The Japan Times - A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension

EUR -
AED 4.257664
AFN 73.026624
ALL 96.238144
AMD 437.582231
ANG 2.074968
AOA 1062.937298
ARS 1598.08421
AUD 1.645579
AWG 2.089361
AZN 1.97515
BAM 1.95864
BBD 2.333975
BDT 142.192527
BGN 1.981339
BHD 0.43431
BIF 3442.663586
BMD 1.159146
BND 1.482068
BOB 8.007716
BRL 6.159011
BSD 1.158876
BTN 108.338579
BWP 15.802121
BYN 3.515914
BYR 22719.261378
BZD 2.33067
CAD 1.591566
CDF 2637.057544
CHF 0.913917
CLF 0.027244
CLP 1075.745893
CNY 7.982348
CNH 8.005172
COP 4303.433806
CRC 541.282631
CUC 1.159146
CUP 30.717369
CVE 111.1046
CZK 24.515015
DJF 206.003881
DKK 7.48519
DOP 68.390029
DZD 152.108556
EGP 59.995792
ERN 17.38719
ETB 182.160246
FJD 2.566871
FKP 0.868268
GBP 0.86899
GEL 3.147128
GGP 0.868268
GHS 12.640533
GIP 0.868268
GMD 85.201694
GNF 10174.408376
GTQ 8.876835
GYD 242.454744
HKD 9.082315
HNL 30.787368
HRK 7.547552
HTG 152.028504
HUF 393.739159
IDR 19654.711213
ILS 3.60393
IMP 0.868268
INR 109.016
IQD 1518.481245
IRR 1525001.44174
ISK 144.047519
JEP 0.868268
JMD 182.063242
JOD 0.82188
JPY 184.581294
KES 150.229726
KGS 101.364887
KHR 4648.175821
KMF 494.955743
KPW 1043.174412
KRW 1744.874492
KWD 0.35536
KYD 0.965713
KZT 557.135552
LAK 24904.251971
LBP 103801.523689
LKR 361.50269
LRD 212.558441
LSL 19.717515
LTL 3.422657
LVL 0.701156
LYD 7.395793
MAD 10.850191
MDL 20.181528
MGA 4833.639175
MKD 61.634787
MMK 2433.943509
MNT 4137.774242
MOP 9.354025
MRU 46.516967
MUR 53.904625
MVR 17.920835
MWK 2013.436982
MXN 20.747095
MYR 4.565921
MZN 74.073751
NAD 19.508864
NGN 1572.092184
NIO 42.564277
NOK 11.093021
NPR 173.341379
NZD 1.985179
OMR 0.442313
PAB 1.158896
PEN 4.032714
PGK 4.997948
PHP 69.723065
PKR 323.63785
PLN 4.282755
PYG 7568.943802
QAR 4.224512
RON 5.101986
RSD 117.884032
RUB 96.003268
RWF 1691.193997
SAR 4.352659
SBD 9.33305
SCR 16.654324
SDG 696.647132
SEK 10.831104
SGD 1.486377
SHP 0.86966
SLE 28.486057
SLL 24306.724357
SOS 662.456177
SRD 43.45349
STD 23991.981659
STN 24.939026
SVC 10.139705
SYP 128.393177
SZL 19.508855
THB 38.008825
TJS 11.130786
TMT 4.068602
TND 3.372
TOP 2.790945
TRY 51.328032
TTD 7.862368
TWD 37.135217
TZS 2998.321243
UAH 50.766603
UGX 4380.333447
USD 1.159146
UYU 46.697721
UZS 14135.785719
VES 527.05282
VND 30499.449254
VUV 137.980492
WST 3.180888
XAF 656.918161
XAG 0.017031
XAU 0.000257
XCD 3.13265
XCG 2.08852
XDR 0.81819
XOF 661.296951
XPF 119.331742
YER 276.576393
ZAR 19.853279
ZMK 10433.709028
ZMW 22.627107
ZWL 373.244535
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension
A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension / Photo: ALAIN JOCARD - AFP

A l'hôpital pédiatrique Robert-Debré, les soignants en surtension

A l’hôpital pour enfants Robert-Debré comme ailleurs, les soignants font face à une crise inédite. Le grand établissement pédiatrique du nord-est de Paris absorbe par sa taille, du mieux qu’il peut, les défaillances des autres hôpitaux mais fait figure de dernier bastion.

