The Japan Times - Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam

EUR -
AED 4.241003
AFN 73.32143
ALL 96.264457
AMD 435.49084
ANG 2.066822
AOA 1058.764604
ARS 1597.949484
AUD 1.676973
AWG 2.078272
AZN 1.967396
BAM 1.962489
BBD 2.325728
BDT 141.683564
BGN 1.973561
BHD 0.435685
BIF 3427.417086
BMD 1.154596
BND 1.486969
BOB 8.008298
BRL 6.067751
BSD 1.154731
BTN 109.448969
BWP 15.919471
BYN 3.437216
BYR 22630.074075
BZD 2.322286
CAD 1.604831
CDF 2635.36902
CHF 0.921971
CLF 0.027055
CLP 1068.301597
CNY 7.980392
CNH 7.989998
COP 4249.2467
CRC 536.225485
CUC 1.154596
CUP 30.596784
CVE 110.98555
CZK 24.603629
DJF 205.195187
DKK 7.496448
DOP 68.95827
DZD 153.879614
EGP 60.780401
ERN 17.318934
ETB 180.838585
FJD 2.609838
FKP 0.868614
GBP 0.870276
GEL 3.094767
GGP 0.868614
GHS 12.666364
GIP 0.868614
GMD 84.867224
GNF 10137.349919
GTQ 8.837161
GYD 241.720221
HKD 9.035924
HNL 30.608778
HRK 7.557064
HTG 151.366612
HUF 390.276858
IDR 19617.503194
ILS 3.622683
IMP 0.868614
INR 109.529794
IQD 1512.520257
IRR 1516272.693223
ISK 144.047794
JEP 0.868614
JMD 181.759555
JOD 0.818654
JPY 185.080568
KES 149.986359
KGS 100.96983
KHR 4632.238016
KMF 494.167328
KPW 1039.005581
KRW 1741.130593
KWD 0.355512
KYD 0.962293
KZT 558.235579
LAK 25285.644395
LBP 103394.037822
LKR 363.741444
LRD 212.012665
LSL 19.813301
LTL 3.409221
LVL 0.698404
LYD 7.360592
MAD 10.789123
MDL 20.282399
MGA 4820.437097
MKD 61.637435
MMK 2427.526343
MNT 4123.646826
MOP 9.31702
MRU 46.322813
MUR 54.000874
MVR 17.838939
MWK 2005.532983
MXN 20.922547
MYR 4.530678
MZN 73.836825
NAD 19.813296
NGN 1597.337286
NIO 42.397186
NOK 11.20288
NPR 175.114145
NZD 2.009741
OMR 0.444613
PAB 1.154721
PEN 3.994328
PGK 4.975197
PHP 69.911197
PKR 322.367369
PLN 4.298271
PYG 7549.734427
QAR 4.218027
RON 5.111746
RSD 117.558661
RUB 94.006614
RWF 1686.864195
SAR 4.332448
SBD 9.285301
SCR 16.659944
SDG 693.912357
SEK 10.938258
SGD 1.492666
SHP 0.866246
SLE 28.345751
SLL 24211.30527
SOS 659.855623
SRD 43.413994
STD 23897.798134
STN 24.650616
SVC 10.103439
SYP 129.111885
SZL 19.813287
THB 37.940438
TJS 11.033396
TMT 4.041085
TND 3.37839
TOP 2.779989
TRY 51.302613
TTD 7.845709
TWD 36.998328
TZS 2974.800639
UAH 50.614226
UGX 4301.662877
USD 1.154596
UYU 46.739318
UZS 14091.83988
VES 540.268027
VND 30409.162038
VUV 138.27014
WST 3.204592
XAF 658.200578
XAG 0.0165
XAU 0.000256
XCD 3.120353
XCG 2.081103
XDR 0.816058
XOF 655.810693
XPF 119.331742
YER 275.490657
ZAR 19.766671
ZMK 10392.750198
ZMW 21.737094
ZWL 371.779317
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam
Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam

Au procès du 13-Novembre, les "no comment" de Salah Abdeslam

"Exactement", "ça, je ne dirai pas". Au procès des attentats du 13-Novembre, le principal accusé Salah Abdeslam a commencé à donner de rares réponses mardi sur son rôle dans les préparatifs des attaques jihadistes, se contentant souvent d'un "no comment".

