The Japan Times - Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero

EUR -
AED 4.215497
AFN 73.462725
ALL 95.928008
AMD 435.38919
ANG 2.054756
AOA 1052.582784
ARS 1600.600423
AUD 1.630858
AWG 2.066139
AZN 1.945141
BAM 1.955979
BBD 2.326279
BDT 141.692979
BGN 1.962039
BHD 0.433553
BIF 3424.584958
BMD 1.147855
BND 1.474824
BOB 7.980635
BRL 6.038896
BSD 1.155037
BTN 107.10294
BWP 15.663573
BYN 3.520513
BYR 22497.960723
BZD 2.322978
CAD 1.576946
CDF 2605.631197
CHF 0.911885
CLF 0.02664
CLP 1051.929343
CNY 7.889266
CNH 7.920711
COP 4256.327205
CRC 539.455155
CUC 1.147855
CUP 30.418161
CVE 110.287592
CZK 24.507399
DJF 205.680052
DKK 7.471418
DOP 69.830084
DZD 151.950765
EGP 59.967169
ERN 17.217827
ETB 180.34737
FJD 2.546861
FKP 0.861664
GBP 0.862998
GEL 3.116388
GGP 0.861664
GHS 12.590579
GIP 0.861664
GMD 84.940928
GNF 10122.911489
GTQ 8.846812
GYD 241.629498
HKD 8.990386
HNL 30.569792
HRK 7.539054
HTG 151.373537
HUF 392.265145
IDR 19474.510287
ILS 3.585463
IMP 0.861664
INR 107.020733
IQD 1512.909921
IRR 1509429.508194
ISK 143.4018
JEP 0.861664
JMD 181.352159
JOD 0.81381
JPY 182.55142
KES 148.475308
KGS 100.377518
KHR 4625.330309
KMF 491.281897
KPW 1033.055826
KRW 1721.811368
KWD 0.352093
KYD 0.962447
KZT 557.17297
LAK 24783.804292
LBP 103445.652394
LKR 359.638737
LRD 211.353296
LSL 19.279293
LTL 3.389317
LVL 0.694327
LYD 7.370152
MAD 10.808114
MDL 20.13788
MGA 4810.404492
MKD 61.670198
MMK 2410.196717
MNT 4116.027501
MOP 9.32411
MRU 46.099259
MUR 53.386504
MVR 17.745724
MWK 2002.784752
MXN 20.448655
MYR 4.521977
MZN 73.357263
NAD 19.279293
NGN 1564.446099
NIO 42.502224
NOK 10.991514
NPR 171.379291
NZD 1.974781
OMR 0.441344
PAB 1.154937
PEN 3.944161
PGK 4.983433
PHP 69.075658
PKR 322.652705
PLN 4.280128
PYG 7465.179606
QAR 4.19976
RON 5.097049
RSD 117.451962
RUB 98.721522
RWF 1685.984912
SAR 4.309636
SBD 9.23477
SCR 15.640114
SDG 689.861145
SEK 10.788909
SGD 1.472715
SHP 0.861189
SLE 28.295101
SLL 24069.960762
SOS 660.089851
SRD 42.901089
STD 23758.283866
STN 24.507049
SVC 10.105422
SYP 126.87101
SZL 19.284631
THB 37.748358
TJS 11.046763
TMT 4.017493
TND 3.398596
TOP 2.763759
TRY 50.873187
TTD 7.829149
TWD 36.694288
TZS 2981.553918
UAH 50.79373
UGX 4344.890054
USD 1.147855
UYU 46.769581
UZS 14083.885094
VES 517.617056
VND 30177.111603
VUV 137.063567
WST 3.136193
XAF 656.145717
XAG 0.016464
XAU 0.000248
XCD 3.102136
XCG 2.081445
XDR 0.816077
XOF 656.148576
XPF 119.331742
YER 273.84957
ZAR 19.355157
ZMK 10332.070799
ZMW 22.586595
ZWL 369.608886
  • AEX

    -19.6000

    980.43

    -1.96%

  • BEL20

    -109.7600

    5019.31

    -2.14%

  • PX1

    -155.4100

    7814.57

    -1.95%

  • ISEQ

    -319.1500

    12050.91

    -2.58%

  • OSEBX

    16.4900

    2002.67

    +0.83%

  • PSI20

    -141.5800

    8992.61

    -1.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.6400

    3699.3

    -2.34%

  • N150

    -69.7800

    3828.64

    -1.79%

Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero
Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero / Photo: HOCINE ZAOURAR - AFP/Archives

Génocide au Rwanda: non-lieu confirmé en appel dans l'enquête sur l'armée française à Bisesero

La cour d'appel de Paris a rejeté mercredi les accusations de "complicité de génocide" visant l'armée française et son éventuelle inaction lors des massacres de Bisesero au Rwanda en 1994, mais la Cour de cassation pourrait être saisie d’un pourvoi des parties civiles.

