The Japan Times - Svante Pääbo, Nobel de médecine de père en fils

EUR -
AED 4.257664
AFN 73.026624
ALL 96.238144
AMD 437.582231
ANG 2.074968
AOA 1062.937298
ARS 1598.08421
AUD 1.645579
AWG 2.089361
AZN 1.97515
BAM 1.95864
BBD 2.333975
BDT 142.192527
BGN 1.981339
BHD 0.43431
BIF 3442.663586
BMD 1.159146
BND 1.482068
BOB 8.007716
BRL 6.159011
BSD 1.158876
BTN 108.338579
BWP 15.802121
BYN 3.515914
BYR 22719.261378
BZD 2.33067
CAD 1.591566
CDF 2637.057544
CHF 0.913917
CLF 0.027244
CLP 1075.745893
CNY 7.982348
CNH 8.005172
COP 4303.433806
CRC 541.282631
CUC 1.159146
CUP 30.717369
CVE 111.1046
CZK 24.515015
DJF 206.003881
DKK 7.48519
DOP 68.390029
DZD 152.108556
EGP 59.995792
ERN 17.38719
ETB 182.160246
FJD 2.566871
FKP 0.868268
GBP 0.86899
GEL 3.147128
GGP 0.868268
GHS 12.640533
GIP 0.868268
GMD 85.201694
GNF 10174.408376
GTQ 8.876835
GYD 242.454744
HKD 9.082315
HNL 30.787368
HRK 7.547552
HTG 152.028504
HUF 393.739159
IDR 19654.711213
ILS 3.60393
IMP 0.868268
INR 109.016
IQD 1518.481245
IRR 1525001.44174
ISK 144.047519
JEP 0.868268
JMD 182.063242
JOD 0.82188
JPY 184.581294
KES 150.229726
KGS 101.364887
KHR 4648.175821
KMF 494.955743
KPW 1043.174412
KRW 1744.874492
KWD 0.35536
KYD 0.965713
KZT 557.135552
LAK 24904.251971
LBP 103801.523689
LKR 361.50269
LRD 212.558441
LSL 19.717515
LTL 3.422657
LVL 0.701156
LYD 7.395793
MAD 10.850191
MDL 20.181528
MGA 4833.639175
MKD 61.634787
MMK 2433.943509
MNT 4137.774242
MOP 9.354025
MRU 46.516967
MUR 53.904625
MVR 17.920835
MWK 2013.436982
MXN 20.747095
MYR 4.565921
MZN 74.073751
NAD 19.508864
NGN 1572.092184
NIO 42.564277
NOK 11.093021
NPR 173.341379
NZD 1.985179
OMR 0.442313
PAB 1.158896
PEN 4.032714
PGK 4.997948
PHP 69.723065
PKR 323.63785
PLN 4.282755
PYG 7568.943802
QAR 4.224512
RON 5.101986
RSD 117.884032
RUB 96.003268
RWF 1691.193997
SAR 4.352659
SBD 9.33305
SCR 16.654324
SDG 696.647132
SEK 10.831104
SGD 1.486377
SHP 0.86966
SLE 28.486057
SLL 24306.724357
SOS 662.456177
SRD 43.45349
STD 23991.981659
STN 24.939026
SVC 10.139705
SYP 128.393177
SZL 19.508855
THB 38.008825
TJS 11.130786
TMT 4.068602
TND 3.372
TOP 2.790945
TRY 51.328032
TTD 7.862368
TWD 37.135217
TZS 2998.321243
UAH 50.766603
UGX 4380.333447
USD 1.159146
UYU 46.697721
UZS 14135.785719
VES 527.05282
VND 30499.449254
VUV 137.980492
WST 3.180888
XAF 656.918161
XAG 0.017031
XAU 0.000257
XCD 3.13265
XCG 2.08852
XDR 0.81819
XOF 661.296951
XPF 119.331742
YER 276.576393
ZAR 19.853279
ZMK 10433.709028
ZMW 22.627107
ZWL 373.244535
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Svante Pääbo, Nobel de médecine de père en fils
Svante Pääbo, Nobel de médecine de père en fils / Photo: Kimberly White - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Svante Pääbo, Nobel de médecine de père en fils

Une rareté dans l'histoire des Nobel: le généticien suédois Svante Pääbo, lauréat de la plus prestigieuse des distinctions, pour ses travaux sur le séquençage de Néandertal, est lui-même le fils d'un prix Nobel de médecine, il y a tout juste 40 ans.