Taille du texte:

"La nuit dernière a été terrible", annonce d'emblée le Pr Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique. "On a dû ouvrir deux lits supplémentaires alors qu'on est en sous-effectif d'infirmières."

La calme qui règne dans les couloirs du service de réanimation fait illusion. Chacune des chambres est occupée par des bébés et des jeunes enfants dont la moitié souffrent de bronchiolite.

Les difficultés respiratoires engendrées par la maladie les contraignent à l'intubation et à un séjour en réanimation qui s'étend généralement de 2 à 4 jours. A travers les hublots, on aperçoit les silhouettes des parents qui veillent sur les petits corps reliés aux moniteurs.

Amicie de Moncuit a été transférée du centre hospitalier de Versailles, qui ne possède pas de service de réanimation pédiatrique, trois jours plus tôt pour soigner sa fille de cinq mois.

Les effets de la bronchiolite se sont atténués et le bébé et sa mère doivent sortir aujourd'hui. "Soulagée" et "très heureuse de la prise en charge", Amicie fait partie des patients de l'ouest parisien que Robert-Debré n'avait pas l'habitude de recevoir.

Fermetures ou saturation des services pédiatriques en Ile-de-France, l'hôpital de l'est parisien accueille de plus en plus de patients en provenance de l'ouest.

En cet automne, les services pédiatriques dans tout le pays traversent une crise inédite en raison du manque de personnel.

Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, plus de 7.000 soignants dénoncent "l'inaction politique irresponsable" du gouvernement.

Le ministre de la Santé François Braun a promis un " plan d'action immédiat" et le déblocage 150 millions d'euros pour "les services en tension de l'hôpital", mais pas de quoi diminuer la grogne.

"Cela veut dire qu'il n'y aura que des miettes pour la pédiatrie", craint le Pr Dauger.

"Il faut des mesures immédiates, à commencer par accorder des primes aux puéricultrices", ajoute le médecin, soulignant les compétences très spécifiques des soignants en pédiatrie et leur difficulté à être remplacés.

Aubeline et Alexandre sont parents d'un petit garçon de quatre mois, hospitalisé à cause d'une maladie génétique rare. Ils ont intégré le service de réanimation de "Debré" depuis deux mois et constatent la charge de travail des infirmières.

"Alors qu'elles sont censées s'occuper chacune de deux enfants, elles se retrouvent souvent avec trois voire quatre enfants à leur charge. On voit qu'elles compensent le manque de personnel en s'entre-aidant beaucoup", décrivent-ils.

"On fait énormément d'heures supplémentaires mais ça ne peut être que provisoire, ce jeu de chaises musicales est fatigant", abonde Nicolas Leclerc, infirmier.

- "Dernier rempart" -

Du côté des urgences pédiatriques, la situation n'est pas plus brillante. La nuit dernière, 360 patients ont été reçus et 38 ont été hospitalisés dans un service qui ne peut en accueillir que 21, "un record", ironise le chef des urgences Luigi Titomanlio.

Pour faire face, les équipes ont poussé les murs. Deux lits par chambre au lieu d'un, des patients installés dans des box d'examen... "On pourra toujours installer des patients dans les couloirs mais comme ce sont des enfants, on n'aime pas trop faire cela", ajoute-t-il.

Joseph Billet, aide-soignant, abonde: "cela fait des mois que nous sommes en mode dégradé et maintenant on se retrouve en mode dégradé du mode dégradé, ça devient compliqué". Lui aussi souligne les difficultés à recruter du personnel et dénonce l'inaction politique. "Rien ne change malgré nos appels à l'aide", soupire-t-il.

Pourtant, malgré l'épuisement des équipes, son manque de personnel et ses difficultés quotidiennes, l'hôpital Robert-Debré fait figure de "dernier rempart", selon sa directrice Agnès Petit.

Mais l'effondrement progressif des services pédiatriques dans la région ne pourra être intégralement absorbée et soumet l'hôpital à une tension inédite. "Robert-Debré ne va pas mal, mais il est malade de son environnement", ajoute-t-elle.

Mercredi prochain, le collectif-Pédiatrie à l'origine du courrier à Emmanuel Macron se rendra à l'Elysée pour tenter de le lui remettre en main propre et lui réitérer l'urgence de la situation.

Y.Hara--JT