Taille du texte:

Selon des sources proches du dossier à l'AFP, la chambre de l'instruction a confirmé le non-lieu prononcé au profit des militaires et rejeté des demandes d'auditions supplémentaires.

Lors de l'audience mi-septembre, le parquet général avait requis la confirmation du non-lieu.

"Je me félicite de cette décision qui rend leur honneur aux soldats que j’ai commandés, injustement accusés de complicité de génocide et de crimes contre l’humanité", a déclaré dans un communiqué à l'AFP le général Jean-Claude Lafourcade, chef de l'opération militaro-humanitaire Turquoise, s'interrogeant sur une "instrumentalisation" par les associations plaignantes des victimes du génocide.

Me Pierre-Olivier Lambert, qui le défend ainsi que plusieurs officiers généraux, demande à ce que soit "accepté que la vérité judiciaire soit la vérité historique".

Me Emmanuel Bidanda, qui défend Jacques Rosier, chef des opérations spéciales présent à Bisesero, a indiqué qu'il serait "très vigilant à faire respecter cette décision par tous, afin que cessent une bonne fois pour toute les accusations infamantes".

Dans cette affaire, les associations Survie, Ibuka, FIDH et six rescapés de Bisesero, parties civiles, accusent l'opération Turquoise et la France de "complicité de génocide".

Ils leur reprochent d'avoir sciemment abandonné pendant trois jours les civils tutsi réfugiés dans les collines de Bisesero, dans l'ouest du Rwanda, laissant se perpétrer le massacre de centaines d'entre eux par les génocidaires hutu, du 27 au 30 juin 1994.

Dans ce dossier judiciaire très ancien, "nous sommes évidemment déçus" mais "ce n'est pas une surprise" au vu des "résistances pour mettre en jeu la responsabilité des militaires et à plus forte raison des autorités publiques françaises", a commenté auprès de l'AFP Me Patrick Baudouin, avocat de la FIDH et de la LDH, parties civiles.

Avec Me Olivier Foks, avocat de Survie, ils réfléchissent à un pourvoi en cassation.

Alors que les motivations détaillées de la décision doivent être connues ultérieurement, François Graner, porte-parole de Survie, a évoqué un "déni de justice", s'inquiétant notamment, que les juges d'appel aient pu retenir "la nécessité d'une intention génocidaire pour pouvoir être considéré comme complice" de celui-ci, ce qui serait selon lui "aberrant vu la jurisprudence constante de la Cour de cassation".

Il se disait aussi préoccupé que la cour d'appel retienne un argument des juges de première instance à l'appui du non-lieu d'après lequel "les militaires sur le terrain auraient pris leur décision indépendamment de l'état-major parisien".

"Le dossier dit constamment l'inverse", a ajouté M. Graner.

- "Echec profond" -

En septembre 2022, les juges d'instruction avaient rendu un premier non-lieu, assurant que leur enquête, formellement close en juillet 2018, n'avait pas établi la participation directe des forces militaires françaises à ces exactions, pas plus que leur complicité par aide ou assistance aux génocidaires, ou même par abstention.

L'enquête avait ensuite été rouverte pour raisons procédurales, liées à la publication du rapport de la commission présidée par l'historien Vincent Duclert, rendu en avril 2021, qui a pointé "l'échec profond" de la France lors des massacres de Bisesero.

Les deux magistrats instructeurs parisiens du pôle crimes contre l'humanité avaient conclu de nouveau en octobre 2023 à l'abandon des poursuites pour les cinq militaires visés dans la procédure et qui n'ont jamais été mis en examen.

Ce dossier reflète la controverse historique sur les objectifs de cette mission déployée au Rwanda sous mandat de l'ONU pour faire cesser le génocide des Tutsi.

Les parties civiles réclament depuis des années un procès non seulement contre les militaires, mais également contre des membres de l'entourage de l'ancien président François Mitterrand, au pouvoir pendant le génocide, et jamais visés par l'enquête.

Selon l'ONU, les massacres instigués par le gouvernement hutu ont fait plus de 800.000 morts au Rwanda entre avril et juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Mi-novembre, le tribunal administratif de Paris a rejeté une requête déposée par des victimes du génocide des Tutsi au Rwanda visant à faire condamner l'Etat français pour sa complicité présumée dans la tragédie survenue en 1994, et notamment à Bisesero, s'estimant "incompétent".

S.Yamada--JT