Taille du texte:

Un père qu'il ne voyait que de manière épisodique puisque le nouveau lauréat, né en avril 1955 à Stockholm, est l'enfant d'une relation extraconjugale du biochimiste suédois Sune Bergström (Nobel de physiologie et de médecine en 1982). Sa mère est une chimiste estonienne, Karin Pääbo.

Outre ses travaux sur Néandertal, Svante Pääbo a révélé l'existence d'un autre homininé archaïque distinct et inconnu jusqu'alors, l'Homme de Denisova, qui vivait en Sibérie et dont on ignore encore beaucoup, notamment la date d'extinction.

Après avoir été tenté par l'égyptologie --à la suite d'une voyage en Egypte avec sa mère lorsqu'il était adolescent--, il se tourne vers la médecine, comme son père, à l'université d'Uppsala (nord de Stockholm).

"J'ai grandi dans le secret de mon origine paternelle, fils né hors mariage de Sune Bergstrom", raconte le scientifique dans son livre, "Néandertal: à la recherche des génomes perdus" (paru en 2014, publié en France en 2015 chez Les liens qui libèrent).

- Les momies puis Néandertal -

Il étudie la biochimie, les virus, puis revient à sa passion d'adolescent: les momies. C'est ce qui allait le mener à des découvertes qui ont stupéfié la communauté scientifique --et le grand public.

"Serait-il possible d'étudier d'anciennes séquences d'ADN et de comprendre ainsi comment les Egyptiens d'autrefois sont reliés à ceux d'aujourd'hui?", écrit-il dans son livre. "Ces questions étaient fascinantes. Je n'étais certainement pas le premier à me les poser".

Faute de trouver une réponse, le chercheur se met au travail. A partir d'échantillons de momies, humaines ou animales, il traque des traces d'ADN ancien --le plus souvent très dégradées voire indétectables.

En 1985 enfin, il parvient à identifier ces traces génétiques dans la momie d'un enfant, mort il y a 2.400 ans.

Il remonte alors le temps et se penche sur l'Homme de Néandertal, lors de ses recherches à l'université de Munich au milieu des années 1990.

En 1996, avec son équipe, il identifie le premier fragment d’ADN mitochondrial (transmis par la mère) d'une lignée d'humains éteinte, Néandertal, à partir d'un fragment d'os vieux de 40.000 ans.

Le prestigieux institut Max Planck, à Leipzig, l'appelle et il y fonde un centre de recherche en paléogénétique.

En 2010, il accomplit "la tâche quasiment impossible" de séquencer entièrement le génome de Néandertal, souligne le communiqué du comité Nobel.

- Les travaux du père -

Svante Pääbo démontre également qu'un transfert de gènes de l'ordre de 2% avait eu lieu entre ces homininés disparus, comme Néandertal, et l'Homo sapiens --qui se sont donc reproduits ensemble.

Et des humains d'aujourd'hui (en Europe et en Asie) portent dans leurs gènes des traces de cet ADN de Néandertal.

"Les différences génétiques entre Homo sapiens et nos plus proches parents aujourd'hui éteints étaient inconnues jusqu'à ce qu'elles soient identifiées grâce aux travaux de Pääbo", a salué le comité dans sa décision.

En 2008, grâce à un fragment d'os de petit doigt découvert dans la grotte de Denisova en Sibérie, contenant de l'ADN remarquablement bien préservé, Svante Pääbo et ses collègues du Max-Planck identifient une nouvelle espèce d'homininés, baptisé "Homme de Denisova". Là encore, la découverte fait sensation.

A la fin des années 2000, il est hospitalisé pour une embolie pulmonaire. Il réalise alors, en cherchant à comprendre ce qui lui arrive, que son père avait travaillé en 1943 sur l'héparine, un anticoagulant qui lui sauve la vie, raconte-t-il dans son livre de 2014.

Il est marié avec une autre scientifique, Linda Vigilant, qui travaille également à l'Institut Max Planck. Le couple a deux enfants.

T.Kobayashi--JT