The Japan Times - Dans les couvoirs français, fini l'"aberration" du broyage des poussins mâles

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Dans les couvoirs français, fini l'"aberration" du broyage des poussins mâles
Dans les couvoirs français, fini l'"aberration" du broyage des poussins mâles / Photo: Sebastien SALOM-GOMIS - AFP

Dans les couvoirs français, fini l'"aberration" du broyage des poussins mâles

Un flash de lumière sous la coquille d'oeuf et la machine détermine le sexe de l'embryon qui s'y développe.

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Dans les couvoirs français, les éclosions de poussins mâles, incapables de pondre comme leurs "soeurs", se raréfient, une avancée technologique et éthique: ils étaient auparavant broyés.

Dans une salle aux murs blancs, des employés approchent les chariots remplis d'oeufs d'une espèce de caisson en inox.

Un robot décharge les oeufs à l'entrée de la ligne automatisée.

Au 13e jour d'incubation (sur 21), les oeufs sont brièvement éclairés par en-dessous et l'intelligence artificielle passe à l'action.

"Le spectre de l'image est analysée par ordinateur. La coquille reste intacte, il n'y a aucun risque de contamination bactérienne", décrit Anke Förster, de l'entreprise allemande AAT (groupe EW), à des journalistes lors d'une visite organisée par l'interprofession de l'oeuf (CNPO).

"La prise de décision (de la machine) ne dépasse pas les cinq secondes", ajoute Dhiyaeddine Rabia, responsable technique qui supervise les appareils installés en France, en Italie et en Espagne.

Des ventouses bleues saisissent les oeufs et les séparent en fonction des ordres de l'algorithme. Les embryons femelles vont regagner l'incubateur pour éclore une semaine plus tard.

Les oeufs clairs (non fécondés) et ceux contenant des mâles sont détruits. Ils seront transformés en nourriture pour animaux.

La machine développée par AAT, baptisée Cheggy, permet d'analyser 20.000 oeufs par heure. Le couvoir Lohmann (également filiale du groupe EW), en Vendée, en compte deux et prévoit d'en installer une troisième pour "sexer" jusqu'à 60.000 oeufs par heure.

- Une question de plumes -

Le couvoir est l'un des cinq établissements français spécialisés dans la fourniture de poussins femelles, les futures poules pondeuses.

Dans le monde de l'oeuf, hormis les quelques coqs gardés pour la reproduction, les mâles sont superflus, les poules produisant sans eux 1.500 milliards d'oeufs non fécondés par an pour nourrir les humains.

Leurs "frères" sont donc éliminés après éclosion, généralement par broyage, une pratique que l'Allemagne et la France ont interdite respectivement en 2022 et 2023.

Le problème ne se pose pas dans la production de viande de poulet: mâles et femelles sont élevés ensemble et abattus avant maturité sexuelle.

La technologie AAT ne fonctionne que sur les poules rousses (85% de la production française). Chez ces volailles, la sélection a abouti à des mâles blancs. La machine décèle cette différence sur les premières plumes de l'embryon en formation dans l'œuf.

Le couvoir montre une caisse de poussins à peine éclos. Au milieu de dizaines de congénères roux, quelques oisillons au duvet blanc: des mâles, que la machine n'a pas repérés (elle est fiable à plus de 96%). Ils seront éliminés par gazage au CO2 et finiront dans les zoos pour alimenter rapaces et reptiles.

C'est aussi le sort des mâles des poules blanches. Une dérogation permet de continuer à les éliminer après éclosion, la profession et le gouvernement français ayant considéré que la technologie n'était pas assez mature, et trop coûteuse, les concernant.

- "On bouffe des sous" -

Deux couvoirs français peuvent toutefois "sexer" les poules blanches si des clients se manifestent.

Ils ont investi dans une technologie fonctionnant avec l'imagerie par résonance magnétique (IRM), proposée par la société allemande Orbem. Elle repère les ovaires et les testicules des futurs poussins, permettant de les trier quelle que soit la couleur des plumes.

Mais la cadence est bien moindre (3.000 œufs par heure par machine). Orbem suggère d'installer plusieurs IRM pour augmenter la capacité de sexage.

Le couvoir Lanckriet, en Picardie, en a deux pour le moment.

"C'est une IRM comme au centre hospitalier d'Amiens" sauf que sa largeur est prévue pour un œuf et non un corps humain, décrit à l'AFP Bénédicte Lanckriet, cadre de la société désormais aux mains de son fils.

Elle préfère ne pas donner le montant de l'investissement: "On bouffe des sous avec ça, ce n'est pas rentable du tout, il faudrait que ce soit obligatoire dans toute l'Europe" pour que la demande de poules ovosexées augmente.

Pour le consommateur, le surcoût est estimé par la profession à 3 centimes pour six oeufs.

La dirigeante est malgré tout heureuse de compter parmi les "précurseurs" de l'ovosexage: "Broyer des animaux, c'est une aberration. Désormais, on ne fait éclore que ce dont on a besoin."

S.Suzuki--JT