The Japan Times - Bassin d'Arcachon: des médecins de ville au secours des urgences l'été

EUR -
AED 4.306901
AFN 75.644408
ALL 95.724961
AMD 440.384807
AOA 1075.405569
ARS 1618.296098
AUD 1.660639
AWG 2.110938
AZN 1.979381
BAM 1.955289
BBD 2.358483
BDT 143.86237
BHD 0.441684
BIF 3480.689546
BMD 1.172743
BND 1.49211
BOB 8.091883
BRL 5.874509
BSD 1.170994
BTN 108.630585
BWP 15.720888
BYN 3.360921
BYR 22985.767548
BZD 2.355084
CAD 1.619852
CDF 2697.309339
CHF 0.925866
CLF 0.026604
CLP 1047.076113
CNY 8.007533
CNH 8.00392
COP 4264.684474
CRC 541.958238
CUC 1.172743
CUP 31.077696
CVE 110.236165
CZK 24.379458
DJF 208.525455
DKK 7.473774
DOP 70.511556
DZD 155.091432
EGP 62.282709
ERN 17.591149
ETB 183.745237
FJD 2.593521
FKP 0.87127
GBP 0.871896
GEL 3.154995
GGP 0.87127
GHS 12.886629
GIP 0.87127
GMD 86.196914
GNF 10274.312519
GTQ 8.957657
GYD 244.985918
HKD 9.185274
HNL 31.099865
HRK 7.535928
HTG 153.539838
HUF 375.514833
IDR 20041.36109
ILS 3.558349
IMP 0.87127
INR 109.171257
IQD 1533.998748
IRR 1543476.699696
ISK 143.2974
JEP 0.87127
JMD 185.141572
JOD 0.831494
JPY 186.659712
KES 151.530364
KGS 102.556667
KHR 4687.773806
KMF 492.551816
KPW 1055.466781
KRW 1741.418302
KWD 0.362014
KYD 0.975845
KZT 553.365255
LAK 25823.245341
LBP 104866.369808
LKR 369.553335
LRD 215.463641
LSL 19.212275
LTL 3.462806
LVL 0.70938
LYD 7.444053
MAD 10.884053
MDL 20.175723
MGA 4859.728827
MKD 61.62888
MMK 2463.655994
MNT 4191.391562
MOP 9.446529
MRU 46.804757
MUR 54.556353
MVR 18.130771
MWK 2030.468885
MXN 20.666054
MYR 4.649875
MZN 75.008853
NAD 19.212275
NGN 1594.344311
NIO 43.088729
NOK 11.170265
NPR 173.808536
NZD 2.004176
OMR 0.451072
PAB 1.170994
PEN 3.952066
PGK 5.068674
PHP 70.219763
PKR 326.615966
PLN 4.284179
PYG 7573.019104
QAR 4.269083
RON 5.092407
RSD 117.339307
RUB 90.346368
RWF 1710.052697
SAR 4.39575
SBD 9.450139
SCR 17.808342
SDG 704.81853
SEK 10.873617
SGD 1.494782
SLE 28.878819
SOS 669.224949
SRD 43.918042
STD 24273.417355
STN 24.493593
SVC 10.24632
SYP 129.623935
SZL 19.216973
THB 37.771698
TJS 11.130189
TMT 4.110465
TND 3.421705
TRY 52.38054
TTD 7.946921
TWD 37.224978
TZS 3038.705157
UAH 50.876192
UGX 4332.86664
USD 1.172743
UYU 47.247641
UZS 14239.275393
VES 558.035565
VND 30885.366028
VUV 138.291643
WST 3.206854
XAF 655.785464
XAG 0.015387
XAU 0.000247
XCD 3.169397
XCG 2.110448
XDR 0.815587
XOF 655.785464
XPF 119.331742
YER 278.115747
ZAR 19.218328
ZMK 10556.098997
ZMW 22.278173
ZWL 377.622846
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Bassin d'Arcachon: des médecins de ville au secours des urgences l'été
Bassin d'Arcachon: des médecins de ville au secours des urgences l'été / Photo: ROMAIN PERROCHEAU - AFP

Bassin d'Arcachon: des médecins de ville au secours des urgences l'été

Menacé de saturation par l'afflux de touristes et les pénuries de soignants, l'hôpital d'Arcachon s'appuie depuis le début de l'été sur des médecins généralistes, postés sur le parking des urgences, pour éviter leur effondrement.

