The Japan Times - Mondial-2023: avant les quarts, le grand écart

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.833961
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.055243
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.33632
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

Mondial-2023: avant les quarts, le grand écart
Mondial-2023: avant les quarts, le grand écart / Photo: Charly TRIBALLEAU - AFP/Archives

Mondial-2023: avant les quarts, le grand écart

La planète ovale tourne en rond: à rebours des déclarations d'intention des grandes nations sur l'élargissement du rugby, la phase de groupes du Mondial-2023 a confirmé l'existence d'un fossé béant entre l'élite et les équipes évoluant hors du Tournoi des six nations et du Rugby Championship.

Taille du texte:

"C'est comme un spectacle. D'un côté, les clowns, et de l'autre, les rois du cirque", a résumé, amer, le sélectionneur du Chili Pablo Lemoine après la déroute contre l'Angleterre (71-0).

La résistance samoane contre l'Angleterre (18-17), voire le succès portugais contre les Fidji (24-23) ce week-end ne suffisent pas à masquer une réalité: jamais il n'y a eu autant de cartons dans la compétition.

De la démonstration irlandaise contre la Roumanie (82-8) à la claque infligée par les All Blacks à l'Uruguay (73-0), huit matches se sont conclus avec une équipe empilant plus de 70 points, une première. Le précédent record datait d'il y a vingt ans, lors du Mondial-2003, et la tendance était plutôt au reflux depuis.

Outre le XV du Trèfle et celui à la Fougère, l'Afrique du Sud, l'Ecosse et la France ont aussi signé leur festival dans ce Mondial.

- "Fossé d'argent" -

Les dernières consignes arbitrales, favorables à l'attaque, peuvent expliquer en partie cette inflation de points, observée depuis déjà plusieurs mois. L'asymétrie financière davantage encore: les équipes des îles du Pacifique sont souvent privées de leurs meilleurs joueurs, attirés par leurs voisins de Nouvelle-Zélande et d'Australie mais aussi par les pays du Nord, dont ils peuvent ensuite revêtir le maillot après cinq ans de résidence.

"On ne comblera jamais le fossé en matière d'argent, c'est un doux rêve", juge auprès de l'AFP Peter Harding, directeur général de la Fédération des Tonga.

"En matière de préparation, de ressources, c'est le jour et la nuit", confirme au média Rugby Pass l'ex-All Black Charles Piutau, néo-international tongien. "Parfois, il n'y a pas assez de nourriture à l'hôtel, ni suffisamment d'équipements ni de ballons. C'est une bataille avant même de fouler le terrain. Et c'est tout à l'honneur des gars qui évoluent dans le +tier 2+ depuis longtemps."

Car, à l'image de Piutau naguère, "tous les joueurs éligibles ne jouent pas pour nous", observe sans animosité Peter Harding. "Ils doivent faire leurs propres choix concernant leurs contrats, la façon dont ils s'occupent de leurs familles (...). Ce n'est pas une négociation. C'est leur travail, et ce n'est pas à nous d'interférer avec leur souhait."

Ce qu'il regrette, c'est le manque d'affrontements avec les meilleures équipes: en plus d'offrir une manne financière, ces matches permettraient de préparer ses joueurs au plus haut niveau. "On arrive en Coupe du monde sans avoir joué contre une équipe du premier +tier+ depuis environ quatre ans", déplore encore Peter Harding.

- "Le prochain Mondial, ce sera pareil" -

"Si on ne joue jamais à cette intensité, comment savoir ce qui se passe après vingt ou quarante minutes?", abondait Pablo Lemoine après que son Chili eut fini par craquer après avoir rivalisé vingt minutes contre l'Angleterre.

"Ces joueurs n'ont jamais connu ce contexte, jamais ils n'ont joué un match de ce niveau et ils y goûtent seulement lors de la Coupe du monde. Le prochain Mondial, ce sera pareil", pronostique l'ex-international uruguayen.

Du changement est bien au programme... mais il risque au contraire de boucher un peu plus le calendrier des meilleures sélections, avec la création d'une Ligue mondiale bisannuelle à compter de 2026, comptant les équipes du Tournoi des six nations (Angleterre, Ecosse, France, pays de Galles, Irlande et Italie), les quatre du Rugby Championship (Afrique du Sud, Argentine, Australie et Nouvelle-Zélande), ainsi que deux autres invités.

"Cela signifie que les équipes du Top 12 vont jouer entre elles de manière régulière, avec les avantages de performances et de sponsoring allant avec", observe Peter Harding. "Les équipes du deuxième +tier+ joueront les unes contre les autres et n'auront pas souvent l'occasion d'affronter celles du meilleure niveau."

Pourtant, un élargissement de la Coupe du monde est en préparation avec un passage de 20 à 24 équipes étudié par World Rugby. "Pourquoi?", s'est interrogé sur X (ex-Twitter) l'ancien vice-président de la fédération internationale Agustin Pichot, désormais opposant du président Bill Beaumont, et militant pour un aménagement du calendrier pour que toutes les équipes jouent plus souvent contre les meilleurs.

"Ma sélection avait joué huit matches en quatre ans", constate le sélectionneur de la Namibie Allister Coetzee. "On en a fait autant cette année en trois mois. Cela montre que si on pouvait jouer des test-matches en nombre suffisant, on serait bien mieux préparés."

T.Kobayashi--JT