The Japan Times - Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés

EUR -
AED 4.275863
AFN 72.759652
ALL 95.54615
AMD 428.471089
ANG 2.08462
AOA 1068.820723
ARS 1631.156554
AUD 1.622324
AWG 2.095728
AZN 1.984681
BAM 1.95573
BBD 2.344906
BDT 142.92424
BGN 1.944276
BHD 0.439582
BIF 3458.960605
BMD 1.164293
BND 1.48744
BOB 8.044676
BRL 5.833686
BSD 1.164253
BTN 110.814534
BWP 15.651369
BYN 3.200471
BYR 22820.144357
BZD 2.341506
CAD 1.606707
CDF 2625.480303
CHF 0.912037
CLF 0.02649
CLP 1042.578014
CNY 7.91108
CNH 7.898535
COP 4255.118632
CRC 529.77865
CUC 1.164293
CUP 30.853767
CVE 110.260557
CZK 24.253855
DJF 207.321645
DKK 7.471617
DOP 68.49724
DZD 155.250352
EGP 60.868425
ERN 17.464396
ETB 187.708535
FJD 2.56005
FKP 0.866793
GBP 0.862561
GEL 3.097303
GGP 0.866793
GHS 13.517455
GIP 0.866793
GMD 84.409744
GNF 10203.5888
GTQ 8.877642
GYD 243.580184
HKD 9.121363
HNL 30.974752
HRK 7.535767
HTG 152.453856
HUF 356.107155
IDR 20638.43377
ILS 3.35409
IMP 0.866793
INR 110.85671
IQD 1525.138538
IRR 1540825.460958
ISK 143.604031
JEP 0.866793
JMD 183.493393
JOD 0.825483
JPY 185.047505
KES 150.894912
KGS 101.817877
KHR 4670.811768
KMF 494.825057
KPW 1047.863814
KRW 1760.824448
KWD 0.360174
KYD 0.970261
KZT 551.097791
LAK 25519.971555
LBP 104282.597454
LKR 377.214798
LRD 213.051414
LSL 19.008534
LTL 3.437855
LVL 0.704269
LYD 7.421733
MAD 10.712868
MDL 20.211185
MGA 4891.802862
MKD 61.63781
MMK 2444.545444
MNT 4167.048443
MOP 9.394421
MRU 46.558124
MUR 55.048268
MVR 17.930001
MWK 2018.818642
MXN 20.095663
MYR 4.601983
MZN 74.408231
NAD 19.008534
NGN 1597.04976
NIO 42.848273
NOK 10.763133
NPR 177.302855
NZD 1.982401
OMR 0.447692
PAB 1.164253
PEN 3.96544
PGK 5.079795
PHP 71.374646
PKR 324.153737
PLN 4.232263
PYG 7218.740088
QAR 4.256647
RON 5.242346
RSD 117.415456
RUB 83.185548
RWF 1702.731381
SAR 4.354613
SBD 9.36695
SCR 16.254975
SDG 699.162418
SEK 10.814944
SGD 1.486831
SHP 0.869262
SLE 28.640522
SLL 24414.646181
SOS 665.373186
SRD 43.21741
STD 24098.516046
STN 24.499013
SVC 10.187589
SYP 128.683484
SZL 19.004234
THB 37.82206
TJS 10.716868
TMT 4.075026
TND 3.403363
TOP 2.803338
TRY 53.216924
TTD 7.901682
TWD 36.578244
TZS 3037.739602
UAH 51.559422
UGX 4388.823132
USD 1.164293
UYU 46.498126
UZS 13975.436796
VES 612.663241
VND 30686.108402
VUV 138.375475
WST 3.172463
XAF 655.930566
XAG 0.014966
XAU 0.000255
XCD 3.14656
XCG 2.098215
XDR 0.816005
XOF 655.933383
XPF 119.331742
YER 277.8583
ZAR 18.975474
ZMK 10480.040709
ZMW 21.917117
ZWL 374.901897
  • AEX

    8.2600

    1053.27

    +0.79%

  • BEL20

    59.2500

    5649.03

    +1.06%

  • PX1

    142.8300

    8258.26

    +1.76%

  • ISEQ

    335.4400

    13336.98

    +2.58%

  • OSEBX

    -13.9900

    2043.5

    -0.68%

  • PSI20

    56.8400

    9223.83

    +0.62%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    78.5900

    4193.21

    +1.91%

  • N150

    48.2000

    4313.62

    +1.13%

Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés
Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés / Photo: JOEL SAGET - AFP/Archives

Santé: de nouvelles preuves scientifiques contre les aliments ultra-transformés

De nouvelles études scientifiques renforcent les connaissances sur les effets délétères de l'alimentation ultra-transformée, au moment où une proposition de loi veut rendre obligatoire l'affichage du Nutri-score sur les produits alimentaires afin d'aider les Français à se nourrir plus sainement.

