The Japan Times - Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles

EUR -
AED 4.231245
AFN 73.725097
ALL 95.962768
AMD 434.735824
ANG 2.062095
AOA 1056.342299
ARS 1606.393999
AUD 1.626239
AWG 2.073519
AZN 1.957604
BAM 1.95412
BBD 2.323522
BDT 141.558314
BGN 1.969047
BHD 0.434928
BIF 3421.305633
BMD 1.151955
BND 1.473031
BOB 7.97187
BRL 5.995001
BSD 1.153668
BTN 106.985319
BWP 15.644465
BYN 3.516233
BYR 22578.31327
BZD 2.320215
CAD 1.578374
CDF 2614.937616
CHF 0.909578
CLF 0.026702
CLP 1054.361214
CNY 7.917443
CNH 7.932522
COP 4269.950704
CRC 538.818112
CUC 1.151955
CUP 30.526801
CVE 111.797223
CZK 24.444653
DJF 204.725614
DKK 7.472483
DOP 69.175247
DZD 152.537418
EGP 60.177999
ERN 17.279321
ETB 180.856753
FJD 2.548643
FKP 0.863331
GBP 0.863321
GEL 3.127603
GGP 0.863331
GHS 12.562006
GIP 0.863331
GMD 85.244374
GNF 10114.162901
GTQ 8.837288
GYD 241.357858
HKD 9.029004
HNL 30.607446
HRK 7.53747
HTG 151.189535
HUF 391.62372
IDR 19539.456616
ILS 3.571117
IMP 0.863331
INR 106.993323
IQD 1509.060734
IRR 1514820.507162
ISK 143.2575
JEP 0.863331
JMD 181.144285
JOD 0.81669
JPY 183.535768
KES 149.235866
KGS 100.738475
KHR 4619.338365
KMF 493.036529
KPW 1036.734401
KRW 1729.129827
KWD 0.353005
KYD 0.961307
KZT 556.522279
LAK 24709.429743
LBP 103157.548449
LKR 359.231198
LRD 211.211295
LSL 19.376215
LTL 3.401423
LVL 0.696806
LYD 7.349679
MAD 10.798136
MDL 20.113313
MGA 4803.651589
MKD 61.677112
MMK 2419.224151
MNT 4113.747641
MOP 9.313507
MRU 46.21601
MUR 53.577753
MVR 17.809319
MWK 1999.793406
MXN 20.387203
MYR 4.51048
MZN 73.611468
NAD 19.375558
NGN 1563.13347
NIO 42.300018
NOK 11.020803
NPR 171.170971
NZD 1.970788
OMR 0.442921
PAB 1.153663
PEN 3.948325
PGK 4.956574
PHP 68.866739
PKR 321.735508
PLN 4.267705
PYG 7456.072821
QAR 4.197681
RON 5.092557
RSD 117.454429
RUB 96.613944
RWF 1680.701993
SAR 4.325527
SBD 9.267752
SCR 16.230038
SDG 692.324942
SEK 10.747156
SGD 1.473891
SHP 0.864264
SLE 28.395712
SLL 24155.927782
SOS 658.342883
SRD 43.054339
STD 23843.137717
STN 24.767027
SVC 10.094191
SYP 127.389792
SZL 19.375564
THB 37.565572
TJS 11.034248
TMT 4.031842
TND 3.360832
TOP 2.77363
TRY 50.935521
TTD 7.820006
TWD 36.757731
TZS 2999.3791
UAH 50.735507
UGX 4340.193737
USD 1.151955
UYU 46.719839
UZS 14025.049287
VES 519.46575
VND 30307.9297
VUV 137.765566
WST 3.149103
XAF 655.348139
XAG 0.015
XAU 0.000236
XCD 3.113216
XCG 2.079141
XDR 0.814294
XOF 652.58393
XPF 119.331742
YER 274.827596
ZAR 19.358311
ZMK 10368.954649
ZMW 22.559726
ZWL 370.928962
  • AEX

    -12.8600

    999.98

    -1.27%

  • BEL20

    -37.7200

    5129.08

    -0.73%

  • PX1

    -4.7800

    7969.88

    -0.06%

  • ISEQ

    117.6200

    12369.92

    +0.96%

  • OSEBX

    13.6100

    1986.11

    +0.69%

  • PSI20

    -40.3700

    9134.62

    -0.44%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    9.7200

    3898.6

    +0.25%

Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles
Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles / Photo: - - AFP/Archives

Il y a 40 ans, le premier spationaute français s'envolait pour les étoiles

Le 24 juin 1982, Jean-Loup Chrétien décollait de Baïkonour pour rejoindre la station spatiale soviétique Saliout. Il devenait le premier Français à voler dans l'espace, ouvrant la voie, en plein regain de Guerre froide, à une intense coopération scientifique entre Paris et Moscou.

