661.816791
SRD 44.396451
STD 24017.704624
STN 24.437847
SVC 10.151182
SYP 12833.406456
SZL 18.980726
THB 36.455355
TJS 10.806376
TMT 4.072965
TND 3.399354
TOP 2.793937
TRY 50.121255
TTD 7.874971
TWD 36.649137
TZS 2918.377933
UAH 50.459015
UGX 4118.525291
USD 1.160389
UYU 44.795492
UZS 13923.408395
VES 393.053334
VND 30483.412862
VUV 140.589874
WST 3.231359
XAF 654.298551
XAG 0.012837
XAU 0.000252
XCD 3.136009
XCG 2.090882
XDR 0.813402
XOF 654.292927
XPF 119.331742
YER 276.69475
ZAR 19.006646
ZMK 10444.878399
ZMW 22.942047
ZWL 373.644709
  • AEX

    14.2500

    1011.01

    +1.43%

  • BEL20

    47.7200

    5350.06

    +0.9%

  • PX1

    -17.4900

    8313.12

    -0.21%

  • ISEQ

    72.7700

    13067.12

    +0.56%

  • OSEBX

    2.2500

    1731.49

    +0.13%

  • PSI20

    34.2700

    8601.78

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    6.4700

    4052.08

    +0.16%

  • N150

    20.7200

    3929.28

    +0.53%

Corée du Sud: jugé pour "insurrection", le président Yoon se défend
Corée du Sud: jugé pour "insurrection", le président Yoon se défend / Photo: ANTHONY WALLACE - AFP

Corée du Sud: jugé pour "insurrection", le président Yoon se défend

Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, accusé d'"insurrection" pour avoir tenté d'imposer la loi martiale en décembre, voulait empêcher la "dictature" de l'opposition au parlement, a soutenu sa défense jeudi, à l'ouverture de son procès pénal.

Taille du texte:

C'est la première fois dans l'histoire de la Corée du Sud qu'un président en exercice est jugé devant une cour criminelle, dans une procédure distincte de la saisine de la Cour constitutionnelle qui doit se prononcer sur la destitution de M. Yoon votée le 14 décembre par les députés.

La Cour constitutionnelle a indiqué jeudi soir qu'elle tiendrait une dernière audience le 25 février, avant de se retirer pour délibérer. Si elle confirme la destitution, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Dans le cas contraire, M. Yoon sera réinstallé dans ses fonctions.

Arrêté le 15 janvier après s'être retranché plusieurs semaines dans sa résidence de Séoul, M. Yoon a été inculpé le 26 janvier et placé en détention provisoire pour six mois.

Le parquet a requis jeudi son maintien en détention pour éviter qu'il n'influence les personnes impliquées.

Pour cette audience, tenue dans la matinée devant une salle bondée et sous haute sécurité, M. Yoon n'a pas pris la parole. Son avocat Kim Hong-il a exigé un non-lieu.

Le président conservateur a plongé la Corée du Sud dans le chaos politique en décrétant la loi martiale le 3 décembre et en dépêchant l'armée au Parlement, avant de de faire marche arrière six heures plus tard, les députés étant parvenus à se réunir en urgence et à voter une motion exigeant le retour au régime civil.

Le président a justifié son coup de force par le fait que le Parlement, dominé par l'opposition, bloquait l'adoption du budget de l'Etat.

Dans une allocution télévisée surprise, il avait dit vouloir "protéger la Corée du Sud libérale des menaces posées par les forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat".

"La déclaration de la loi martiale n'avait pas pour but de paralyser l'Etat, mais plutôt d'alerter l'opinion publique sur la crise nationale provoquée par la dictature législative du parti dominant de l'opposition, qui avait paralysé l'administration", a plaidé jeudi son avocat.

"Symboliquement (...) seule une petite force de 280 soldats a été déployée, strictement pour maintenir l'ordre, avec des instructions claires selon lesquelles ils ne devaient pas être équipés de balles réelles (...)", a-t-il défendu.

M. Yoon reste officiellement le président dans l'attente de la décision de la Cour constitutionnelle.

Dans un message à ses supporters jeudi, il a appelé "l'ancienne génération à travailler avec la jeunesse". "Si cela se produit, je pourrai rapidement reprendre mes fonctions et diriger la Corée du Sud avec le pouvoir transgénérationnel", a-t-il déclaré, selon ses avocats.

Yoon Suk Yeol continue d'être soutenu par une partie de sa formation, le Parti du pouvoir au peuple (PPP), par la frange la plus radicale de la droite sud-coréenne et par d'influents pasteurs évangéliques.

- Un autre procès le même jour -

Dans l'après-midi, M. Yoon s'est présenté devant la Cour constitutionnelle, quittant l'audience après cinq minutes, selon un compte-rendu fourni aux journalistes.

L'ancien Premier ministre Han Duck-soo, également inculpé en tant que président par intérim, a témoigné pour la première fois contre lui, assurant "avoir exprimé son opposition" à la loi martiale dans la nuit du 3 décembre.

Il a affirmé que la plupart des membres du gouvernement et lui-même "avaient pensé qu'une telle déclaration allait mettre la Corée du Sud en grande difficulté", ajoutant se souvenir qu'ils "s'étaient inquiétés et avaient essayé de dissuader" M. Yoon.

M. Yoon a déploré ce témoignage, "pas bon pour le prestige de la nation", selon son avocat Yoon Kap-keun.

Il est revenu écouter la déposition de l'ancien haut responsable des services de renseignement Hong Jang-won, qui a affirmé être en possession d'une liste des noms de personnes dont M. Yoon avait ordonné l'arrestation la nuit du 3 décembre.

Des images de l'audience ont alors montré M. Yoon hurlant contre lui et l'accusant de comploter pour le destituer. Un des juges lui ayant donné la parole, il a admis avoir eu tort de chercher à savoir où étaient cette nuit-là ces membres de l'opposition ou de son parti mais affirmé qu'il voulait simplement "surveiller leur mouvement", et pas les "arrêter".

K.Yamaguchi--JT