The Japan Times - Boissons sans alcool: une demande qui décolle

EUR -
AED 4.231138
AFN 75.462337
ALL 95.709509
AMD 434.324116
ANG 2.06238
AOA 1056.488542
ARS 1599.878823
AUD 1.668647
AWG 2.074093
AZN 1.948014
BAM 1.952916
BBD 2.315301
BDT 141.051727
BGN 1.969319
BHD 0.436065
BIF 3421.778047
BMD 1.152114
BND 1.480582
BOB 7.943271
BRL 5.944335
BSD 1.149513
BTN 107.076893
BWP 15.770782
BYN 3.40623
BYR 22581.430882
BZD 2.311906
CAD 1.606052
CDF 2655.62277
CHF 0.922503
CLF 0.02684
CLP 1059.795105
CNY 7.929596
CNH 7.934389
COP 4226.437382
CRC 534.903212
CUC 1.152114
CUP 30.531016
CVE 110.602547
CZK 24.526543
DJF 204.754195
DKK 7.472634
DOP 70.106162
DZD 153.67857
EGP 62.602176
ERN 17.281707
ETB 179.500281
FJD 2.596631
FKP 0.87274
GBP 0.87211
GEL 3.093464
GGP 0.87274
GHS 12.679009
GIP 0.87274
GMD 85.25628
GNF 10115.559696
GTQ 8.794015
GYD 240.594744
HKD 9.030009
HNL 30.536116
HRK 7.534018
HTG 150.872642
HUF 384.82913
IDR 19617.042022
ILS 3.606548
IMP 0.87274
INR 107.069797
IQD 1505.976317
IRR 1519839.749079
ISK 144.394521
JEP 0.87274
JMD 181.231612
JOD 0.816835
JPY 183.814029
KES 149.549928
KGS 100.752529
KHR 4597.092356
KMF 491.952529
KPW 1036.897532
KRW 1737.082302
KWD 0.356395
KYD 0.957985
KZT 544.725673
LAK 25312.393382
LBP 103116.536397
LKR 362.690757
LRD 210.938534
LSL 19.53418
LTL 3.401893
LVL 0.696903
LYD 7.351209
MAD 10.799953
MDL 20.226661
MGA 4805.862083
MKD 61.69384
MMK 2419.241689
MNT 4116.232831
MOP 9.280397
MRU 45.666579
MUR 54.091577
MVR 17.811274
MWK 1993.239537
MXN 20.553653
MYR 4.644751
MZN 73.677521
NAD 19.533757
NGN 1587.762647
NIO 42.296628
NOK 11.262811
NPR 171.320802
NZD 2.020843
OMR 0.444114
PAB 1.149503
PEN 3.977028
PGK 4.972571
PHP 69.80024
PKR 320.748384
PLN 4.276053
PYG 7436.084626
QAR 4.191411
RON 5.096839
RSD 117.5043
RUB 92.546804
RWF 1678.906401
SAR 4.325267
SBD 9.261581
SCR 16.660745
SDG 692.420885
SEK 10.902326
SGD 1.482193
SHP 0.864384
SLE 28.399298
SLL 24159.263232
SOS 656.927149
SRD 43.032565
STD 23846.429976
STN 24.463453
SVC 10.058148
SYP 127.467522
SZL 19.526253
THB 37.570874
TJS 11.018231
TMT 4.04392
TND 3.388896
TOP 2.774013
TRY 51.385888
TTD 7.798586
TWD 36.896423
TZS 2995.495732
UAH 50.345225
UGX 4312.632086
USD 1.152114
UYU 46.551264
UZS 13966.377632
VES 545.399735
VND 30346.101976
VUV 137.105127
WST 3.187061
XAF 654.984183
XAG 0.015996
XAU 0.000249
XCD 3.113645
XCG 2.071741
XDR 0.816579
XOF 654.995537
XPF 119.331742
YER 274.952105
ZAR 19.538468
ZMK 10370.407225
ZMW 22.214392
ZWL 370.98018
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Boissons sans alcool: une demande qui décolle
Boissons sans alcool: une demande qui décolle / Photo: FRED TANNEAU - AFP/Archives

Boissons sans alcool: une demande qui décolle

"Une super alternative". Pour relever le "défi de janvier" ("dry January") ou par simple curiosité, de plus en plus de Français sont tentés par les boissons sans alcool.