Taille du texte:

Sa mission s'appelait "PVH" ("premier vol habité"): un séjour de huit jours en orbite à bord de Saliout 7, ancêtre de la station Mir.

Hôte de l'équipage permanent, Jean-Loup Chrétien était le premier visiteur étranger à ne pas venir d'un pays communiste, et le premier spationaute Français.

Tout un symbole. Mais lui avait la tête ailleurs le jour du décollage depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. "Vous ne pensez pas à ça. Mon état d'esprit, c'était la fin d'une épreuve de patience, l'aboutissement d'un rêve... et tellement d'excitation", raconte à l'AFP l'ex-astronaute, aujourd'hui âgé de 84 ans.

Il se souvient de ce "moment choc" où s'est élancée la fusée Soyouz, à bord de laquelle il s'était installé avec Alexandre Ivanchenkov et Vladimir Djanibekov. "Après deux ans d'entraînement, deux semaines de quarantaine... Tout est allé si vite !"

"En moins de dix minutes, je me suis retrouvé en orbite, je découvrais les charmes de l'apesanteur. Par le hublot, j'ai vu la Terre... c'était un spectacle inoubliable", confie-t-il, encore ému.

- Rêve d'enfance -

Pilote de chasse, il avait alors 44 ans. Enfant, le terrain d'aviation de Morlaix (Finistère), près duquel il habitait, avait fait naître en lui une "fascination pour la 3e dimension".

Les albums de Tintin "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune" ancrent cette passion pour le ciel. Et quand Youri Gagarine devient le premier humain à voler dans l'espace (1961), l'étudiant à l'Ecole aéronautique de Salon-de-Provence se fixe l'ambition de devenir astronaute.

Mais l'Armée de l'air ne le retient pas dans sa sélection. "A 41 ans, j'étais trop vieux". Il se présente alors en candidat libre, franchit les différentes étapes, et est "agréablement surpris" d'être finalement retenu par le CNES (Centre national d'études spatiales) pour préparer la mission franco-soviétique, avec Patrick Baudry en doublure.

"PVH" marque l'aboutissement d'une volonté française de coopérer avec l'URSS impulsée par De Gaulle, qui en 1966 fut le premier chef d'Etat occidental à se rendre à Baïkonour, dans un contexte de détente, explique Lionel Suchet, directeur-général de l'agence spatiale française.

- Secret soviétique -

Mais quand Jean-Loup Chrétien démarre son entraînement à la Cité des étoiles près de Moscou, les relations Est-Ouest se sont de nouveau tendues avec la guerre d'Afghanistan: "Sitôt arrivés, l'ambassadeur de France nous a dit +tenez-vous prêts à repartir+".

"C'était une période compliquée. Côté URSS, tout était secret. Jean-Loup et Patrick en ont souffert, ils ont été entraînés de manière +étanche+, sans contact avec leur base arrière en France", souligne Lionel Suchet.

Côté français, "les techniciens du CNES avaient affaire à des interprètes russes qui étaient en fait des ingénieurs déguisés et n'avaient pas le droit de donner des informations. A l'inverse, ceux qui avaient le droit de nous parler n'y connaissaient rien... Tout était extrêmement lent, alors qu'on partait d'une feuille blanche sur les vols habités".

- "Défricheur" -

Heureusement, raconte Jean-Loup Chrétien, "sur place on eu affaire à des gens extraordinaires qui ont tout fait pour que ça se passe bien".

Tissant des liens étroits avec les Russes, avec "diplomatie", le spationaute "a joué un rôle de défricheur. On lui doit beaucoup", salue Lionel Suchet.

C'est sur ces bases que Paris et Moscou ont pu construire une coopération spatiale, qui s'est accélérée au début des années 1990. "Avec la chute du mur de Berlin, on a enfin vu les personnes avec qui on travaillait de façon cachée. Ce fut une révélation pour nous comme pour les Russes, qui depuis Gagarine faisaient des choses extraordinaires sans pouvoir les partager", selon le responsable du CNES.

Scientifiques et techniciens des deux pays ont travaillé des années en "symbiose" sur les vols habités. Cette période a connu son apogée au début des années 2000.

En raison de l'invasion russe de l'Ukraine, la célébration du 40e anniversaire du vol de Jean-Loup Chrétien, vendredi au CNES, se fera sans son ancien équipage, regrette l'agence spatiale.

"C'est triste", commente Jean-Loup Chrétien, quotidiennement en contact avec ses anciens collègues et amis russes.

Après "PVH", il n'a cessé de vouloir retrouver les étoiles. Allant jusqu'à convaincre Mikhaïl Gorbatchev en personne de l'intérêt de renvoyer un Français dans l'espace, où il a comptabilisé 43 jours.

Depuis, neuf astronautes Français y ont effectué des missions.

S.Yamada--JT