The Japan Times - US Open: Carlos Alcaraz, l'empressé champion

EUR -
AED 4.095701
AFN 72.480008
ALL 90.882712
AMD 401.805034
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.622157
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.951697
BBD 2.245579
BDT 138.86805
BGN 1.948955
BHD 0.420772
BIF 3356.362879
BMD 1.115071
BND 1.428792
BOB 13.374482
BRL 6.138357
BSD 1.114956
BTN 104.659009
BWP 15.359741
BYN 3.339105
BYR 21855.38619
BZD 2.242466
CAD 1.573756
CDF 2586.964483
CHF 0.914881
CLF 0.027698
CLP 1090.127033
CNY 7.444774
CNH 7.440667
COP 3625.685911
CRC 505.646021
CUC 1.115071
CUP 26.76054
CVE 110.842372
CZK 24.346956
DJF 198.170808
DKK 7.480457
DOP 67.740985
DZD 152.081196
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 179.75372
FJD 2.514764
FKP 0.826997
GBP 0.834821
GEL 2.893653
GGP 0.826997
GHS 13.029646
GIP 0.826997
GMD 83.077063
GNF 9876.743229
GTQ 8.520088
GYD 233.749058
HKD 8.744552
HNL 30.190584
HRK 7.547925
HTG 146.132606
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.826997
INR 104.869336
IQD 1688.217076
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.826997
JMD 176.947992
JOD 0.790629
JPY 176.744329
KES 144.903869
KGS 97.510486
KHR 4549.488945
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.929309
KZT 499.776184
LAK 25094.667032
LBP 99854.583719
LKR 370.763872
LRD 189.90075
LSL 18.465996
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.170329
MAD 10.880307
MDL 19.93044
MGA 5123.750363
MKD 61.556144
MMK 2341.596043
MNT 4016.453808
MOP 9.000882
MRU 44.882019
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1936.878232
MXN 20.768572
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.465992
NGN 1502.23485
NIO 40.823159
NOK 10.548462
NPR 167.454215
NZD 2.010586
OMR 0.428348
PAB 1.115031
PEN 3.838635
PGK 5.008941
PHP 70.369926
PKR 308.456482
PLN 4.399568
PYG 6968.50605
QAR 4.062245
RON 5.343646
RSD 117.7359
RUB 91.352798
RWF 1644.729318
SAR 4.18675
SBD 8.974739
SCR 15.631155
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430194
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 637.267002
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.8382
SVC 9.75549
SYP 14498.149201
SZL 18.465983
THB 37.411034
TJS 10.285553
TMT 3.902748
TND 3.329048
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.561104
TWD 36.546782
TZS 2946.578434
UAH 50.509358
UGX 4560.432794
USD 1.115071
UYU 44.855697
UZS 13380.84906
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.26585
WST 3.098241
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.009331
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.419263
ZMK 10036.978597
ZMW 22.65679
ZWL 359.052318
SSP 6406.300033
MXV 2.336546
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

US Open: Carlos Alcaraz, l'empressé champion
US Open: Carlos Alcaraz, l'empressé champion / Photo: AL BELLO - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

US Open: Carlos Alcaraz, l'empressé champion

Aussi loin qu'il se souvienne, Carlos Alcaraz a toujours voulu être N.1 mondial. Prodige aussi pressé que combattant acharné, l'Espagnol l'est devenu à 19 ans seulement, faisant de lui le plus précoce de l'histoire, grâce à son premier sacre majeur dimanche à l'US Open.

Taille du texte:

Sur un court, le jeune homme va très, très, très vite. Ce qui lui permet souvent d'écoeurer ses adversaires, à force de renvoyer toutes les balles, les plus éloignées, les plus fortes, les plus vicieuses, les plus désespérées, pour in fine remporter un point qui semblait inéluctablement perdu.

Cette aptitude se double d'une abnégation sans borne, qui transpire l'humilité et rappelle forcément celle de Rafael Nadal, qualité qui a fait une des caractéristiques et surtout une des clés du succès de ce glorieux aîné, avec un record de 22 titres du Grand Chelem à son actif.

