The Japan Times - Euroligue: Monaco, héritier princier du CSP ?

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Euroligue: Monaco, héritier princier du CSP ?
Euroligue: Monaco, héritier princier du CSP ? / Photo: Fadel SENNA - AFP

Euroligue: Monaco, héritier princier du CSP ?

Trente-deux ans après Limoges, Monaco peut apporter à la France sa deuxième Euroligue, dimanche (19h00) à Abou Dhabi contre Fenerbahçe, après une irrésistible ascension depuis plusieurs années et malgré une saison mal embarquée.

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Le sacre à Athènes en 1993 face à Trévise (59-55) du CSP, premier club français à monter sur le toit de l'Europe tous sports confondus, renvoie à un temps où l'ASM, créée en 1924, était redevenue un club amateur après avoir déposé le bilan deux ans plus tôt.

Et quand son actuel entraîneur Vassilis Spanoulis soulevait sa troisième C1, en 2013, elle venait d'être promue en troisième division du championnat, dont elle a retrouvé l'élite deux ans plus tard pour en devenir la locomotive.

Double champion de France en titre, le club de la Principauté a l'occasion d'être couronné roi d'Europe dès sa quatrième participation, seulement, à cette Euroligue quasi fermée dont il a forcé la porte depuis son invitation, en 2021, grâce à son titre en Eurocoupe (C2).

Il l'a fermée à double tour derrière lui, gardant sa place grâce à ses performances sportives, deux quarts de finale en 2022 et 2024 et un premier Final Four en 2023, permises par les fonds et l'ambition de son propriétaire, le Russe naturalisé hongrois Aleksej Fedoricsev.

La première barrière, celle qui mène à la finale, a sauté vendredi en demie finale en même temps que la série de revers en phase finale face à l'Olympiakos (78-68), son bourreau en quarts en 2022 (3-2) et en demi-finales l'année suivante (76-62).

- "Quelque chose de géant" -

La "Roca Team" retrouve dimanche un autre cauchemar récent, ce Fenerbahçe titré en 2017, tombeur de Paris en quarts cette saison et venu l'éliminer sur son parquet au bout de la prolongation du cinquième et dernier match des quarts l'an passé (80-79).

Elle veut sa revanche, sur laquelle est s'est immédiatement projetée sitôt la qualification acquise.

"On n'a pas trop célébré. On est venu ici avec un objectif et on ne l'a pas encore fait. On est à quarante minutes du titre, de l'Histoire, de quelque chose de géant, et on veut le faire" a ainsi déclaré Matthew Strazel après le coup de sifflet final.

Le meneur et ses équipiers ont deux ans de plus depuis leur première apparition dans le dernier carré, "on est un peu plus dans notre bulle" selon Mike James.

"La dernière fois, c'était le premier Final Four pour tout le monde sauf moi. On a tous plus d'expérience. Et on a Nick Calathes, qui en a beaucoup et nous aide beaucoup sur de petites choses mais qui font une grande différence" ajoutait vendredi soir l'Américain, meilleur marqueur de l'histoire de la compétition à la recherche d'un premier sacre qui l'installerait à la table des plus grands.

- "Hauts et bas" -

Sacré en 2011 avec le Panathinaïkos, Calathes (36 ans), qui n'a pas justifié sur le terrain les espoirs nés de son recrutement l'été dernier en provenance du... "Fener", peut symboliser cette saison en dents de scie de l'ASM.

Elle a ainsi changé d'entraîneur en novembre, Spanoulis remplaçant Sasa Obradovic, et a connu de violentes sorties de route même après l'arrivée sur le banc de "Kill Bill", battue par exemple en finale de la Leaders Cup et en demi-finales de la Coupe de France par Le Mans (104-96 puis 102-99).

"On a connu beaucoup de hauts et de bas. Mais on a l'occasion d'atteindre notre but de la saison" a souligné samedi l'ailier Alpha Diallo, pour qui Spanoulis a amené "un état d'esprit différent, rendant les choses plus faciles pour tout le monde".

L'ancienne légende grecque, jeune coach de 42 ans qui a fait de Monaco un collectif soudé en défense et altruiste en attaque, a lui estimé que le "caractère" montré par ses joueurs pendant la saison les avait menés jusqu'en finale. A 40 minutes d'apporter au basket-ball français de clubs un titre qui viendrait un peu plus souligner son retour au premier plan après deux décennies de vaches maigres.

K.Yamaguchi--JT