The Japan Times - A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension

EUR -
AED 4.175768
AFN 72.198245
ALL 94.132133
AMD 418.999752
ANG 2.035751
AOA 1042.661054
ARS 1672.630319
AUD 1.644124
AWG 2.048085
AZN 1.937411
BAM 1.9544
BBD 2.294546
BDT 139.959707
BGN 1.922591
BHD 0.42871
BIF 3394.050129
BMD 1.137035
BND 1.475842
BOB 7.889347
BRL 5.89331
BSD 1.139279
BTN 107.864706
BWP 15.491899
BYN 3.199707
BYR 22285.890295
BZD 2.291258
CAD 1.616512
CDF 2579.932771
CHF 0.921885
CLF 0.026405
CLP 1039.215589
CNY 7.72104
CNH 7.737997
COP 3900.9518
CRC 516.822835
CUC 1.137035
CUP 30.131433
CVE 110.718763
CZK 24.216178
DJF 202.074182
DKK 7.475228
DOP 66.57325
DZD 151.6237
EGP 56.449025
ERN 17.055528
ETB 183.671576
FJD 2.552871
FKP 0.858323
GBP 0.861469
GEL 3.007442
GGP 0.858323
GHS 12.763207
GIP 0.858323
GMD 82.42736
GNF 9977.484175
GTQ 8.691772
GYD 238.349203
HKD 8.915965
HNL 30.481024
HRK 7.535589
HTG 148.953263
HUF 355.72597
IDR 20397.72961
ILS 3.399792
IMP 0.858323
INR 107.58422
IQD 1492.430549
IRR 1563480.278048
ISK 144.005798
JEP 0.858323
JMD 179.330706
JOD 0.806151
JPY 183.790942
KES 147.257318
KGS 99.433484
KHR 4559.511485
KMF 490.062106
KPW 1023.332095
KRW 1751.545555
KWD 0.351355
KYD 0.94942
KZT 554.172889
LAK 25228.921367
LBP 102020.593707
LKR 381.166862
LRD 207.341423
LSL 18.786738
LTL 3.357369
LVL 0.687781
LYD 7.310729
MAD 10.662859
MDL 20.056628
MGA 4759.589356
MKD 61.649922
MMK 2387.077383
MNT 4069.449066
MOP 9.200307
MRU 45.250182
MUR 54.816455
MVR 17.578635
MWK 1975.475719
MXN 19.947634
MYR 4.708919
MZN 72.661936
NAD 18.786738
NGN 1558.704814
NIO 41.919961
NOK 11.146482
NPR 172.582571
NZD 2.00909
OMR 0.43719
PAB 1.139284
PEN 3.856437
PGK 4.996442
PHP 69.935455
PKR 316.856346
PLN 4.280864
PYG 6944.992792
QAR 4.153024
RON 5.245826
RSD 117.421319
RUB 84.710286
RWF 1670.69546
SAR 4.269898
SBD 9.170235
SCR 16.196778
SDG 682.792377
SEK 11.068964
SGD 1.474104
SHP 0.848912
SLE 28.14191
SLL 23843.064194
SOS 651.130547
SRD 42.619506
STD 23534.333371
STN 24.481273
SVC 9.968856
SYP 125.678888
SZL 18.780542
THB 37.911599
TJS 10.566628
TMT 3.990994
TND 3.372283
TOP 2.737708
TRY 52.865998
TTD 7.735457
TWD 36.075284
TZS 2991.263349
UAH 51.140154
UGX 4170.011838
USD 1.137035
UYU 45.697254
UZS 13688.191265
VES 701.397543
VND 29935.294731
VUV 135.032626
WST 3.134038
XAF 655.484408
XAG 0.018267
XAU 0.000278
XCD 3.072894
XCG 2.053229
XDR 0.815216
XOF 655.484408
XPF 119.331742
YER 271.352991
ZAR 18.812474
ZMK 10234.680975
ZMW 20.437355
ZWL 366.124877
  • AEX

    -17.3300

    1065.63

    -1.6%

  • BEL20

    7.4200

    5713.05

    +0.13%

  • PX1

    -59.6400

    8340.71

    -0.71%

  • ISEQ

    -156.2900

    13798.29

    -1.12%

  • OSEBX

    -1.7500

    1944.97

    -0.09%

  • PSI20

    -31.1700

    9136.73

    -0.34%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -34.2900

    4198.92

    -0.81%

A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension
A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension / Photo: ALAIN JOCARD - AFP

A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension

A l’hôpital pour enfants Robert-Debré comme ailleurs, les soignants font face à une crise inédite. Le grand établissement pédiatrique du nord-est de Paris absorbe par sa taille, du mieux qu’il peut, les défaillances des autres hôpitaux mais fait figure de dernier bastion.