Taille du texte:

Ce centre hospitalier girondin, blotti sous les pins à la Teste-de-Buch à quelques kilomètres de l'océan Atlantique, abrite l'unique services d'urgences du Bassin d'Arcachon et du littoral du nord des Landes.

Une zone d'environ 170.000 habitants, en pleine croissance démographique, où la population quadruple chaque été.

"On est un peu noyés, là", glisse, masque sous le nez, une médecin urgentiste dans les couloirs où sept personnes alitées attendent leur transfert vers d'autres services de l'hôpital.

- "Dernier rempart" -

Avec des pics jusqu'à 200 patients par jour, contre une centaine l'hiver, la structure est "la première porte" des urgences en Gironde, devant le CHU de la métropole bordelaise, actuellement en grande souffrance.

Au bord de la rupture l'été dernier, ses services avaient "tenu", bien aidés par l'évacuation préventive de milliers de campeurs provoquée par les mégafeux en Gironde, racontent à l'AFP plusieurs membres de l'hôpital.

Comme ailleurs en France, les effectifs des urgentistes arcachonnais, "épuisés", ont baissé après plusieurs demandes de travail à temps partiel.

Cet été, la direction a fait appel aux médecins de ville pour "désengorger" les urgences, en évacuant "la bobologie" et laissant les seuls cas graves aux deux urgentistes de permanence.

Postés dans des préfabriqués sur un parking bondé, deux généralistes y traitent chaque jour, de 12h à minuit, les patients évalués et orientés au préalable par une infirmière d'accueil à l'hôpital.

"J'ai appelé plusieurs médecins ici, trois cliniques à Bordeaux... Pas de place. Comme je ne voulais pas encombrer les urgences, j'étais bien content de les trouver", raconte Emma, 50 ans, en sortant des préfabriqués, une attelle posée pour soigner une vieille fracture au pied.

La structure s'occupe principalement "de la traumatologie pure, beaucoup de plâtres, d'attelles, de sutures " et permet de renvoyer, dans l'heure, des patients pour des radios et scanners à l'intérieur de l'hôpital en cas de besoin, explique son coordinateur, le docteur Julien Patry.

Pour la cheffe urgentiste Sophie Marchal, ce système représente "un peu l'avenir des urgences", "en pénurie" et "avec beaucoup de patients qui ne relèvent pas des urgences".

Ce dispositif, unique dans la région, absorde 40% des patients et a permis d'éviter la fermeture des urgences, se félicite M. Rossignol, montrant fièrement l'absence de file d'attente d'ambulances devant l'entrée.

En Nouvelle-Aquitaine cet été, 29 établissements ont mis en place pour certains horaires une "régulation" des urgences, n'ouvrant la porte qu'aux patients orientés au téléphone par le 15, décompte l'Agence régionale de santé.

La moitié de ces services d'urgences font même l'objet d'une régulation "longue durée", précise l'agence à l'AFP.

- "Appel d'air" -

Pour Gaëlle Carrasco, infirmière et secrétaire de la CGT, "les préfabriqués soulagent, mais quand on a 180 patients, personne ne pose les fesses de la journée".

"Ne vaudrait-il mieux pas réguler deux nuits et avoir la journée, comme avant, cinq urgentistes reposés plutôt que deux ?", interroge-t-elle mettant en garde contre des gens qui "ont compris" qu'aux urgences d'Arcachon, on pouvait voir un généraliste et passer un scanner dans la même journée.

Il existe "un risque d'appel d'air", "de dévoiement du système", concèdent deux cadres de l'hôpital, qui perd également de l'argent avec ce dispositif - les généralistes recrutés étant payés à l'acte, leur activité ne compte pas dans les recettes de l'établissement.

"On fait tout pour l'éviter", répond M. Rossignol.

Conscient d'être dans un cadre "attractif", rare oasis dans un pays confrontée à la désertification médicale, il prône "d'actionner tous les leviers" pour organiser "la complémentarité entre médecine de ville et hôpital" tant que durera la pénurie de médecins urgentistes.

Ce système doit être maintenu a minima jusqu'à fin septembre.

En 2021, il y a eu 20,4 millions de passages aux urgences en France, contre un peu plus de 10 millions en 1996.

T.Sato--JT