The Japan Times - Iran: 975 exécutions, une "escalade effroyable" du recours à la peine de mort en 2024, selon un rapport

EUR -
AED 4.261522
AFN 75.425407
ALL 96.404812
AMD 440.274098
ANG 2.077188
AOA 1064.076723
ARS 1676.130976
AUD 1.734091
AWG 2.0887
AZN 1.968373
BAM 1.950838
BBD 2.336557
BDT 141.889131
BGN 1.948722
BHD 0.437445
BIF 3434.365325
BMD 1.160389
BND 1.493801
BOB 8.016749
BRL 6.249272
BSD 1.160149
BTN 104.824753
BWP 15.4918
BYN 3.374418
BYR 22743.619798
BZD 2.333296
CAD 1.613311
CDF 2552.855122
CHF 0.932558
CLF 0.026132
CLP 1025.122265
CNY 8.092261
CNH 8.080263
COP 4262.978226
CRC 573.940289
CUC 1.160389
CUP 30.750302
CVE 109.985273
CZK 24.284578
DJF 206.581927
DKK 7.472405
DOP 73.991815
DZD 151.204459
EGP 54.841069
ERN 17.405831
ETB 180.479217
FJD 2.645105
FKP 0.863181
GBP 0.867582
GEL 3.110199
GGP 0.863181
GHS 12.535335
GIP 0.863181
GMD 84.707858
GNF 10156.169656
GTQ 8.895376
GYD 242.709576
HKD 9.049048
HNL 30.595187
HRK 7.537188
HTG 152.003407
HUF 385.638958
IDR 19595.717156
ILS 3.658091
IMP 0.863181
INR 104.884581
IQD 1519.734835
IRR 48881.376917
ISK 146.208917
JEP 0.863181
JMD 182.904815
JOD 0.822719
JPY 184.115371
KES 149.829696
KGS 101.474719
KHR 4665.135089
KMF 491.426526
KPW 1044.322669
KRW 1705.330938
KWD 0.357609
KYD 0.966754
KZT 592.772393
LAK 25088.516298
LBP 103890.963121
LKR 358.996957
LRD 208.8216
LSL 18.988706
LTL 3.426326
LVL 0.701908
LYD 6.303967
MAD 10.696657
MDL 19.849772
MGA 5386.370388
MKD 61.5513
MMK 2436.900808
MNT 4134.503834
MOP 9.319917
MRU 46.067241
MUR 53.602012
MVR 17.928233
MWK 2011.258735
MXN 20.618994
MYR 4.704801
MZN 74.160724
NAD 18.988706
NGN 1649.051313
NIO 42.691422
NOK 11.742
NPR 167.717442
NZD 2.021989
OMR 0.446176
PAB 1.160164
PEN 3.897787
PGK 4.954336
PHP 69.065146
PKR 324.660785
PLN 4.213963
PYG 7835.072937
QAR 4.241612
RON 5.090978
RSD 117.372174
RUB 91.083098
RWF 1691.519797
SAR 4.351671
SBD 9.426547
SCR 15.964644
SDG 697.974039
SEK 10.709692
SGD 1.495149
SHP 0.870592
SLE 28.023359
SLL 24332.771361
SOS 661.816791
SRD 44.396451
STD 24017.704624
STN 24.437847
SVC 10.151182
SYP 12833.406456
SZL 18.980726
THB 36.455355
TJS 10.806376
TMT 4.072965
TND 3.399354
TOP 2.793937
TRY 50.121255
TTD 7.874971
TWD 36.649137
TZS 2918.377933
UAH 50.459015
UGX 4118.525291
USD 1.160389
UYU 44.795492
UZS 13923.408395
VES 393.053334
VND 30483.412862
VUV 140.589874
WST 3.231359
XAF 654.298551
XAG 0.012837
XAU 0.000252
XCD 3.136009
XCG 2.090882
XDR 0.813402
XOF 654.292927
XPF 119.331742
YER 276.69475
ZAR 19.006646
ZMK 10444.878399
ZMW 22.942047
ZWL 373.644709
  • AEX

    14.2500

    1011.01

    +1.43%

  • BEL20

    47.7200

    5350.06

    +0.9%

  • PX1

    -17.4900

    8313.12

    -0.21%

  • ISEQ

    72.7700

    13067.12

    +0.56%

  • OSEBX

    2.2500

    1731.49

    +0.13%

  • PSI20

    34.2700

    8601.78

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    6.4700

    4052.08

    +0.16%

  • N150

    20.7200

    3929.28

    +0.53%

Iran: 975 exécutions, une "escalade effroyable" du recours à la peine de mort en 2024, selon un rapport
Iran: 975 exécutions, une "escalade effroyable" du recours à la peine de mort en 2024, selon un rapport / Photo: Ludovic MARIN - AFP/Archives

Iran: 975 exécutions, une "escalade effroyable" du recours à la peine de mort en 2024, selon un rapport

Au moins 975 personnes ont été exécutées en Iran en 2024, une "escalade effroyable" du recours à la peine de mort comme moyen de "répression politique" par la République islamique, dénonce un rapport publié jeudi par deux ONG.

