The Japan Times - Catastrophe ferroviaire en Grèce: des dizaines de milliers de personnes crient à nouveau leur colère

EUR -
AED 4.292157
AFN 74.798297
ALL 96.081506
AMD 435.777805
ANG 2.092123
AOA 1071.724593
ARS 1628.082223
AUD 1.653995
AWG 2.106635
AZN 1.980514
BAM 1.958455
BBD 2.33034
BDT 142.773581
BGN 1.99772
BHD 0.441166
BIF 3438.447352
BMD 1.16873
BND 1.486109
BOB 7.994634
BRL 6.022933
BSD 1.156984
BTN 107.543754
BWP 15.788542
BYN 3.401354
BYR 22907.100883
BZD 2.326935
CAD 1.61775
CDF 2688.077984
CHF 0.921888
CLF 0.027141
CLP 1071.677561
CNY 8.014445
CNH 7.979057
COP 4314.564139
CRC 536.730028
CUC 1.16873
CUP 30.971335
CVE 110.395317
CZK 24.410122
DJF 206.031995
DKK 7.472834
DOP 70.285598
DZD 154.764365
EGP 63.946692
ERN 17.530945
ETB 180.65792
FJD 2.584649
FKP 0.883159
GBP 0.870429
GEL 3.132031
GGP 0.883159
GHS 12.736034
GIP 0.883159
GMD 85.912134
GNF 10149.718202
GTQ 8.850735
GYD 242.025701
HKD 9.153432
HNL 30.722787
HRK 7.529896
HTG 151.685015
HUF 377.415553
IDR 19863.728909
ILS 3.62061
IMP 0.883159
INR 108.069511
IQD 1515.661513
IRR 1537902.110447
ISK 143.800387
JEP 0.883159
JMD 182.126159
JOD 0.82856
JPY 185.026847
KES 151.99264
KGS 102.205267
KHR 4636.266306
KMF 499.047449
KPW 1051.859453
KRW 1722.923644
KWD 0.361419
KYD 0.964166
KZT 537.644372
LAK 25525.827924
LBP 103609.880771
LKR 365.088133
LRD 212.878616
LSL 19.551025
LTL 3.450955
LVL 0.706953
LYD 7.395122
MAD 10.849131
MDL 20.213407
MGA 4832.593683
MKD 61.669015
MMK 2454.46379
MNT 4176.23509
MOP 9.337741
MRU 45.979539
MUR 54.64966
MVR 18.056768
MWK 2006.237348
MXN 20.473338
MYR 4.652126
MZN 74.739927
NAD 19.550941
NGN 1615.230794
NIO 42.577547
NOK 11.175866
NPR 172.079052
NZD 2.003776
OMR 0.449378
PAB 1.156939
PEN 3.962773
PGK 5.07893
PHP 69.409676
PKR 325.296532
PLN 4.257629
PYG 7502.107637
QAR 4.229192
RON 5.092624
RSD 117.328456
RUB 91.661946
RWF 1689.984156
SAR 4.38814
SBD 9.406617
SCR 16.038338
SDG 702.406871
SEK 10.885168
SGD 1.48909
SHP 0.87685
SLE 28.712002
SLL 24507.688773
SOS 661.193659
SRD 43.760724
STD 24190.343828
STN 24.533474
SVC 10.12377
SYP 129.383705
SZL 19.546754
THB 37.452526
TJS 11.008408
TMT 4.102241
TND 3.404915
TOP 2.81402
TRY 52.020933
TTD 7.850644
TWD 37.138137
TZS 3050.384506
UAH 50.281305
UGX 4344.128063
USD 1.16873
UYU 46.921411
UZS 14115.259127
VES 553.355153
VND 30767.392056
VUV 139.365103
WST 3.233046
XAF 656.844781
XAG 0.015116
XAU 0.000242
XCD 3.15855
XCG 2.085236
XDR 0.816915
XOF 656.856037
XPF 119.331742
YER 278.800392
ZAR 19.232261
ZMK 10519.967626
ZMW 22.417203
ZWL 376.330466
  • AEX

    -4.0000

    971.88

    -0.41%

  • BEL20

    -9.3900

    5207.16

    -0.18%

  • PX1

    -53.3500

    7908.74

    -0.67%

  • ISEQ

    -57.1000

    12090.95

    -0.47%

  • OSEBX

    27.5100

    2080.56

    +1.34%

  • PSI20

    -2.8100

    9366.7

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -26.1700

    3822.13

    -0.68%

  • N150

    -3.1500

    3940.17

    -0.08%

Catastrophe ferroviaire en Grèce: des dizaines de milliers de personnes crient à nouveau leur colère
Catastrophe ferroviaire en Grèce: des dizaines de milliers de personnes crient à nouveau leur colère / Photo: Louisa GOULIAMAKI - AFP

Catastrophe ferroviaire en Grèce: des dizaines de milliers de personnes crient à nouveau leur colère

Plus de deux semaines après la catastrophe ferroviaire qui a fait 57 morts, plus de 40.000 Grecs sont à nouveau dans les rues jeudi pour crier leur colère alors que le pays se retrouve en grande partie paralysé par une grève générale.

