The Japan Times - Milan-Sanremo: la Primavera, selon Matthews

EUR -
AED 4.257825
AFN 73.041018
ALL 95.873009
AMD 437.352583
ANG 2.075387
AOA 1063.151672
ARS 1613.58108
AUD 1.673905
AWG 2.089782
AZN 1.973845
BAM 1.954333
BBD 2.334618
BDT 142.577309
BGN 1.981739
BHD 0.437687
BIF 3437.561568
BMD 1.15938
BND 1.487067
BOB 8.009404
BRL 5.97753
BSD 1.159165
BTN 107.581834
BWP 15.765053
BYN 3.447206
BYR 22723.847126
BZD 2.331251
CAD 1.608831
CDF 2660.776779
CHF 0.920201
CLF 0.026806
CLP 1058.468183
CNY 7.967264
CNH 7.972674
COP 4258.889516
CRC 538.925783
CUC 1.15938
CUP 30.723569
CVE 110.722703
CZK 24.516831
DJF 206.04483
DKK 7.472801
DOP 70.143272
DZD 153.949838
EGP 62.050135
ERN 17.390699
ETB 182.022293
FJD 2.613012
FKP 0.879391
GBP 0.871048
GEL 3.118896
GGP 0.879391
GHS 12.753478
GIP 0.879391
GMD 85.21678
GNF 10179.356057
GTQ 8.867307
GYD 242.600498
HKD 9.086698
HNL 30.862654
HRK 7.536546
HTG 152.154348
HUF 383.24522
IDR 19636.418305
ILS 3.636337
IMP 0.879391
INR 107.408495
IQD 1518.208052
IRR 1529077.238778
ISK 144.412139
JEP 0.879391
JMD 183.321638
JOD 0.822032
JPY 183.994179
KES 150.777075
KGS 101.387493
KHR 4649.699016
KMF 494.765613
KPW 1043.376276
KRW 1755.046257
KWD 0.358781
KYD 0.966029
KZT 551.044098
LAK 25451.296237
LBP 103411.591452
LKR 365.40421
LRD 213.152204
LSL 19.645662
LTL 3.423348
LVL 0.701297
LYD 7.390987
MAD 10.811232
MDL 20.418822
MGA 4840.411584
MKD 61.660687
MMK 2435.168612
MNT 4142.142525
MOP 9.359182
MRU 46.52622
MUR 54.247415
MVR 17.912336
MWK 2013.843377
MXN 20.666755
MYR 4.66181
MZN 74.153892
NAD 19.645738
NGN 1599.978701
NIO 42.560709
NOK 11.261423
NPR 172.131476
NZD 2.01633
OMR 0.445773
PAB 1.15919
PEN 4.032302
PGK 5.053699
PHP 69.770824
PKR 323.696816
PLN 4.283526
PYG 7528.253101
QAR 4.225358
RON 5.098146
RSD 117.335075
RUB 93.098607
RWF 1693.854115
SAR 4.351688
SBD 9.286604
SCR 16.275631
SDG 696.7875
SEK 10.912675
SGD 1.487316
SHP 0.869835
SLE 28.512249
SLL 24311.630526
SOS 662.585427
SRD 43.319095
STD 23996.824298
STN 24.926669
SVC 10.142345
SYP 128.398205
SZL 19.634144
THB 37.807266
TJS 11.084355
TMT 4.05783
TND 3.378723
TOP 2.791508
TRY 51.582667
TTD 7.867537
TWD 37.119883
TZS 3002.793635
UAH 50.722498
UGX 4317.890035
USD 1.15938
UYU 47.11444
UZS 14144.435668
VES 548.763749
VND 30532.271126
VUV 139.408472
WST 3.220425
XAF 655.501836
XAG 0.015358
XAU 0.000242
XCD 3.133282
XCG 2.088923
XDR 0.824264
XOF 654.469842
XPF 119.331742
YER 276.657015
ZAR 19.492823
ZMK 10435.815284
ZMW 22.34239
ZWL 373.319873
  • AEX

    16.8900

    976.73

    +1.76%

  • BEL20

    147.6300

    5220.82

    +2.91%

  • PX1

    164.1600

    7981.27

    +2.1%

  • ISEQ

    207.3600

    12263.35

    +1.72%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    168.0300

    9299.86

    +1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    164.1800

    3853.54

    +4.45%

  • N150

    78.7700

    3940.01

    +2.04%

Milan-Sanremo: la Primavera, selon Matthews
Milan-Sanremo: la Primavera, selon Matthews / Photo: Marco BERTORELLO - AFP

Milan-Sanremo: la Primavera, selon Matthews

En tête "à 25 mètres de l'arrivée" l'an dernier avant de perdre ses lunettes et la course, Michael Matthews, coureur en activité comptant le plus de Top 10 sur Milan-Sanremo et grand copain de Tadej Pogacar livre les clés d'une course où "tout est possible".