Taille du texte:

"La nuit dernière a été terrible", annonce d'emblée le Pr Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique. "On a dû ouvrir deux lits supplémentaires alors qu'on est en sous-effectif d'infirmières."

La calme qui règne dans les couloirs du service de réanimation fait illusion. Chacune des chambres est occupée par des bébés et des jeunes enfants dont la moitié souffrent de bronchiolite.

Les difficultés respiratoires engendrées par la maladie les contraignent à l'intubation et à un séjour en réanimation qui s'étend généralement de 2 à 4 jours. A travers les hublots, on aperçoit les silhouettes des parents qui veillent sur les petits corps reliés aux moniteurs.

Amicie de Moncuit a été transférée du centre hospitalier de Versailles, qui ne possède pas de service de réanimation pédiatrique, trois jours plus tôt pour soigner sa fille de cinq mois.

Les effets de la bronchiolite se sont atténués et le bébé et sa mère doivent sortir aujourd'hui. "Soulagée" et "très heureuse de la prise en charge", Amicie fait partie des patients de l'ouest parisien que Robert-Debré n'avait pas l'habitude de recevoir.

Fermetures ou saturation des services pédiatriques en Ile-de-France, l'hôpital de l'est parisien accueille de plus en plus de patients en provenance de l'ouest.

En cet automne, les services pédiatriques dans tout le pays traversent une crise inédite en raison du manque de personnel.

Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, plus de 7.000 soignants dénoncent "l'inaction politique irresponsable" du gouvernement.

Le ministre de la Santé François Braun a promis un " plan d'action immédiat" et le déblocage 150 millions d'euros pour "les services en tension de l'hôpital", mais pas de quoi diminuer la grogne.

"Cela veut dire qu'il n'y aura que des miettes pour la pédiatrie", craint le Pr Dauger.

"Il faut des mesures immédiates, à commencer par accorder des primes aux puéricultrices", ajoute le médecin, soulignant les compétences très spécifiques des soignants en pédiatrie et leur difficulté à être remplacés.

Aubeline et Alexandre sont parents d'un petit garçon de quatre mois, hospitalisé à cause d'une maladie génétique rare. Ils ont intégré le service de réanimation de "Debré" depuis deux mois et constatent la charge de travail des infirmières.

"Alors qu'elles sont censées s'occuper chacune de deux enfants, elles se retrouvent souvent avec trois voire quatre enfants à leur charge. On voit qu'elles compensent le manque de personnel en s'entre-aidant beaucoup", décrivent-ils.

"On fait énormément d'heures supplémentaires mais ça ne peut être que provisoire, ce jeu de chaises musicales est fatigant", abonde Nicolas Leclerc, infirmier.

- "Dernier rempart" -

Du côté des urgences pédiatriques, la situation n'est pas plus brillante. La nuit dernière, 360 patients ont été reçus et 38 ont été hospitalisés dans un service qui ne peut en accueillir que 21, "un record", ironise le chef des urgences Luigi Titomanlio.

Pour faire face, les équipes ont poussé les murs. Deux lits par chambre au lieu d'un, des patients installés dans des box d'examen... "On pourra toujours installer des patients dans les couloirs mais comme ce sont des enfants, on n'aime pas trop faire cela", ajoute-t-il.

Joseph Billet, aide-soignant, abonde: "cela fait des mois que nous sommes en mode dégradé et maintenant on se retrouve en mode dégradé du mode dégradé, ça devient compliqué". Lui aussi souligne les difficultés à recruter du personnel et dénonce l'inaction politique. "Rien ne change malgré nos appels à l'aide", soupire-t-il.

Pourtant, malgré l'épuisement des équipes, son manque de personnel et ses difficultés quotidiennes, l'hôpital Robert-Debré fait figure de "dernier rempart", selon sa directrice Agnès Petit.

Mais l'effondrement progressif des services pédiatriques dans la région ne pourra être intégralement absorbée et soumet l'hôpital à une tension inédite. "Robert-Debré ne va pas mal, mais il est malade de son environnement", ajoute-t-elle.

Mercredi prochain, le collectif-Pédiatrie à l'origine du courrier à Emmanuel Macron se rendra à l'Elysée pour tenter de le lui remettre en main propre et lui réitérer l'urgence de la situation.

Y.Hara--JT