Taille du texte:

A Strasbourg, les clients se succèdent au "Cactus de Barnabé", ouvert il y a deux mois dans le centre-ville. Cette boutique de boissons sans alcool est la première du genre dans la capitale alsacienne.

Mathilde Paye, 31 ans, est venue acheter une bouteille de vin désalcoolisé.

"C'est une super alternative pour les femmes enceintes. Je l'achète pour une amie qui passe la soirée avec moi", explique la jeune femme. Elle avait déjà été séduite par un blanc "dont le goût s'approchait vraiment du sauvignon".

Marie-Louise, 79 ans, recherche quant à elle "le sans alcool et le sans sucre". Après avoir goûté une boisson à base de grand cru de thé blanc "très appréciée en famille" et un whisky qu'elle a "moins aimé", elle a cette fois jeté son dévolu sur du pétillant.

Une autre cliente, âgée de 64 ans, confie qu'elle évite l'alcool car elle est sous traitement médical.

La clientèle est "très diversifiée", décrit Yasmina Khouaidjia, qui a ouvert "Le cactus de Barnabé" en octobre. Elle y propose entre autres des bouteilles de vin vendues généralement entre 10 et 30 euros.

"On a des jeunes, des moins jeunes, des femmes enceintes, des mères allaitantes, des personnes qui veulent +faire un break+, des personnes qui continuent de boire de l'alcool, mais qui cherchent des (options) alternatives, des personnes qui sont juste curieuses...", énumère-t-elle.

- Recherche d'alternatives -

Cet engouement pour le "No/low" (boissons sans alcool ou avec peu d'alcool) "est né aux États-Unis il y a une dizaine d'années, est arrivé par l'Europe du Nord, notamment par l'Angleterre", raconte Yasmina Khouaidjia.

Selon ISWR, fournisseur mondial de données et d'informations sur les boissons, la France a enregistré en 2022 la plus forte progression de nouveaux buveurs de boissons non ou peu alcoolisées parmi les pays occidentaux (+25%), majoritairement issus de la génération des "Millennials" (nés dans les années 1980-1990).

"C'est un des rares marchés autour du vin qui est en croissance et donc les vignerons s'y intéressent", remarque Frédéric Chouquet-Stringer, fondateur de Zenotheque, qui commercialise des vins sans alcool.

Plus ancienne cave coopérative de France (1895), la Cave de Ribeauvillé, sur la route des vins d'Alsace, a sauté le pas en 2021 en commençant à commercialiser deux vins désalcoolisés, qui contiennent moins de 0,5% d'alcool: un vin tranquille, assemblage de muscat et de sylvaner bio, et un effervescent.

Quelque 35.000 bouteilles sont vendues chaque année.

"Ça a apporté une clientèle différente, en plus de la clientèle déjà existante, qui n'est pas complètement hermétique à ce genre de choses", se félicite son directeur général David Jaeglé.

Frédéric Chouquet-Stringer relève aussi que des chefs, "en particulier dans la haute gastronomie, se rendent compte que vendre des menus à quelques centaines d'euros avec six vins différents, à midi, ça devient compliqué, que les gens font attention à ce qu'ils boivent et que le consommateur attend des [propositions] alternatives".

- Questionner sa consommation -

"Le Paon qui boit" à Paris, "La Cave parallèle" à Nantes, "Karsk Spirits" à Lyon... Une vingtaine de "caves sans alcool" existent aujourd'hui un peu partout en France.

En 2024, 28% des Français déclaraient consommer des boissons "No/Low", dont 41% des 26-35 ans (+5 points par rapport à 2023), selon le baromètre SOWINE.

"Après le Covid et les confinements, pas mal de gens ont commencé à questionner leur consommation d'alcool", selon Yasmina Khouaidjia.

"Le mouvement MeToo est aussi venu appuyer fortement cette tendance, notamment en France. Il y a des comportements que les femmes n'acceptent plus, et elles ont bien raison, et qui malheureusement étaient souvent induits par une trop forte consommation d'alcool", ajoute-t-elle.

A Strasbourg, Marie Marchal, libraire de 34 ans, avait au départ poussé la porte du Cactus de Barnabé en voisine, "par curiosité".

Résultat, "je n'ai pas bu d'alcool depuis un mois et demi", constate-t-elle, ajoutant: "ce n'est pas plus mal: on se sent mieux le lendemain".

T.Sasaki--JT