Taille du texte:

Après un grand rassemblement de 40.000 personnes à Athènes le 8 mars, plus de 25.000 personnes, selon la police, se sont retrouvées dans plusieurs manifestations dans le centre de la capitale.

En milieu de journée, des manifestants sont venus gronder leur colère devant le siège de la compagnie des chemins de fer Hellenic Train, a constaté à l'AFP, comme ils l'avaient déjà fait trois jours après la collision entre un train de voyageurs reliant Athènes à Thessalonique (nord) et un convoi de marchandises le 28 février au soir en criant "assassins".

A Thessalonique, la grande ville universitaire du nord dont étaient originaires nombre de victimes, environ 8.500 personnes se sont également retrouvées en milieu de journée.

"Nous n'arrêterons pas d'être dans la rue tant que les responsables de cette tragédie ne seront pas punis", assure Zoe Konstantinidou, une étudiante en philosophie. "Ils ne se soucient pas de nos vies", ajoute-t-elle alors que la défiance à l'endroit du gouvernement conservateur ne faiblit pas.

Les manifestants ont répondu à l'appel des organisations syndicales du secteur public mais aussi, pour la première fois, du secteur privé avec un risque de nouvelles violences, après des heurts le 8 mars.

"Il faut que les choses changent dans ce pays", lâche de son côté Stravoula Ghatzieleftheriou, une employée dans le secteur privé à Athènes. "On ne peut pas déplorer tant de morts, l'accident récent, (l'incendie meurtrier en 2018) de Mati, les incendies de forêt" à l'été 2021.

"On espère que les choses vont changer avec les élections" qui doivent se tenir d'ici juillet, ajoute-t-elle.

Après plusieurs manifestations d'ampleur limitée dans les jours qui ont suivi l'accident ferroviaire, quelque 65.000 personnes avaient protesté le 8 mars, certains appelant alors le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis à la démission.

La Grèce était en outre en grande partie paralysée jeudi, en particulier avec les transports. Tous les bateaux reliant le continent aux îles restent à quai pour 24 heures et la plupart des avions sur le tarmac.

Le trafic ferroviaire ne devrait reprendre graduellement qu'à partir du 22 mars, selon le ministre des Transports.

De nombreuses écoles sont également fermées tandis que les étudiants, en première ligne dans cette vague de protestation inédite depuis les années de la crise financière, étaient également nombreux dans les cortèges.

- Ras-le-bol -

Au delà de la catastrophe ferroviaire qui a bouleversé le pays, les Grecs crient leur ras-le-bol face à la détérioration des services publics dans un pays saigné à blanc par les années de crise et les plans d'austérité imposés par ses créanciers.

Car si l'accident ferroviaire de Tempé, dans le centre du pays, a été imputé à une erreur du chef de gare, il a aussi été provoqué par la vétusté du réseau ferré et les lourds retards pris dans la modernisation, notamment de la signalisation, selon les premiers éléments de l'enquête.

Les Grecs réclament des comptes à leurs dirigeants accusés d'incurie.

Etrillé après la catastrophe, le Premier ministre a tenté de répondre à l'indignation d'une population qui a largement perdu confiance dans les institutions depuis la crise de 2008-2018.

Il a promis "la transparence totale" dans l'enquête en cours et demandé à plusieurs reprises pardon aux familles des victimes.

- "Assassins" -

Ce mouvement de colère est particulièrement fort chez les jeunes et les étudiants, alors que de nombreuses victimes étaient dans l'enseignement supérieur.

"Les larmes (...) sont devenues de la colère, la nouvelle génération ne vous pardonne pas", lisait-on sur l'une des banderoles dans le centre d'Athènes.

Les manifestants brandissent des pancartes avec les mots "Appelle-moi quand tu arrives", un message d'une mère à son enfant devenu le slogan de cette contestation.

Nombreux sont les jeunes qui estiment avoir été sacrifiés par les mesures d'économie drastiques des années de crise.

Le quotidien libéral Kathimerini dans son dernier éditorial, évoquait cette "génération banqueroute et pandémie".

T.Shimizu--JT