The Japan Times - OM champion d'Europe 1993: Pour Marseille, le sommet puis le précipice

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.833961
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.055243
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.33632
  • AEX

    -1.6800

    1118.52

    -0.15%

  • BEL20

    -9.6000

    5637.54

    -0.17%

  • PX1

    -36.9600

    7998.54

    -0.46%

  • ISEQ

    13.0500

    14517.8

    +0.09%

  • OSEBX

    -1.6600

    2073.83

    -0.08%

  • PSI20

    72.5000

    9738.69

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    9.8600

    4491.39

    +0.22%

  • N150

    -2.9600

    4224.74

    -0.07%

OM champion d'Europe 1993: Pour Marseille, le sommet puis le précipice
OM champion d'Europe 1993: Pour Marseille, le sommet puis le précipice / Photo: Eric CABANIS - AFP/Archives

OM champion d'Europe 1993: Pour Marseille, le sommet puis le précipice

Il y a 30 ans, le 26 mai 1993, l'OM montait "sur le toit du monde" en gagnant la Ligue des champions grâce à la tête de Basile Boli. Emporté par l'affaire VA-OM, il n'y est pas resté longtemps mais le sacre de Munich, exploit unique pour le football français, reste une fierté sans égale pour Marseille.

Taille du texte:

Les images ont été vues 1000 fois, les anecdotes racontées 1000 fois. Un début de match de souffrance face à Marco Van Basten, Paolo Maldini, Franco Baresi et les stars de l'AC Milan, Fabien Barthez qui repousse tout, Bernard Tapie en tribunes talkie-walkie à l'oreille, un corner qui n'en est pas vraiment un, puis Boli dans l'axe qui devance Frank Rijkaard pour un but historique.

Ensuite, il y a une dernière grande trouille à l'entrée de Jean-Pierre Papin, passé à l'ennemi l'été précédent, puis Didier Deschamps, le capitaine, qui soulève enfin la Coupe aux grandes oreilles: l'OM et Marseille, sous la coupe de l'entraîneur belge Raymond Goethals, sont à jamais les premiers.

"On était sur le toit du monde. A ce moment-là, tu as juste envie de suspendre le temps, chaque seconde qui passe, chaque pas que tu peux faire", s'est souvenu le sélectionneur des Bleus dans un entretien avec l'AFP.

Il s'est aussi rappelé avoir croisé à Munich le regard de Michel Platini, comme un passage de témoin entre géants du football français. Ce soir-là, Deschamps, Barthez et Marcel Desailly ont en effet commencé à écrire leur légende, qui les portera jusqu'au titre mondial avec l'équipe de France en 1998.

- Dans le gotha -

Car si l'OM a réussi là où il avait échoué en 1991, comme Reims par deux fois dans les années 1950 ou Saint-Etienne en 1976 face au Bayern Munich et aux poteaux carrés de Glasgow, son succès a finalement surtout libéré le football français de sélection.

En clubs, l'exploit est malheureusement resté sans lendemain, avec seulement deux finales de C1 depuis, perdues par Monaco contre Porto en 2004 et par le Paris SG face au Bayern en 2020.

"Quand on soulève le trophée, c'est une grande joie mais on n'a pas de recul. Trente ans après, on sait le poids de ce titre pour le foot français et l'OM, qui est incontestablement passé dans une catégorie à part", explique à l'AFP Jean-Philippe Durand, milieu de terrain de l'équipe de 1993.

"Marseille est la capitale du foot français. Mais en gagnant ce match, on est entrés dans l'histoire du foot international. A l'étranger, ça compte d'avoir une Coupe des champions. On fait partie de ce gotha", estime de son côté Jean-Pierre Bernès, à l'époque bras droit de Tapie.

Sorti de la pelouse de Munich avec un tibia fracturé, Jocelyn Angloma voit pour sa part dans le triomphe de 1993 "une victoire qui te fait basculer ailleurs, malgré les choses difficiles qui sont venues après".

- Coupés en deux -

L'après, c'est évidemment le scandale de corruption VA-OM, né quelques jours avant le 26 mai et qui a finalement précipité la chute de Tapie, emprisonné, et amené l'OM en deuxième division. Invoquant sur ce dossier sa "mémoire sélective", Deschamps "préfère ne se rappeler que des bons moments." Mais d'autres ont souffert.

"La joie a été courte, parce que VA-OM nous coupe en deux juste derrière", raconte ainsi Rachid Zeroual, alors jeune supporter et aujourd'hui responsable des South Winners, un des principaux groupes de fans de l'OM.

Exclu par l'UEFA de l'édition suivante de la Ligue des champions et privé de Supercoupe d'Europe et de Coupe Intercontinentale à Tokyo contre le Sao Paulo FC, l'OM sera aussi rétrogradé en D2 à la fin de la saison 1993-94. Il y restera deux ans, se reconstruira et connaîtra ensuite autant de moments creux que de périodes fastes, sans jamais plus s'approcher du sommet de 1993.

"Voir l'OM aujourd'hui ne pas jouer la C1 ou ne pas sortir des poules, c'est martyrisant pour les supporters. Mais le foot a changé, la Ligue des champions aussi et les moyens nécessaires également", explique Durand.

Pour Zeroual, pourtant, "si toute une ville est derrière un club, avec des passionnés à la direction et un stade comme il se doit, tu peux rivaliser. Le pognon ne fait pas tout, on le voit avec le PSG."

Et au pire, les Marseillais, qui sont déjà à jamais les premiers, ne seraient finalement pas fâchés de rester aussi à jamais les derniers.

T.Ueda--JT