Taille du texte:

Celui qui a boudé l'audience toute la semaine dernière en raison, selon sa défense, de "difficultés" liées au changement de son escorte policière a bien pris place dans le box des accusés pour son interrogatoire, le deuxième sur le fond du dossier.

"Vous m'entendez bien là ?", demande le Français de 32 ans, chemise à petits carreaux, gel dans les cheveux, masque noir sur le visage, avant de commencer un étrange pas de deux avec le président de la cour d'assises spéciale de Paris, Jean-Louis Périès.

Après une nouvelle série d'auditions des enquêteurs belges sur la logistique mise en place par la cellule jihadiste dès août 2015, les questions du magistrat au seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis sont nombreuses.

Salah Abdeslam est notamment soupçonné de deux déplacements en France pour rechercher des explosifs. Il est aussi accusé de la "récupération des terroristes" de retour de Syrie, via cinq convois en Europe, à l'aide de véhicules loués sous sa vraie identité, rappelle le président Périès.

- "Guerre en Ukraine" -

La location des voitures, le principal accusé ne les nie pas. "En revanche", il reconnaît avoir ramené "certains" membres des commandos, mais pas tous. Les trois Français qui constitueront le "trio" du Bataclan par exemple, ce n'était pas lui, assure-t-il.

S'exprimant avec aisance, parfois à la limite de l'insolence, Salah Abdeslam reconnaît deux allers-retours pour aller chercher ses "frères en islam". "Ils vivaient en zone de guerre", justifie-t-il.

Un peu comme avec "aujourd'hui la guerre en Ukraine", ceux qui vont "chercher des gens à la frontière", partis "faire de l'humanitaire" ou "combattre", ose-t-il.

S'il n'était pas le chauffeur du premier des cinq trajets qui lui sont imputés, à qui a-t-il prêté le véhicule ? Son ami d'enfance et voisin de box, Mohamed Abrini ? "Moi, je dis pas de noms, je balance pas", rétorque Salah Abdeslam.

Le magistrat insiste, tente d'autres noms. "Je crois que vous ne m'avez pas bien entendu, Monsieur le président", persifle l'accusé.

"Dites la vérité, ça ira plus vite", poursuit Jean-Louis Périès. "Vous ne voulez pas dire qui vous a demandé de louer ce véhicule ?" "Exactement", coupe Salah Abdeslam.

Le ton monte quand le magistrat lui demande ce qu'il savait de l'organisation. "J'ai l'impression que vous êtes un peu susceptible", lâche Salah Abdeslam.

Après l'avoir menacé d'un outrage à magistrat, le président passe au deuxième trajet, l'un des deux seuls que Salah Abdeslam reconnaît avoir effectués.

Mais aux questions précises, il répond par le silence ou des "no comment" obstinés. Il critique le "travail bâclé" de l'enquête. Elle se fonde sur des investigations "sophistiquées", pas "farfelues", proteste le président.

- "Surréaliste" -

"On ne va pas dire que c'était grandiose non plus", rétorque Salah Abdeslam. "J'ai été contrôlé (lors du deuxième trajet), j'ai loué les véhicules à mon nom".

"Surréaliste !", s'indignent des parties civiles sur les bancs.

Face à la persévérance de la cour, Salah Abdeslam répète qu'il ne savait rien de la "mission" des hommes qu'il allait chercher.

"Si vous aviez su que ces personnes allaient participer de près ou de loin à des attentats, est-ce que vous seriez allé les chercher ?", demande une assesseure, Xavière Simeoni.

"Franchement, c'est une bonne question", dit l'accusé. Il prend son temps et ajoute: "Dans l'état d'esprit dans lequel j'étais à l'époque, fêtard, j'allais me marier, je pense que je serais pas parti les chercher", même s'ils "avaient sans doute de bonnes raisons".

Mais "aujourd'hui, vous m'avez bousillé ma vie, la France, son gouvernement. La manière dont vous m'avez traité depuis six ans, ça laisse des traces", lance Salah Abdeslam.

L'assesseure le coupe: ce ne sont pas "les réponses qu'attendent les parties civiles".

L'une de ses avocates, Me Olivia Ronen, s'étonne de ce commentaire et rappelle que le procès a pour but "la manifestation de la vérité".

L'interrogatoire se poursuivait en milieu d'après-midi.

K.Hashimoto--JT