Taille du texte:

Ce chiffre "extrêmement choquant", le plus élevé depuis que ce recensement a commencé en 2008, est probablement sous-estimé, la grande majorité (90%) des exécutions n'étant pas rendues publiques, selon l'organisation iranienne Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, et l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM) qui ont rassemblé de nombreux témoignages.

Une quarantaine de cas présumés d'exécutions n'ont pu être inclus dans le rapport, faute d'avoir pu recouper suffisamment de sources, précisent ainsi ses auteurs.

"Le peuple iranien (...) représente la plus grande menace pour le régime, et la peine de mort reste son outil le plus puissant de répression politique", s'alarme le directeur d'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, cité dans le document.

"Ces exécutions font partie de la guerre que mène la République islamique contre son propre peuple pour maintenir son emprise sur le pouvoir", ébranlé depuis les grandes manifestations populaires de 2022-2023 qui avaient entraîné une vague d'arrestations dans le pays, ajoute-t-il.

Le rythme des exécutions s'est largement accéléré au second semestre 2024, avec jusqu'à 5 à 6 pendaisons par jour, les autorités de Téhéran "profitant" du fait que l'attention internationale était alors concentrée sur "les tensions croissantes entre l'Iran et Israël", a précisé M. Amiry-Moghaddam lors d'une conférence de presse à Paris jeudi.

Parmi les 975 personnes exécutées en 2024 - une augmentation de 17% par rapport à 2023 - 31 étaient des femmes, et 4 ont été pendues en public, selon le rapport.

Plusieurs mineurs au moment des faits incriminés ont aussi subi la peine capitale. Ainsi, Mehdi Jahanpour, qui avait 16 ans lorsqu'il a été arrêté pour meurtre et a passé plusieurs années en prison, a été exécuté à l'âge de 22 ans, en septembre 2024.

Les personnes exécutées "appartiennent aux couches les plus marginalisées de la société" face à un "régime iranien extrêmement corrompu", a souligné le directeur d'IHR: "les pauvres sont pendus, mais si vous avez assez d'argent, vous pouvez échapper à la peine de mort".

- Torture "systématique" -

La peine de mort est un levier essentiel du système judiciaire iranien, basé sur l'application de la charia depuis la Révolution islamique de 1979. C'est le pays qui recourt le plus à la peine de mort chaque année après la Chine, selon Amnesty International.

La plupart des exécutions en 2024 ont concerné des crimes liés à la drogue, des meurtres ou des viols, et les auteurs du rapport appellent en particulier les Nations unies à "stopper leur coopération avec le régime iranien" dans la lutte contre le trafic de drogue, argument ensuite utilisé par ce dernier pour justifier sa répression, disent-ils.

Les autorités utilisent aussi des accusations plus vagues de "corruption sur terre" ou "rébellion", permettant de cibler les dissidents, observent les ONG.

Au total, Téhéran a jusque-là fait exécuter 10 hommes, dont deux en 2024, en lien avec la vaste contestation "Femme, Vie, Liberté" qui avait éclaté en septembre 2022, après la mort en détention de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour une infraction au port du voile obligatoire.

Mohammad Ghobadlu, 23 ans, et Gholamreza Rasaei, 34 ans, ont été respectivement exécutés en janvier et août 2024, le premier pour avoir tué un policier et le second un gardien de la révolution lors des manifestations de 2022, après des procès entachés d'irrégularités, selon les groupes de défense des droits humains.

La quasi-totalité des exécutions se font par pendaison, généralement à l'abri des regards, dans les prisons où sont incarcérés les prisonniers, même si certaines ont eu lieu en public.

Les condamnés sont régulièrement privés d'accès à leurs avocats, affirme le rapport, qui pointe l'usage "systématique" de la torture physique et psychologique pour obtenir des aveux, sur lesquels se basent le plus souvent les juges pour les déclarer coupables.

Au moins 13 militants du mouvement "Femme, vie, Liberté" demeurent aujourd'hui dans le couloir de la mort en Iran, selon le rapport des deux ONG.

Les minorités ethniques - notamment baloutches et kurdes - sont également surreprésentées parmi les condamnés à mort.

C'est le cas de Pakhshan Azizi et Varisheh Moradi, militantes des droits des femmes kurdes, condamnées pour leur travail humanitaire, qui risquent d'être exécutées, affirment IHR et ECPM.

T.Sasaki--JT