Si on ajoute leur parcours météorique en commun - les deux ont gagné un premier Masters 1000 à 18 ans et un premier Majeur à 19 ans - l'étiquette encombrante de "prochain Nadal" a eu vite fait d'être collée sur le dos d'Alcaraz.

"Cela dure depuis des années sur les réseaux sociaux. Mais j'essaie de ne pas me laisser distraire: je pense à moi, à mes progrès. Je suis de Murcie, lui de Majorque. Il est gaucher, pas moi. Quand j'étais petit, j'étais tout sauf un guerrier, j'étais petit, frêle, pas vraiment puissant", rappelait-il en juin au quotidien italien Corriere della Serra.

- Supersonique -

C'est à quatre ans que "Carlitos" a commencé à taper ses premières balles, sur les courts ou seul contre le mur du club de tennis dirigé par son père, à El Palmar, près de Murcie, où il vit toujours auprès de ses parents et ses trois frères.

"A 5 ou 6 ans, Carlos avait déjà des qualités naturelles, une très bonne coordination et surtout une capacité à apprendre très vite. Il pouvait copier ce qu'il voyait sur le court. C’est à ce moment-là qu'on a décidé de développer son potentiel", a raconté son père à Trans World Sport.

Dimanche, en remportant son premier titre Majeur à Flushing Meadows, aux dépens du Norvégien Casper Ruud, il a fait d'une pierre deux coups, établissant même un record de précocité pour ce qui est d'atteindre le sommet de la hiérarchie, à exactement 19 ans, 4 mois et 6 jours. Le tout, moins de cinq mois seulement après avoir été le plus jeune joueur de l'histoire à intégrer le top 10. Supersonique.

Coquetterie du destin, c'est à l'US Open, il y a 19 ans presque jour pour jour, que son entraîneur Juan Carlos Ferrero devint N.1, en battant en demi-finales Andre Agassi avant de s'incliner ensuite contre Andy Roddick. Trois mois plus tôt, l'Espagnol s'était imposé à Roland-Garros et son futur protégé, lui, venait de naître.

Le destin les a rapprochés, puisque Ferrero l'a pris sous son aile à 15 ans, dans son académie de Villena, à une grosse heure de chez Alcaraz. "Ca a changé ma vie. J'ai évolué, je suis devenu plus dur sur le court", assure le jeune surdoué.

- "Un taureau" -

"Je suis prêt à jouer en cinq sets contre les meilleurs, des matchs très longs. Ça ne me fait pas peur. Mieux: c'est un avantage", osa-t-il encore avant Roland-Garros.

Devenu roc, Alcaraz l'a prouvé en sortant vainqueur de plusieurs marathons à l'US Open. Là même où un an plus tôt, pour sa toute première participation, une blessure à une cuisse avait contraint l'Espagnol à bouille d'adolescent à l'abandon en quarts, après un parcours ébouriffant.

Néanmoins lancée, la fusée a passé la vitesse de la lumière cette année, avec quatre titres glanés au printemps, dont ses deux premiers Masters 1000 à Miami puis à Madrid. Dans la capitale espagnole, il a marqué les esprits en dégommant Nadal et Novak Djokovic, alors N.1 mondial, du jamais vu dans un même tournoi sur terre battue.

Pas question alors de se voir arrivé: "Ce n'est pas parce que j'ai gagné ce que j'ai gagné très vite que ça me monte à la tête. Je sais très bien qu'il faut que je continue à travailler pour accomplir mon rêve: être N.1 mondial".

Quand il a triomphé à Madrid, c'est à ses racines qu'il a pensé en premier. "Vive El Palmar et vive Murcie", écrivit-il sur la caméra présentée aux joueurs. "Je suis très famille. J'adore être chez moi auprès des miens et entre amis. Je ne perdrai jamais cet ADN", expliqua-t-il ensuite.

Les pieds bien sur terre, pour mieux s'élever dans la stratosphère.

S.Yamada--JT