The Japan Times - Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts

EUR -
AED 4.292163
AFN 75.332487
ALL 95.397394
AMD 438.877827
ANG 2.091806
AOA 1071.725436
ARS 1618.712771
AUD 1.661273
AWG 2.103714
AZN 1.995441
BAM 1.948598
BBD 2.350412
BDT 143.370078
BGN 1.955799
BHD 0.440173
BIF 3468.778754
BMD 1.16873
BND 1.487004
BOB 8.064193
BRL 5.848092
BSD 1.166987
BTN 108.258855
BWP 15.667092
BYN 3.34942
BYR 22907.111094
BZD 2.347025
CAD 1.620316
CDF 2688.079559
CHF 0.925628
CLF 0.026576
CLP 1045.943265
CNY 7.980066
CNH 7.985296
COP 4260.933035
CRC 540.103677
CUC 1.16873
CUP 30.971349
CVE 109.858941
CZK 24.369307
DJF 207.811889
DKK 7.472521
DOP 70.270268
DZD 154.560715
EGP 62.298007
ERN 17.530952
ETB 183.116468
FJD 2.584645
FKP 0.868289
GBP 0.872165
GEL 3.143194
GGP 0.868289
GHS 12.842532
GIP 0.868289
GMD 85.897274
GNF 10239.154198
GTQ 8.927004
GYD 244.147586
HKD 9.154681
HNL 30.993443
HRK 7.534331
HTG 153.01443
HUF 367.673741
IDR 20006.03066
ILS 3.546173
IMP 0.868289
INR 108.952473
IQD 1528.74946
IRR 1538194.97898
ISK 143.205055
JEP 0.868289
JMD 184.508024
JOD 0.828599
JPY 186.682412
KES 151.011415
KGS 102.205534
KHR 4671.732416
KMF 490.866993
KPW 1051.855013
KRW 1739.9061
KWD 0.360775
KYD 0.972505
KZT 551.471659
LAK 25734.879142
LBP 104507.520935
LKR 368.288737
LRD 214.726332
LSL 19.146531
LTL 3.450956
LVL 0.706953
LYD 7.41858
MAD 10.846808
MDL 20.106682
MGA 4843.099013
MKD 61.417988
MMK 2455.225454
MNT 4177.048774
MOP 9.414203
MRU 46.644593
MUR 54.369304
MVR 18.068624
MWK 2023.520694
MXN 20.338478
MYR 4.644527
MZN 74.751672
NAD 19.146531
NGN 1587.170439
NIO 42.941281
NOK 11.134612
NPR 173.21377
NZD 2.007458
OMR 0.449528
PAB 1.166987
PEN 3.938542
PGK 5.051329
PHP 70.572014
PKR 325.498298
PLN 4.255764
PYG 7547.10451
QAR 4.254475
RON 5.08935
RSD 116.937776
RUB 90.369239
RWF 1704.200959
SAR 4.380708
SBD 9.417801
SCR 17.747402
SDG 702.407138
SEK 10.91144
SGD 1.491668
SHP 0.872575
SLE 28.779976
SLL 24507.690348
SOS 666.934886
SRD 43.767762
STD 24190.354611
STN 24.409777
SVC 10.211257
SYP 129.180366
SZL 19.151214
THB 37.697387
TJS 11.092102
TMT 4.096399
TND 3.409996
TOP 2.814022
TRY 52.247378
TTD 7.919727
TWD 37.154519
TZS 3036.424041
UAH 50.702096
UGX 4318.039729
USD 1.16873
UYU 47.085962
UZS 14190.549114
VES 556.125986
VND 30784.352358
VUV 137.818414
WST 3.19588
XAF 653.541391
XAG 0.015743
XAU 0.000248
XCD 3.158552
XCG 2.103226
XDR 0.812796
XOF 653.541391
XPF 119.331742
YER 277.164793
ZAR 19.343072
ZMK 10519.971638
ZMW 22.201938
ZWL 376.330634
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts
Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts / Photo: Luca Sola - AFP

Le bilan de l'incendie à Johannesburg passe à 76 morts

L'incendie terrible qui a ravagé jeudi un immeuble squatté du centre de Johannesburg s'est alourdi vendredi à 76 victimes, a annoncé le gouvernement, alors que des familles endeuillées se succédaient à la morgue pour identifier les corps qui peuvent l'être.

Taille du texte:

"Nous comptons 76 morts, deux personnes étant décédées à l'hôpital" de leurs blessures, a précisé à la presse le ministre de la Santé Joe Phaahla.

Au petit matin, tandis qu'associatifs distribuaient couvertures et vêtements à plus d'une centaine de survivants rassemblés dans un centre d’accueil, des chiens policiers fouillaient encore les décombres de l'immeuble de Johannesburg où quelque 200 familles, entre quart-monde sud-africain et migrants, ont été pris au piège.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, beaucoup se sont retrouvés enfermés derrière les grilles verrouillées visant à interdire l'accès aux malfaiteurs, dans ce centre malfamé et délabré de la capitale économique sud-africaine, comme aux policiers.

Une enquête a été ouverte. Mais déjà, la tragédie relance le débat sur ces immeubles désaffectés et "détournés", qui tombent sous le contrôle de marchands de sommeil ou de gangs mafieux percevant des loyers auprès de familles pauvres.

Opulent quartier d'affaires au temps de l'apartheid, le centre de l'ancienne "cité de l'or" compte un millier d'immeubles de ce type, selon la ville, déconnectés du réseau électrique et où les gens se chauffent, cuisinent et s'éclairent au gaz ou à la paraffine.

En visite jeudi soir, le président Cyril Ramaphosa a promis de "s'attaquer à la question du logement" dans les centre-villes.

- Drame "prévisible" -

Comble du drame, le bâtiment appartenait à la municipalité et était même classé au patrimoine. Sous l'apartheid, les Sud-Africains noirs s'y rendaient pour obtenir leurs "passes", ces papiers leur permettant d'accéder aux zones blanches pour y travailler.

Ce drame était malheureusement "prévisible", dénonce Mervyn Cirota, conseiller municipal dans l'opposition. "Beaucoup de ces bâtiments sont surpeuplés. Il n'y a ni toilettes ni eau ni électricité".

Les Sud-Africains qualifient ces immeubles de "détournés" ou "hijacked". La police refuse de s'y aventurer sans motif impérieux, ce sont des zones de non-droit. Leur population est hétéroclite, chômeurs, familles, repris de justice, migrants clandestins.

A la fin de l'apartheid il y a une trentaine d'années, la population blanche et aisée a déserté le centre pour se mettre à l'abri derrière les murs hauts et les clôtures électriques de maisons de banlieues arborées et paisibles.

Les masses noires débarquées des campagnes, à la recherche de travail, ont commencé à occuper les immeubles vacants. Aujourd'hui encore, la ville la plus riche du pays attire ceux en quête d'une vie meilleure.

Cet exode économique accentue la pression sur un logement en crise. Le pays de près de 60 millions d'habitants manque de 3,7 millions de toits, selon le Centre pour le financement du logement abordable en Afrique (CAHF).

Dans ces immeubles, "vous avez affaire à du crime organisé. Ces gens connaissent les lois et ils ont un réseau. Certains se procurent des documents de propriété en bonne et due forme", dit Lucky Sindane, porte-parole de la brigade anti-criminalité.

Les autorités y mènent épisodiquement des opérations coup de poing pour expulser leurs habitants clandestins, faisant souvent appel à des agents armés de sécurité privée surnommés "les Fourmis Rouges" réputés pour leur violences.

M.Fujitav--JT