Taille du texte:

Ce trois études de l'Inserm, publiées jeudi dans les revues Diabetes Care, European Journal of Epidemiology et European Heart Journal, montrent la nécessité de "privilégier les aliments pas ou peu transformés", estiment leurs auteurs.

Ces travaux, menés par Sanam Shah et Anaïs Hasenböhler et supervisés par l'épidémiologiste Mathilde Touvier, directrice de recherche à l'Inserm, ont étudié la consommation de certains additifs, des colorants alimentaires (E100 à E199) et des conservateurs et antioxydants (E200 à E299 et E300 à E399) au sein d'une importante cohorte française comptant plus de 100.000 personnes, dont le suivi remonte à 2009.

Il en ressort, pour la première fois, des associations entre la consommation de colorants alimentaires et un risque accru de diabète de type 2 et de cancer, ainsi qu'entre la consommation de conservateurs et le risque d'hypertension et de maladies cardiovasculaires.

Comparé aux personnes plus faiblement exposées, les plus forts consommateurs de colorants alimentaires ont ainsi un risque supérieur de développer un diabète de type 2 (+38%), un cancer (+14%) et, encore davantage, un cancer du sein (+21% et même +32% post-ménopause), selon ces travaux, à la méthodologie robuste.

De leur côté, les plus forts consommateurs de conservateurs - sorbate de potassium E202 et acide citrique E330 en particulier- ont un risque d'hypertension global accru de 24% comparé à ceux plus faiblement exposés, et un risque de maladies cardiovasculaires supérieur de 16%.

- "Manque de courage politique" -

Si ces études ne prouvent pas à elles seules un lien de cause à effet, elles s'ajoutent à un large corpus attestant de la nocivité des aliments ultra-transformés pour la santé, rappelle à l'AFP Mathilde Touvier.

D'ores et déjà, au niveau mondial, "sur 104 études qui regardent les liens entre les aliments ultratransformés et la santé, 93 montrent ces effets délétères de manière très cohérente", souligne-t-elle.

Pour la chercheuse, "le faisceau d'arguments est désormais assez fort pour dire qu'il faut agir au plan de la santé publique".

Et cette expertise scientifique doit, selon elle, permettre une "réévaluation de la sécurité de ces additifs, pour éventuellement en interdire certains", en particulier les colorants qui ne "sont là que pour rendre le produit plus attractif", ou "diminuer les doses autorisées".

Pour Foodwatch, ces études scientifiques "doivent provoquer un électrochoc politique" car "les solutions sont connues et à portée de main: ce qui manque aujourd'hui, c'est le courage politique".

L'ONG appelle à "interdire les additifs les plus controversés et strictement encadrer les aliments ultra-transformés", soulignant réclamer depuis des années l'interdiction des nitrites, au lien "clairement démontré" avec le cancer colorectal, et de l'aspartame, cancerogène probable.

En janvier, deux études de la même équipe de chercheurs avaient montré une association entre la consommation de conservateurs et une fréquence augmentée de cancers et de diabète de type 2.

En France, une proposition de loi, soutenue par huit groupes politiques sur les onze que compte l'Assemblée nationale, appelle à rendre obligatoire le Nutri-Score, "un outil de prévention simple, français et efficace", selon la députée socialiste Sandrine Runel qui la porte.

Mis en place en 2017 en France sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens, cet étiquetage classe les produits alimentaires de A à E, selon leur composition et leurs apports nutritionnels.

Les entreprises agroalimentaires qui refuseraient de l'afficher paieraient une taxe de 2% sur leur chiffre d'affaires français, dont le produit serait affecté à l'Assurance maladie.

Selon un rapport du Sénat, les maladies liées à la mauvaise alimentation, obésité et diabète en particulier, coûtent 11,7 milliards d'euros à l'Assurance maladie, soit la moitié de son déficit, tandis que 17% des adultes en France sont en situation d'obésité, soit environ huit millions de personnes.

M.Matsumoto--JT