Taille du texte:

Samedi encore, l'Australien de 34 ans figurera parmi les principaux favoris de la Primavera où il tourne autour de la victoire avec trois podiums et six places dans les dix premiers.

Le puncheur-sprinteur de Jayco-AlUla avait approché le Graal de très près en 2024 lorsqu'il avait terminé deuxième derrière Jasper Philipsen après un sprint particulièrement rocambolesque qui le hante encore.

"Je pensais vraiment gagner. A 25 mètres de l'arrivée j'étais encore devant lorsque j'ai perdu mes lunettes. Elles ont rebondi sur ma roue avant et se sont envolées. Ca m'a déconcentré pendant une fraction de seconde et c'était fini. Philipsen était passé devant. Perdre un Monument à cause de ça, je ne pense pas que ce soit déjà arrivé dans le cyclisme. J'ai mis du temps à m'en remettre", a-t-il raconté ce mardi lors d'une visio-conférence avec quelques journalistes.

Sanremo est une course qui l'obsède autant qu'il l'adore.

"Elle est magnifique et me convient à merveille: très longue (289 km samedi, ndlr) avec un final difficile qui se joue généralement sur un sprint en petit comité. Et puis je la connais pas cœur", souligne Matthews.

Comme Pogacar, Bling (son surnom) habite depuis douze ans à Monaco, à trente kilomètres de Sanremo, et les deux coureurs, très proches, vont souvent rouler ensemble sur les routes italiennes. L'année dernière, ils avaient même partagé la voiture pour se rendre au départ à Milan.

- "Terriblement excitant" -

"Cet hiver j'ai dû faire le Poggio (la dernière ascension) vingt ou trente fois", dit-il.

Le caractère imprévisible de la Primavera ensorcelle le coureur australien.

"Lorsqu'on arrive à la Cipressa, puis au Poggio, après 260 kilomètres, c'est vraiment homme contre homme, raconte-t-il. Tout le monde souffre pour passer ces deux bosses et après, tout est possible. C'est ce qui m'attire année après année: ce sentiment que tout est possible, que la pièce peut tomber d'un côté comme de l'autre. C'est terriblement excitant. Milan-Sanremo est une classique à nulle autre pareille."

Matthews, qui a levé les bras sur les trois grands Tours, compte 42 victoires à son palmarès mais court toujours derrière une victoire dans un Monument, a vu la course changer au fil des ans.

"A ma première participation en 2011, c'était surtout une course pour sprinteurs. Et puis des grimpeurs, comme Nibali en 2018, ont réalisé qu'ils pouvaient gagner en rendant la course difficile. L'année où Alaphilippe gagne (en 2019), Quick-Step imprime un rythme infernal dans le Poggio", se souvient-il.

- Le Poggio, juge de paix -

Le Poggio, bosse de 3,6 km à 3,8% de moyenne, dont le sommet se trouve à 5,6 km de l'arrivée, est un des endroits les plus sacrés du cyclisme, juge de paix ultime de la Primavera.

"Dans le Poggio, des millions de scénarios vous passent par la tête. Que faire ? Où produire votre effort ? Quelle roue prendre ? Qui d'autre est là ? Que s'est-il passé avant dans la course ? Chaque micro décision devient cruciale. Il s'agit de prendre la bonne au bon moment", énumère Matthews.

Après le sommet, la descente sinueuse et dangereuse vers Sanremo, longue de quatre kilomètres, offre une deuxième occasion de faire la différence. Le casse-cou slovène Matej Mohoric y avait creusé un avantage décisif en 2022 en prenant absolument tous les risques, assis sur sa selle télescopique, avant de s'imposer au bout de la longue ligne droite sur la Via Roma.

Pogacar rêve d'y triompher enfin, mais pour Matthews la Primavera est "sans doute la course la plus difficile à gagner" pour le Slovène, "parce qu'elle n'est tout simplement pas assez sélective".

"Si j'ai des tuyaux à lui donner ? Non, je les garde pour moi, affirme l'Australien. Moi aussi je rêve de gagner cette course. L'année dernière j'avais tout bien fait, j'ai seulement été battu par le gars le plus rapide de la planète. Là, je me sens bien, je suis confiant. J'espère que cette année sera la bonne pour moi."

S.Suzuki--JT